La démission forcée du général Pierre de Villiers

Nous ne pleurons pas le départ de Pierre de Villiers mais nous ne nous réjouissons pas plus de son remplacement par François Lecointre, un militaire qui a apparemment trempé dans les méfaits de l’armée française au Rwanda durant le génocide des Tutsis. Les cris d’orfraie sur la défense du budget militaire de l’ensemble de la classe politique ne nous conviennent pas. La politique austéritaire du gouvernement Macron- Philippe s’attaque à tous les secteurs mais nous sommes plus sensibles aux coupes sombres chez les fonctionnaires les allocataires d e l’APL ou aux atteintes aux services publics gérés par les collectivités locales, qu’aux lamentations des hauts gradés ou des marchands d’armes. Car si l’Etat major se plaint de coupes qui n’en sont pas puisque le Président Macron leur garantit que le budget des Armées sera porté à 2% à 2018, c’est que l‘Armée participe depuis une dizaine d’année à des opérations extérieures au dessus de ses moyens, qu’elle continue malgré la fin de la guerre froide, a gérer une dissuasion nucléaire hors de propos et surtout qu’elle a de plus en plus  en mal à définir les objectifs de la politique de défense de la France. Ce qu’on discerne surtout c’est une politique qui se traduit pour nous écologistes sociaux par des orientations inacceptables :

  1. La défense acharnée de la Françafrique, fondé sur les 3 « E »: Etat Major, Entreprises, Elysée. Dés le début de son mandat, Emmanuel Macron a reçu à Paris ou au sommet du G5 sur le Sahel le 2 Juillet plusieurs chefs d’états corrompus et il a tenu à être adoubé par le Roi Mohamed VI en pleine révolte des rifains. Dans la grande tradition inaugurée par jacques Foccard, il a nommé son camarade de promotion de l’ENA ; Frank Paris comme responsable de la cellule Afrique de l’Elysée.
  2. La guerre au Moyen Orient et au Sahel qui depuis l’opération libyenne de Sarkozy a été une des constantes de la politique extérieure française et qui engage la France dans une politique de guerre de civilisation qui ne dit pas son nom.
  3. Les ventes d’armes qui font de la France la quatrième nation exportatrice d’armes. Cette politique s’accompagne d’une aide à la formation, en coopération militaire avec des pays comme l’Egypte ou l’Arabie Saoudite qui alimentent les guerres civiles à l’échelon régional.
  4. la dissuasion nucléaire qui va de pair avec une politique d’exportation du nucléaire civil. Le nucléaire militaire ne peut être découplé du nucléaire civil. L’un et l’autre se renforcent et participent à la dissémination du nucléaire sur la planète.
  5. La militarisation en France même où l’Armée est de plus en plus présente, avec 10 000 hommes de troupe patrouillant dans les quartiers jusque dans l’école ou au nom de la guerre antiterroriste, on accoutume les enfants et leurs parents à l’ordre militaire.

 

Fidèles à nos convictions, nous n’allons pas pleurer la diminution du budget des Armées. Ce que nous voulons c’est que la politique de défense fasse l’objet d’un débat public. Le livre blanc de la défense 2017 devrait être l’occasion d’un tel débat sur les priorités de la France . AU lieu de cle , le président de la République en recevant Trump a confirmé la continuité d el apolitique atlantiste de la France et son rôle de sous traitant en Afrique. Des partenariats de défense ont été conclus avec huit États : le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Togo, le Cameroun, la Centrafrique et le Gabon en Afrique de l’Ouest, Djibouti et les Comores sur la face est du continent africain. Partenariats auxquels il faut ajouter seize accords techniques de coopération dits de sécurité avec des États africains. Ce rôle de Gendarem de l’Afrique va de pair avec son engagment plus fort au Moyen Orient. Car il faut pallier au recentrage de l’Amérique autour du Pacifique

 

Ces jours-ci l’Etat Major fait croire que ce débat n’est que de sa seule compétence : Silence dans les rangs et laissez-nous gérer en paix la défense de la France ! La Grande Muette ne l’est plus quand ses intérêts vitaux sont en jeu.

La Vème république est de ce point de vue fidèle à elle même : Née d’un coup d’Etat en 1958, elle reste sensible à la pression du lobby militaire. Pas nous, ni les citoyens qui doivent se serrer la ceinture et subir en même temps une militarisation de la vie quotidienne, ni les peuples concernés par les interventions militaires à répétition.

Nous ne nions pas en soi la nécessité d’une défense mais celle ci doit se placer dans le cadre de l’ONU et non de l’OTAN, bras armé de l’Occident. Elle doit se fonder sur des orientations qui soient à la mesure des changements qui vont être ceux du XXème siècle, pas du XXème : lutte contre le changement climatique, préservation de la biodiversité face aux pilleurs de ressources naturelles, surveillance des océans, protection des minorités … L’Armée française a souvent été en retard d’une guerre, que ce soit en 1870, 1914, en 1940 face à l’Allemagne ou durant les guerres de décolonisation au Vietnam ou en Algérie. Elle s’acharne à défendre des lignes Maginot obsolètes.

 

Les quatre couleuvres de Monsieur Hulot ou l’écologie libérale en marche

En quelques semaines, Nicolas Hulot a avalé quatre couleuvres : perturbateurs endocriniens, Taxe sur les transactions financières, CETA, Trump parade. C’est beaucoup pour un homme qui voulait paraître comme un défenseur intransigeant de l’écologie.

Face aux lobbies, à la Commission européenne et au gouvernements anti écolos le Ministre de la transition écologique et solidaire a laissé adopter le 4 juillet une définition des perturbateurs endocriniens qui est une victoire pour les lobbies de la pétrochimie. Alors que Ségolène Royal avait bloqué ce texte aux garanties insuffisantes, M. Hulot a capitulé en rase campagne. Non Monsieur le Ministre ce n’est pas une avancée mais un recul : Le niveau de preuve demandé pour classer une substance comme perturbatrice endocrinienne est trop élevé : la majorité d’entre elles risquent d’échapper au classement ; l’exemption accordée aux pesticides ayant pour mode d’action, justement, la perturbation endocrinienne. Cette disposition est la seule qui permettrait d’exclure le glyphosate de la liste des pesticides perturbateurs endocriniens.  Le niveau de preuve demandé pour classer une substance comme perturbatrice endocrinienne est trop élevé : la majorité d’entre elles risquent d’échapper au classement. Le changement de position de la France a fait basculer et a permis ce vote qui ouvre la porte aux lobbies. Seuls le Danemark, la Suède et la République tchèque ont voté contre la proposition de la Commission. La politique des petits pas de Mr Hulot est dangereuse. Sous prétexte d’avancées, elle légitime l’inacceptable en mettant en cause la santé des plus pauvres Demain, les pesticides qui recouvrent les fruits et légumes industriels vont aggraver les problèmes de santé.

 

La deuxième couleuvre c’est le double langage du gouvernement d’Edouard Philippe à propos de la Taxe sur les transactions financières pourtant demandée avec force par le créateur d’Ushuaïa. La discussion sur l’adoption de la taxe sur les transactions financières (TTF) a été retirée de l’ordre du jour de la dernière réunion des ministres de Finances de l’Union européenne (Ecofin) du 22 mai, à la demande de la France. Contrairement aux discussions que le Président Macron avait eu avec les ONG à propos du changement climatique où il estimait que la TTF était une des pistes à envisager, il a enterré rapidement cette taxe qui aurait permis d’abonder 35 milliards pour le Fonds Vert destiné à soutenir les efforts des pays du Sud.

 

La troisième couleuvre est celle du CETA, le traité de libre échange avec le Canada, frère jumeau du TAFTA. Emmanuel macron est le le seul candidat à l’avoir soutenu durant la campagne présidentielle. Motif : «Il améliore objectivement les choses dans notre relation commerciale» avec Ottawa. Là aussi, les ONG, La Fondation Nicolas Hulot en tête en demande l’arrêt. L’Accord Hulot Macron débouche sur l’installation d’une commission d’évaluation. Comme sur Notre Dame des Landes. Mais dans le cas du CETA, pas de suspens, l’accord sera appliqué. La commission est le cache sexe d’un double langage. Côté cour, elle le prix du maintien de Monsieur Hulot au gouvernement. Côté jardin, l’axe Trudeau Macron, celui d’un courant libéral – mondialisateur est stratégique et il sera maintenu.

 

La quatrième couleuvre est l’accueil triomphal faite à Donald Trump, le négationniste climatique en chef. Voir derrière ce criminel de l’environnement, Monsieur Hulot au garde-à-vous fut un crève cœur pour tous les écologistes. Trump, en plus d’être un climato-sceptique acharné, est un ennemi juré de l’environnement, de l’écologie et donc de la planète :  Réduction drastique des moyens de l’Agence de protection de l’environnement des Etats Unis, démantèlement du plan énergie propre, levée de l’interdiction faite aux mines à ciel ouvert de ne pas polluer les rivières, révision des standards d’émission de carbone des voitures, libéralisation de la fracturation hydraulique des gaz de schiste et enfin autorisation de la construction de l’oléoduc géant et très controversé Keystone XL… A quoi pensait Nicolas Hulot aux Champs Elysées derrière ce président sexiste, homophobe, raciste et xénophobe ? trouvait-t-il là matière à inspiration ?

Ces batailles perdues sont pour les écologistes une leçon de choses. Il n’y a pas d’homme providentiel pour défendre les intérêts des victimes de l’environnement. Il n’y a pas de politique des petits pas, du cycle vertueux ou des gestes citoyens qui vaillent si on ne s’attaque pas aux racines de la crise écologique. Le capitalisme même « vert » c’est la marchandisation et la loi des multinationales. Le « Macronisme » n’en est que son expression modernisée. Les illusions entrainées par la personne de Nicolas Hulot ne dureront que le temps d’un été.  C’est maintenant aux citoyens, de se battre résolument pour faire respecter leurs exigences. Entre l’écologie libérale de marché et l‘écologie sociale, les écologistes doivent choisir.

Appel collectif. Pour un Code du Travail protecteur des salarié.e.s, non à la loi travail XXL !

Ce texte est un Appel pétition déjà signé par  plus de 4250 signataires de l’appel du collectif « Pour nos droits sociaux »  pour empêcher la loi travail d’Emmanuel Macron et à abroger la loi El Khomri. Le collectif organise grand meeting unitaire le samedi 9 septembre, place de la République, à Paris. SIGNER L’APPEL

Des animateurs d’ Ecologie Sociale ont participé à l’élaboration et ont été parmi les 200 premiers signataires. Nous vous demandons de signer et de faire signer cet appel unitaire : 

 Fraîchement élus, E. Macron et sa majorité entendent casser encore plus le Code du travail. 

Ils s’inscrivent dans les objectifs poursuivis au titre des lois Macron, Rebsamen et El Khomri, et aggravent le démantèlement du droit du travail au détriment des salarié-es, particulièrement des jeunes et des plus précaires, qui sont majoritairement des femmes.

Comment parler de démocratie quand un simulacre de négociation syndicale à huis clos est organisé et que les organisations syndicales ne sont pas écoutées alors qu’elles portent des propositions et des revendications alternatives ?

Comment parler de démocratie quand les ordonnances, ce procédé autoritaire, réduisent l’Assemblée Nationale à n’être qu’une chambre d’enregistrement ?

Quelle démocratie quand tout se déroule principalement l’été, pour éviter tout débat avec le monde du travail, et plus largement avec les citoyen-n-es qui ne manqueront pas de s’exprimer et de se mobiliser ?    Sous prétexte de favoriser l’emploi, alors que les politiques de flexibilité sont un échec et appauvrissent les salarié-es, E. Macron entend organiser un passage en force pour des contre-réformes promues de très longue date par le Medef.

Le projet de loi d’habilitation, qui cadre les ordonnances, le signifie très clairement. Se préparent un grave rabotage des droits des salarié-es et la quasi toute-puissance des employeurs, avec :

la définition de l’ensemble de la réglementation du travail, y compris les salaires et les règles de sécurité, au niveau de l’entreprise, même si l’accord de branche ou le contrat de travail ont prévu des dispositions plus favorables. Alors que nous militons pour une hiérarchie des normes, ils veulent imposer un code du travail par entreprise !

  • le levier du référendum d’entreprise à l’initiative des patrons et au détriment de la démocratie sociale, pour soumettre toujours plus les salarié-e-s aux exigences patronales,
  • le plafonnement et la barémisation imposés des indemnités prud’homales suite à un licenciement abusif,
  • des conditions des licenciements économiques facilitées,
  • l’assouplissement du recours aux contrats précaires, notamment un CDI « de projet » qui de facto fait du CDD la norme,
  • la révision du compte pénibilité,
  • une fusion des instances représentatives des salarié.e.s, qui va diminuer encore leurs prérogatives, supprimer de facto la spécificité des CHSCT, et amorce la remise en cause des délégués syndicaux dans l’entreprise,

Cette casse lourde du code du travail change notre modèle social et détruit presque toutes les conquêtes des luttes sociales d’hier, longues et douloureuses. Elle renforce une contre-révolution libérale-autoritaire, au service des plus fortunés…et aux dépens d’une majorité de la population qui se paupérise !

Cette casse du Code du travail n’est qu’une partie du projet de société Macron ! Outre la banalisation de l’état d’urgence qui permettra de museler le mouvement social, c’est aussi la continuité de l’austérité, les attaques contre les Services publics, les fonctions publiques de l’Etat, hospitalière et territoriale, la remise en cause du statut général des fonctionnaires et de leurs statuts, de la Sécurité sociale et plus généralement de la protection sociale et des retraites, qui sont programmés. Les projets du gouvernement prévoient également un soi-disant élargissement des droits au chômage -aux non-salariés /es et aux démissionnaires – qui s’accompagne de la fin de l’assurance chômage remplacée par un système de solidarité d’Etat financé par une hausse d’impôt (la CSG) qui touchera avant tout les classes moyennes et les salarié/es.

Des alternatives existent à la casse du Code du travail, des services publics, de la sécurité sociale et plus largement des protections sociales. Des alternatives existent au manque de démocratie et à l’état d’urgence permanent. 

Nous demandons l’abrogation de la loi El Khomri et de tous les textes régressifs qui l’ont précédée. Nous refusons cette loi de casse XXL du code du travail. Nous défendons un droit du travail avec davantage de droits pour tous et toutes les salarié-es, leurs représentant-es, les Comités d’entreprise (CE), les Comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Nous voulons des médecins du travail non soumis au patronat, et davantage d’inspecteurs-trices du travail avec une garantie d’indépendance. Nous voulons un droit du travail plus accessible, plus effectif, avec un accès au juge facilité, des sanctions réelles et rapides des violations aux règles qu’il prévoit. Nous portons ces alternatives et d’autres, pour une société plus juste, plus égalitaire, plus écologique, qui respecte l’égalité femmes-hommes. Nous exigeons une réforme du service public de l’emploi qui maintienne le régime assurantiel, permette la représentation des chômeurs, et chômeuses, réintroduise le droit du chômage dans le code du travail.

L’heure est aujourd’hui à la mobilisation la plus large !

Nous, militant-es associatifs, syndicalistes, politiques, intellectuel-le.s, salarié.e.s de toutes catégories avec ou sans-emploi, jeunes, retraité.e.s, appelons à construire la mobilisation pour faire échec à ces projets et construire une alternative au service du progrès social. 

 

Le collectif « Pour nos droits sociaux »

Contre Trump, Macron et leur monde contre la guerre et l’exploitation des peuples, contre l’impérialisme et le nouvel ordre colonial :MARCHE DE PROTESTATION : 14 JUILLET, PLACE DE CLICHY, 14 H

 

Le 14 juillet Le Président de la république a « invité » son nouvel ami Donald Trump au défilé militaire pour célébrer honteusement la prise de la Bastille.

Nous manifesterons contre la venue de Trump le 14 juillet :

-parce que nous sommes contre la guerre et les marchands d’armes :

La France et les Usa depuis des décennies pratiquent une politique interventionniste qui s’est traduite par des désastres, par exemple ces dernières années, en Afghanistan, Irak, Syrie, Lybie, en Afrique subsaharienne. Cette guerre impérialiste de civilisation a renforcé le djihadisme qu’elle prétendait combattre. Les Usa comme la France l’ont utilisé pour vendre des armes aux régimes autoritaires et dictatoriaux comme l’Arabie Saoudite et l’Egypte. Les Etats -Unis, plus gros exportateur d’armes du monde sont à l’origine d’environ 30 % des transferts d’armes et fournit des armes à plus de 170 pays. La France est aujourd’hui le quatrième exportateur d’armes au monde derrière les USA, la Russie et la Chine. Trump et Macron se sont mis d’accord à Bruxelles pour que l’OTAN soit l’instrument de leur politique interventionniste.

 

-Parce que nous sommes contre l’impérialisme, le colonialisme et le néocolonialisme.

Les deux présidents soutiennent la politique belliciste et coloniale de l’Etat d’Israël. A Gaza, le peuple souffre de malnutrition, dans toute la Palestine, l’occupation renforce sa main de fer contre le peuple palestinien. RT c’est à ce moment que Netanyaou est reçu par Macron. Trump a été en Israël pour approuver la politique d’extension des colonies au mépris de toutes les résolutions de l’ONU.

Avec la Françafrique, Macron, dans la continuité des présidents de la Vème République intervient au niveau économique avec des entreprises comme Bolloré qui contrôle les forêts, les ports et toute la filière bois, comme Orange qui a privatisé les réseaux télécoms, comme Bouygues le BTP… La France contrôle les finances de ces pays par le biais du franc CFA. Elle multiplie les interventions militaires, l’implantation de ses casernes, la formation des militaires chargés de réprimer les droits des peuples. Macron a rencontré le roi du Maroc qui réprime son peuple en révolte dans le Rif et opprime le peuple sahraoui.

Dans les territoires encore colonisés par elle, la France maintient sa domination. Elle criminalise les syndicalistes guadeloupéens, a tenté de s’opposer au soulèvement du peuple guyanais, refuse l’inscription automatique des jeunes kanaks en vue du référendum d’autodétermination de 2018, confirme à Mayotte le visa Balladur qui a déjà tué des milliers de sans papiers comoriens.

Partout dans le monde, les USA comme la France soutiennent les accaparements de terre, le brevetage du vivant, le pillage des ressources, utilisent la dette comme arme de guerre contre les peuples et soutiennent les dictatures corrompues et les gouvernements autoritaires.
– Parce que nous sommes contre toutes les formes de racismes, notamment l’islamophobie et la négrophobie, dont Donald Trump s’est fait le champion. Macron reçoit Trump alors même que celui-ci s’acharne depuis son décret contre les musulmans du 28 janvier à interdire l’entrée de son territoire à tous les ressortissants de pays dits musulmans.

Les deux contribuent à construire des murs visibles ou invisibles de la frontière du Mexique à celles de la Méditerranée.

Dans les deux pays, les violences policières, les discriminations systémiques et le racisme d’Etat deviennent la norme. Dans les deux pays, « la vie des noirs et des musulmans ne comptent pas ».

 

-parce que la décision de Trump d’en finir avec l’Accord de Paris sur le climat menace l’humanité toute entière.  Si, d’ici 2050, nous n’effectuons pas un virage total vers une énergie plus propre et renouvelable, la planète se réchauffera de 4 à 6 degrés Celsius. Cela provoquerait une catastrophe mondiale irréversible avec des conditions météorologiques extrêmes et une dangereuse montée du niveau des mers et océans et particulièrement les peuples des Îles menacées de disparaître, les peuples du Sud menacés par les inondations et l’avancée du désert et engendrera des dizaines de millions de réfugiés climatiques.  Ce que concocte le gouvernement américain en matière de climat concerne donc tous les habitants de la Terre.

 

– Parce que Trump, en plus d’être un climato-sceptique acharné, est un ennemi juré de l’environnement, de l’écologie et donc de la planète. Réduction drastique des moyens de l’Agence de protection de l’environnement des Etats Unis, démantèlement du plan énergie propre, levée de l’interdiction faite aux mines à ciel ouvert de ne pas polluer les rivières, révision des standards d’émission de carbone des voitures, libéralisation de la fracturation hydraulique des gaz de schiste et enfin autorisation de la construction de l’oléoduc géant et très controversé Keystone XL… Emmanuel Macron, aux ambitions écologiques particulièrement discrètes et floues, trouve-t-il là matière à inspiration ?

 

-Parce que Trump s’est illustré par ses propose misogynes et homophobes, qu’il assume en plus pleinement, prenant pour cible les droits des LGBT. Trump soutient toutes les mesures sexistes contre le droit des femmes De nombreuses manifestations ont dénoncé les risques que de telles positions pouvaient avoir au niveau politique et des droits (à l’égalité, à l’avortement..), notamment celle, massive, du 21 janvier dernier avec la Marche des Femmes.

Comment le président Macron, qui affiche une volonté de parité au parlement et dans le gouvernement, peut-il feindre d’ignorer cela ?

 

-Parce que les deux mènent des politiques de guerre sociale contre leurs peuples, renforcés par un état d’exception permanent. Aux Usa, Trump veut en finir avec l’Obama Care, qui garanti un minimum de droit pour les millions d’américain-e-s, favorise les plus riches et les grandes entreprises.

Macron avec ses ordonnances, casse le Code du travail, diminue l’ISF, veut s‘attaquer aux droits chômeurs, des retraités, des salariés et au droit au logement.

Ce sont les deux faces de la mondialisation capitaliste en marche contre les droits acquis par les peuples. Partisans tous les deux de la stratégie du choc qui consiste à convertir les peuples au libéralisme par la force d’un état d’exception permanent, ils marchent ensemble contre les droits des peuples.

 

Nous appelons toutes les forces en luttes contre, la guerre et l’exploitation, l’impérialisme et l’ordre colonial, contre la guerre contre les pauvres et l’état d’exception permanent à faire de ce 14 juillet, une journée de lutte et de fête.  Tous ensemble, avec les peuples du monde debout pour leurs droits contre leurs privilèges : Dehors Trump et son monde !

 

PREMIÈRES SIGNATURES : Réseau Sortir du colonialisme, Union Syndicale Solidaires, AFASPA, ATTAC, MRAP, FASTI, Droits Devant, CRDLHT, FUIQP75, DAL, FTCR, CISIA (Comité de Solidarité avec les Indiens d’Amérique),  CDISCOM (Collectif de Défense de l’Intégrité et de la Souveraineté des COMORES), coordination des Collectifs AC !, collectif Fathy Kumba, BDS France, CDP, Réseau Euro Maghrébin Citoyenneté et Culture (REMCC), Association Femmes Plurielles, CRAN, ACORT, UJFP,  CAPjPO, 4 ACG, Mêmes droits pour toutes et pour tous, Femmes en Luth citoyennes à part entière Drôme Ardèche, Ecologie sociale, Union Prolétarienne ML (Paris) , Alternative Libertaire, Ensemble