Quelle destination pour la #SNCF ? Solidarité avec les #cheminot.e.s pour un service public de qualité

Quelle destination pour la SNCF ?
Solidarité avec les cheminot.e.s
pour un service public de qualité

Refusons la libéralisation des chemins de fer voulue par Emmanuel Macron et son gouvernement qui ne cherche qu’à faire disparaître le secteur public au profit du privé et de ses intérêts financiers.

La sécurité du rail n’est pas compatible avec des intérêts financiers privés
Ex. en GB : réseau vieillot et lent. Toutes les infrastructures sont à moderniser
– 4 trains sur 5 arrivent en retard dans le Sud.
Actuellement, 58 % des anglais sont très mécontents des résultats de l’ouverture à la concurrence.

Le rail plutôt que la route pour favoriser la transition écologique

– Concernant les coûts externes (coûts des accidents – des bruits – de la pollution de l’air  de l’impact sur la biodiversité, …) c’est le transport ferré qui est le moins cher (9 fois moins que la voiture particulière)
– La route est le vrai concurrent du rail : la route a tué le fret ferroviaire (problème de souplesse et abandon de la taxe poids lourds)
– Notre réseau ferroviaire est un atout qui peut permettre de relever les enjeux environnementaux actuels tout en irrigant finement le territoire : n’acceptons aucune suppression de ligne régionale  ou inter-cités et permettons aux usagers de poser leur voiture dans des parkings aménagés à proximité des gares
– Chacun(e) doit pouvoir se passer de sa voiture pour aller au travail 

L’ouverture à la concurrence ne fera pas baisser les prix
Ex. en GB : Le coût du transport ferroviaire est totalement à la charge des usagers . Chaque mois, les britanniques dépensent 6 fois plus que les français pour se rendre à leur travail
Ex. en All : L’Etat a racheté la dette. Il participe au financement du rail et subventionne les entreprises privées. Les allemands dépensent 3 fois plus que nous pour aller à leur travail.

Le statut des cheminot.e.s est-il une entrave à la réussite de la SNCF ?
– Sur 300 000 salarié.e.s des différents établissements rattachés à la SNCF, seule une minorité de 120 000 a le statut de cheminot.
Pour 100 km, la SNCF emploie en moyenne 5 cheminot.e.s. La Cie allemande D. Bahn 5,9
– les cheminot.e.s sont-ils des privilégiés ?
Ils et elles travaillent la nuit +  dimanche et jours fériés + vacances scolaires (Noël,…), doivent rester éveillés et attentifs dans une cabine pendant des heures
– Leur salaire qui n’a rien à voir avec ceux des financiers de Bercy.
Gel des augmentations salariales depuis 2014
Salaire moyen d’un Chef de bord : 1 269 euros nets
Salaire moyen toutes catégories : 2 900 euros bruts
35 h de travail par semaine – 132 j de repos annuels – 41,5 années pour avoir sa retraite
– 2 explications à l’élévation du coût du travail des cheminot.e.s :
La structure du personnel évolue au profit des maîtrises et cadres, mieux payés
l’âge moyen des cheminots est de plus en plus élevé

  • Les cheminot.e.s ont fait des efforts de productivité supérieurs à la moyenne nationale
    Depuis 2004, 2 000 emplois sont supprimés chaque année à la SNCF.
    le taux de productivité est  + 3,2 % par an contre 1,9 % pour l’ensemble de l’économie ou 2,6 % pour le secteur des transports.

Dette de la SNCF et ses difficultés financières
– Les choix politiques de nos gouvernements ( modernisation des lignes + construction des lignes à grande vitesse) sans financement suffisant, sont une rente pour le système financier, facteur de dérive des coûts.
Résultat : sur 100 euros empruntés par la SNCF, 41 servent à investir mais 59 servent à payer les intérêts de la dette
– l’Etat doit reprendre la dette de la SNCF car il en est responsable. L’Allemagne l’a fait.
– La SNCF sous-traite de plus en plus de tâches dont le coût est supérieur à celui des cheminots

L’expérience britannique : un bilan qui ne fait pas envie
– Tarifs très élevés : + 25 % ces 5 dernières années –  Tickets non valables d’une compagnie à l’autre
– Conditions de travail  très détériorées pour les cheminot.e.s et réduction de personnel
– Nombreux trains supprimés – Réseau ferré à moderniser – Locomotives en fin de vie
L’association citoyenne « Action For Rail » demande la renationalisation du Rail.
Cet objectif est repris par les Travaillistes
A noter : aux USA , le lobby des usagers  a souhaité n’avoir qu’une seule entreprise nationale, l’Amtrak, qui, avec un succès relatif et malgré des tentatives pour en sortir, couvre tous les états américains + une partie du Canada

Espérons que les dysfonctionnements de la SNCF (pannes diverses – retards  -…) n’ont pas été voulus pour justifier l’ouverture à la concurrence. 

Un service public n’a pas à être rentable. Il doit être socialement utile, accessible à tous.
Ce n’est pas le statut des cheminots qui met en danger l’avenir de la SNCF.

Pourquoi les règles managériales du privé doivent-elles s’imposer partout ?
Fat-il toujours précariser, insécuriser le travail pour les profits ?

Nous souhaitons des services publics efficaces pour le rail, les énergies (électricité, gaz, eau), les télécoms, l’éducation et les hôpitaux

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