Ecologie libérale, écologie du capital ! 

Pour télécharger le tract c’est ici : Ecologie libérale, écologie du capital TRACT 15-16:03:19

Les 15 et 16 mars doivent être le début d’une convergence de nos luttes : Gilets Jaunes et Verts, ensemble dans la grève et dans la rue pour le climat et pour vivre dignement !

Trois ans après la COP 21, cette conférence sur le climat que le gouvernement Hollande-Valls- Macron nous avait vendu comme décisive, rien n‘a changé à la dynamique catastrophique du dérèglement climatique. Les échéances s’accélèrent et, dans tous les domaines, le pire des scénarios se met en place. 

Quand les banques dans leur spirale folle menacent en 2008 la bonne marche des affaires, les Etats trouvent l’argent nécessaire pour les sauver. Quand il s’agit du climat, de la biodiversité, de la pollution industrielle, les mêmes Etats sont aux abonnés absents. Les COP sont non contraignantes, les traités de libre échanges continuent de plus belle à privilégier l’économie à l’écologie. Par contre Macron continue à pleurer sur la maison qui brûle et les générations futures en parodiant Trump : Make the Planet Great Again.

Ceux qui sont en première ligne pour que rien ne change sont les écologistes libéraux. Ils défendent une écologie de marché, culpabilisante pour les classes populaires et compatissante pour les entreprises du CAC 40. Qui finance les COP ? Les entreprises qui veulent faire payer la crise écologique aux plus pauvres, adapter les besoins de la planète à l’économie rebaptisée verte, adapter les humains au productivisme triomphant. Ces nouveaux « écolos » s’appellent Total, ENGIE, PSA…Tous ces apprentis sorciers du capitalisme vert sont prêts à tout pour protéger leurs intérêts et engranger toujours plus de profits sur le dos des classes populaires et de la Terre. Leurs meilleurs agents sont François De Rugy, Denis Baupin, Jean-Vincent Placé, Dany Cohn-Bendit et leurs ami-e-s qui cautionnent au quotidien le greenwashing, cet éco blanchiment des entreprises.

Les Gilets Jaunes ont largement démontré l’arnaque de la taxe carbone qui était consacré au budget général de l’Etat et pas au réchauffement climatique, qui excluait le kérosène des avions, le carburant des bateaux et l’essence des transporteurs routiers. Nos écologistes libéraux avaient auparavant inventé le marché des quotas carbone utilisé en espace de spéculation par des escrocs qui ont réalisé des centaines de millions d’euros de profits. 

Les petits soldats du capitalisme vert justifient tout : les OGM et le glyphosate dans les campagnes, la Montagne d’Or en Guyane, le chlordécone en Martinique et en Guadeloupe, les Grands Projets Inutiles et Imposés en métropole, le nucléaire en France et dans le monde, l’impunité de Total et des blanchisseurs de l’économie verte. Le tout au nom d’une supposée croissance verte qui est le nouveau nom du productivisme.

Pour lutter contre le dérèglement climatique, il faut changer le système, en finir avec le Capitalocène qui détruit la planète et les humains et prépare l’effondrement qui vient. 

Une autre écologie politique est possible : celle issue du mouvement de survie social écologique des classes populaires. En Amérique latine, les peuples indigènes s’attaquent à l’extractivisme, contre les mines d’or ou les forages pétroliers. Aux Etats Unis le mouvement de la Justice environnementale a combattu le racisme environnemental qui frappait les noirs et les latinos des banlieues industrielles des grandes villes. En Inde et en Chine, les émeutes populaires s’affronte depuis longtemps aux grands barrages, à la déforestation ou aux pollutions industrielles. En France, la lutte victorieuse de la Zad de Notre dame des Landes a montré la voie à Sivens, à « Europa City » et à Bure dont les Zadistes convergent avec les Gilets Jaunes de Commercy et d’ailleurs dont la devise est la notre : Pour un gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

les combats pour la justice climatique et la justice sociale ne font qu’un.

Lycéens, étudiants, salariés, retraités, chômeurs, habitant-es des quartiers populaires, nous avons les mêmes intérêts. Que nous soyons, Gilets jaunes, Gilets Verts, Gilets rouges, nous devons aller plus loin que cette politique des petits pas et des gestes citoyens qui dédouane les puissants qui eux ne changent rien à leur mode de produire et de consommer. Nos exigences doivent être communes :

  • Appliquer le principe pollueur – payeur aux entreprises qui polluent, aux constructeurs automobiles qui truquent les tests anti-pollution, aux sociétés concessionnaires d’autoroute, chimiques, de l’agro business.
  • Mettre fin à l’évasion fiscale des multinationales et Instaurer une taxe sur toutes les transactions financières. Pour faciliter une transition écologique socialement juste, il faut augmenter les salaires, les minimas sociaux, les retraites, plafonner les revenus et rétablir l’ISF.
  • Soutenir le service public du rail fondé sur des trains à la fois confortables, sûrs et accessibles. Accès gratuit pour les mineurs, les étudiants, les plus de 65 ans et les demandeurs d’emploi. Le transport de marchandises sur des longues distances se fera obligatoirement par voie ferroviaire ou fluviale ; Réduire la TVA sur les transports collectifs pour améliorer l’offre de transports en commun.
  • Limiter l’étalement urbain : abandonner les projets de nouvelles autoroutes et retourner à une gestion publique des du réseau autoroutier ; Arrêter la concentration des entreprises, des services et des administrations autour des grandes agglomérations qui oblige les salarié-es à travailler de plus en plus loin de chez eux-elles. 
  • Mettre fin à la précarité énergétique en imposant aux bailleurs sociaux et aux propriétaires une politique d’isolation massive des logements permettant de se chauffer mieux et moins cher
  • Mettre fin immédiatement à toutes les subventions aux énergies fossiles et engager une sortie programmée du nucléaire. Interdire de nouveaux investissement dans l’énergie autres que ceux de l’énergie renouvelable. 

Le 15 mars, grève dans toute l’éducation nationale et le 16, Marche pour le climat avec les Gilets de toutes les couleurs.

 

 

La Coopérative Politique Ecologie Sociale 

coopecologiesociale@gmail.com

Site internet : ecologiesociale.org

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Du Rojava aux Gilets Jaunes, le pouvoir aux Assemblées citoyennes, pour un libre accès à l’Université

Tract des jeunes écologistes sociaux qui se mobilisent pour un libre accès à l’université et contre l’augmentation des frais d’inscription pour les étudiant•te•s étrangers

rojava  tract

RECTO

Des mobilisations ont lieux partout en France chez les étudiants, les lycéens, les salariés, les retraités, les chômeurs et les précaires. Les Gilets Jaunes représentent un nouveau souffle de contestation d’un monde qui se meurt et où l’État n’offre rien d’autre que la répression et des mesurettes contre la détresse sociale généralisée.

Dans le même temps, cette mobilisation ne peut aboutir à une alternative au système si celles et ceux qui mènent ces luttesne partagent pas une vision commune de l’avenir de la société. Les échecs des différents courants de la gauche historique, sont le résultat du non renouvellement de sa pensée politique. Au Rojava, dans les régions à majorité kurde du Nord de la Syrie, un modèle alternatif a pris forme : le confédéralisme démocratique.  A partir de leur expérience, les révolutionnaires kurdes réinventent et pratiquent un système alternatif au nôtre. Un système où il est impossible de créer des monopoles pour exploiter autrui, où de l’entreprise aux institutions publiques, une démocratie directe s’exerce, où les femmes et les hommes sont représentés de manière égalitaireavec l’application d’une parité stricte où la vie et la biodiversité sont protégées et la chasse interdite, un système éducatif où l’esprit critique est développé. Le Rojava prouve qu’il est possible de transformer les mentalités sans renoncer à la liberté.

Il faut comprendre et soutenir cette expérience, elle-même issue de l’écologie sociale théorisée par l’écologiste libertaire Murray Bookchin, pour commencer à reconstruire une alternative à la société capitaliste et proposer une démocratie réelle. Les élections influencées par des médias de masses au profit de quelques uns représentent de moins en moins la population qui s’abstient de plus en plus. La démocratie c’est le droit de tous les citoyens à décider, par des Référendums d’Initiative Citoyenne, le droit de contrôler et de révoquer les élus et non de voter tous les cinq ans pour un roi qui a tous les pouvoirs. Pour cela, comme les Gilets jaunes de Commercy, dans la Meuse formons partout des Assemblées Citoyennes ! Le pouvoir c’est nous !

La jeunesse est porteuse d’une écologie qui allie la justice sociale et la justice climatique. L’écologie sociale c’est l’espoir d’un monde plus juste, plus digne et plus vivable, un monde qui échappe à l’effondrement qui vient. Ce monde de demain commence dans les luttes d’aujourd’hui des jeunes et de tout le peuple. Parce que nous avons besoin d’une vision politique commune, nous proposons de construire un mouvement d’écologie populaire dans la jeunesse.

Pour celles et ceux qui sont intéressées et veulent organiser des débats dans les facs et les lycées sur la révolution du Rojava et l’écologie sociale,

Contact : lacoopecologiesociale@gmail.com http// ecologiesociale.org

VERSO

Tou·te·s ensemble, ouvrons l’université à tou·te·s !

Le lundi 19 novembre, le Premier Ministre Edouard Philippe a annoncé l’augmentation des frais universitaires pour les étudiant·e·s étranger·e·s dès la rentrée 2019. Une année de licence coûtera 2 770€ au lieu de 170€, une année de master ou doctorat coûtera 3 770€ au lieu de 243€ et 380€ respectivement. Selon lui, cette réforme permettrait à la France d’attirer plus d’étudiant·e·s internationaux·ales (objectif 500 000 étudiant·e·s pour 2027, contre 320 000 actuellement). Dans cette logique de compétitivité l’Université payante serait gage de qualité pour la communauté internationale.

L’Université publique française n’est-elle pas déjà de qualité ?

4ème pays d’accueil, 1ère destination du monde non anglophone

70% d’étudiant·e·s étranger•e·s choisissent l’Université dont :

41% en doctorat, 18% en master et 11% en licence.

Coûts élevés = forte attractivité ?

Seulement 30% des étudiant·e·s étranger·e·s dans le supérieur sont en écoles d’études supérieures privées ou semi-privées

Des étudiant·e·s trop coûteux•ses ?

Coût pour l’Etat = 3 milliards d’euros

Gain pour l’Etat (taxes, impôts, cotisations etc.) = 4,65 milliards d’euros

Calculez ! Déjà 1,65 milliards d’euros de bénéfices pour l’Etat français !

(source: Campus France)

Une hausse compensée par des aides financières ?

Des bourses de quel montant et pour qui ?

7 000 bourses existantes + 6 000 bourses d’établissements + 8 000 exonérations de frais de scolarité = 21 000 bourses seulement, pour 500 000 étudiant·e·s en 2027, donc 479 000 étudiant•e·s devront payer le prix fort ou renonceront à venir.

Nous, membres de la coopérative politique Écologie Sociale, nous nous mobilisons aux côtés des étudiant·e·scontre cette décision gouvernementale unilatérale prise à quelques jours de l’ouverture de la procédure Campus France (surprenant les étudiant·e·s étranger·e·s prêt·e·s à s’inscrire) et en pleine période de partiels (démobilisant celles et ceux qui s’efforcent de réussir leurs examens). Cette mesure, qui ne concerne que certain·e·s étudiant·e·s, est une étape de plus vers la fin de l’Université publique, car cette nouvelle réforme s’inscrit bien dans une logique de privatisation et d’élitisationde l’éducation en France. Si un gouvernement aussi empressé adopte ce calendrier séquentiel, c’est pour éviter que nous ne nous mobilisions ensemble, pour défendre un bien commun que nous avons en partage et dont ce gouvernement veut nous priver.

La qualité de la production des savoirs repose sur la diversité de celles et ceux qui font vivre l’Université. Ensemble défendons une Université ouverte, de qualité, pour nous tou·te·s !

Le libre accès au savoir est une condition indispensable à la construction d’une démocratie sociale et écologique. Cette restriction, fondée sur des critères de revenus et de nationalité est contraire à tout pourquoi nous œuvrons.