Leçons du 26 mai 

 

  1. L’affirmation d’un nouveau mouvement des quartiers populaires prenant la tête du cortège de tête en alliance avec sa composante autonome, notamment représenté par les antifa est une excellente nouvelle. La convergence entre jeunes précaires des quartiers populaires et jeunes intellectuels est un pas important dans la construction de nouvelles alliances. Le fait que quoi qu’en pensent les mouvements ayant appelé à la marée populaire du 26 mai, cette reconnaissance ait eu lieu sans opposition et avec le soutien visible de milliers de manifestants est un aspect positif du Mai rampant ouvert depuis le printemps 2016. 
  2. La manifestation n’a pas été un échec contrairement à ce qu’en disent les médias dominants et les portes paroles du macronisme ; Outre que les chiffres de la police sont manifestement faux, que la manifestation était décentralisée contrairement à la Fête à Macron, le cortège de Paris était massif ( plus de 60 000 personnes ) , combatif, populaire, marquée par sa diversité. Ce n’est pas un recul mais un approfondissement de la mobilisation.
  3. Toutes les composantes des luttes sociales et écologiques multiples étaient représentées. , de la ZAD à Air France, de la SNCF aux sans papiers, des luttes contre les violences policières à la justice climatique, du soutien à la Palestine aux Postiers du 92, des étudiants et des lycéens en lutte conte Parcours Sup au DAL. . La jeunesse des manifestants étaient une des caractéristiques de ce cortège. Ce renouvellement et cette transmission de témoin entre générations sont un fait important pour l’avenir.
  4. Ce qui compte c’est le caractère novateur de l’unité populaire en construction. Le dépassement de la séparation entre syndicats, associations, partis politiques dégage des potentialités importantes dans la construction d’une alternative populaire. Le cadre unitaire de la marée populaire doit être préservée, étendue et décentralisée à la base au maximum.
  5. Au delà du mot d’ordre «Stop Macron », la radicalisation antilibérale et anticapitaliste transparaissait clairement . Ce n’est pas un des moindres paradoxes du mouvement actuel que malgré le caractère défensif des revendications exprimées contre le démantèlement du service public, de la SNCF, des acquis des Jours Heureux …, ce qui est dominent c’est la demande d’une rupture avec l’ordre social dominant et non un simple retour à la situation des Trente Glorieuses. le mouvement ‘autoémancipation se  cherche, hésite mais progresse dans cette direction.
  6. La question médiatique est une question politique. Cette banalité de base est connue depuis longtemps. Mais aujourd’hui, nous avons semble t il atteint un pont de non retour. Le 26 mai bashing a un objectif : minoriser à tout prix lla manifestation, montrer l’isolement de secteurs en lutte, déconsidérer auprès de celles et ceux qui n’y étaient pas la possibilité même de convergence. ‘il est vrai que le mouvement est minoritaire, il est beaucoup moins isolé qu’il n’y parait du fait de ses orientations . Comment organiser une contre information efficace, créer nos propres médias, , organiser les usagers des médias doit devenir un axe politique de la résistance.
  7. Nous n’avons pas le récit de notre mouvement. Ce ne peut être le Front Populaire, mémoire d’une grève générale adossée à un gouvernement populaire venant de gagner l’élection. Cette référence ne peut être celle qui structure le mouvement. De plus,  un Front nécessite un minimum d’accord entre de grandes organisations . Nous n’en sommes pas encore là. Le mot d’ordre d’Unité populaire nous semble< plus adapté à ce stade adossé à celui de Zone à Défendre. Une zone c’est à la foi un territoire concret et politique, celui de NDDL mais aussi celui des services Publics modèle de civilisation, celui des biens communs que sont la santé, l’éducation, la culture, l’eau, la terre ou l’air ,  mais aussi la <z<a<d en tant que possibilité d’agir en commun, de capacité à agir là où on habite, o se forme , on travaille.
  8. La question européenne commence à être dans toutes les têtes. Ce qui vient de se passer en Italie démontre que si nous laissons abdiquer toute souveraineté populaire, ce qui reste de combattant-e-s  sera broyée par le pouvoir financier et ses bras armées ( Commssion européenne, FMI, Banque mondiale , BCE….ce qui veut dire aussi que nous devons penser notre stratégie de lutte du territoire à l’Europe et au monde. Les luttes actuelles à la SNCF ou dans l’éducation ne peuvent se résoudre siplement à l’échelle franco française. Il nous faut repenser comme à l’aube du mouvemenbt ouvrier des stratégies à l’échelle transnationale.
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