Comme leurs prédécesseures, les nouvelles jacqueries numériques sont récupérées par la réaction par Claude Vilain

Comme leurs prédécesseures, les nouvelles jacqueries numériques sont récupérées par la réaction,  plus de la moitié des ouvriers et employés  voteraient extrême droite aux Européennes
De la grande Jaquerie de 1358, à celle de 1542 contre la gabelle en passant par la guerre des paysans allemands de 1524, tous ces mouvements, comme la dernière et première  jacquerie numérique des GJ, ont un en commun, leur interclassisme.
A l’origine géographique souvent incertaine, toujours motivées par une injustice fiscale recouvrant un besoin de reconnaissance longtemps refoulé – qu’il s’agisse de se révolter contre une pression fiscale  pour servir la rançon d’un Roi, contre la corvée du ramassage d’escargots ou la tentative d’unification de l’impôt sur le sel, sans oublier la récente taxe carbone, les jacqueries associent les couches sociales non pas les plus défavorisées mais celles qui tout en n’en étant pas très éloignées,  se retrouvent confrontées à un déclassement inéluctable.
Assez  rapidement,  une fois les revendications sociales ou économiques exprimées,  parfois satisfaites, les exigences politiques prennent le dessus.
Jusqu’aux insurrections de  1848, souvent révolutionnaires, c’est à dire contre l’ordre du moment, dirigées par la fraction la plus politisée, elles se terminent toujours  par une reaction violente des porteurs des intérêts de classe ainsi remis en cause. D’autant que la division des meneurs, voire très souvent leur trahison pour quelques pacotilles, se trouve renforcée par les oppositions de classe qui traversent ces mouvements.
En ce sens si l’interclassisme comporte des aspects révolutionnaires,  les tensions internes auxquelles il ne peut politiquement échapper,  le ramène toujours vers la réaction.
S’agissant des GJ, première jacquerie numérique exprimant le désarroi de milieux dont la fonction de reproduction d’un capitalisme global n’a plus besoin d’etre socialement, distinguée, on ne doit pas s’étonner que dans notre pays, ce soient les droites extrêmes qui en profitent.
Sans perspective politique, autre que la justice fiscale et social, cet oxymore du capitalisme triomphant, sans pouvoir ni vouloir le nommer comme adversaire majeur , ne reste plus que le repli sur soi, autour du drapeau, dernier symbole unifiant des milliers de barrages.
Et derrière le drapeau, c’est toujours le national, le nationalisme, l’identitaire qui se profilent, en un mot les droites extrêmes. Et ce d’autant qu’une fraction  des dominants  n’hésitant pas à instrumentaliser les instincts les plus bas, ravive ces questions pour en faire l’objet de débats publics donc légitimes.
En conclusion, qi’il s’agisse des derniers sondages de Bva ou de l’Ifop, plus de la moitié des ouvriers et des employés interrogés voteraient Le Pen, D-Aignan ou Philippot aux prochaines européennes !
Que LRM ne s’en tire pas trop mal, rien de surprenant, son socle de classe est solide.
 Que les partis de gauche qui ont gouverné depuis 30 ans s’effondrent encore un peu plus,  c’est normal, tant ils ont trahi.
S’agissant de la FI à  force d’interclassisme, d’appel à un peuple mythique, d’ambiguïtés sur les politiques migratoires, le projet devient tellement trouble qu’il est de plus en plus difficile de le suivre., d’où son effondrement.
EELV naviguant dans les eaux de 2014 autour de 7%,  retrouve ses électeurs , parents et enfants des couches moyennes supérieures, des travailleurs intellectuels, les plus conscients des enjeux climatiques.  Pas suffisant pour se consoler de la perspective inéluctable d’un Parlement Europeen dominé par les extrêmes droites.

Confronté à un mouvement interclassiste, le Président de la mondialisation adversaire de l’Etat nation ne va rien céder par Claude Vilain

Contrairement aux analyses subjectives de nombreux polititologues ou soit disant, E M ne cédera rien sur l’essentiel.
Bénéficiant du pouvoir sans précédent de l’Etat, c’est à dire de sa violence réelle et non plus symbolique, son propos sera sécuritaire, c’est à dire relatif au maintien et au retour à l’ordre.
Bien sûr il concédera quelques mesures sociales, manifestera une empathie de crocodile, voire se livrera à une manoeuvre politique majeure concernant son propre camp, qu’il considère avoir failli face à une révolte qui pour lui relève des mises en cause de la gabelle, mais il demeurera droit dans ses bottes.
Politiquement il aura raison, quand bien même ses adversaires dont je suis, trouveront dans ses propos de quoi alimenter leur contestation ecolopopulaire.
Raison, car élu, notamment contre F Fillon pour en finir avec les spécificités de l’Etat nation à la française, il est condamné à tenir ses engagements de commandités.

E Macron cède aux GJ. Reniant son engagement devant l’AG de l’Onu, il renonce à se rendre à Marrakech signer le Pacte sur les migrations par Claude Vilain

Lundi, seule A Merkel et les premiers ministres d’Espagne, Portugal et de Grèce assisteront à l’ouverture du sommet mondial sur les migrations. Notre pays sera représenté par un sous ministre des affaires étrangères,  l’inconnu J B Lemoyne, tandis que huit pays membres de l’UE n’enverront aucun représentant.
Que le mouvement des GJ ait permis de souligner l’iniquité du financement de la transition écologique en soulignant le rapport dialectique entre justice sociale et environnementale, nous ne pouvons que nous en satisfaire, qu’il puisse déboucher sur une révision d’une fiscalité indirecte scandaleusement régressive, tant mieux, mais au delà prenons garde.
Son nihilisme négatif que soulignent des revendications politiques renvoyant pour la plupart aux institutions de la IVème,  sa nostalgie d’un passé prè soixante huitard, son origine voire ses manifestations interclassistes, expriment bien plus le ressentiment d’une classe moyenne à la recherche d’un passé à jamais révolu,  que la volonté d’abattre un modèle économique et social qui la renvoie inexorablement vers le prolétariat et son precariat.
L’extrême droite l’a très bien compris, quand bien même une fraction de la gauche ne souhaitant pas lui laisser toute la place s’est empressée de tenter de le récupérer tout en prétextant l’inverse.
Certains écologistes comme Y Jadot se sont prêtés à cette manoeuvre refusant de réaliser qu’il ne pouvait y avoir d’entente durable (cf. l’absence totale de convergence entre les cortèges de GJ et de la Marche pour le climat de ce week end) entre un mouvement réactionnaire aux nombreuses revendications sociales certes très légitimes et une écologie politique qui foin de ressentiment, exprime son optimisme dans une révolution des rapports de production.
En refusant de se rendre à Marrakech, E Macron commet encore une fois l’erreur de ses prédécesseurs. Après avoir cédé et à juste raison sur le secondaire -la hausse des taxes- il cède préventivement, du moins s’en convainc t il, sur l’essentiel en espérant freiner la progression des droites extrêmes.
Car à compter de Lundi prochain, c’est bien de cela qu’il s’agira de freiner et on n’y parviendra pas en satisfaisant les instincts les plus bas de crainte qu’ils ne s’expriment trop violemment, mais en les combattant sans aucune miséricorde.

Nouvelles du front de la Grande guerre civile déclenchée le 27 juin 1914 : est il trop tard pour que le front ne s’embrase pas à nouveau?

Que fête t on en ce 11 novembre 2018, la fin d’un conflit meurtrier ou la poursuite, par d’autres moyens, de la guerre civile déclenchée en Juin 2014.

Ce message date …encore que..il ne tient pas compte des conséquences de la dégradation accélérée de la lutte des classes sous la forme primitive du racisme et de l’exclusion comme elles se manifestent aux Usa, sous Trump et dans la plupart des Etats européens,  à l’occasion de la crise migratoire.
En ce triste jour anniversaire permettez moi de vous adresser un résumé de la situation sur le front de la guerre civile déclenchée par la social démocratie,le 1° Août 19914,  pour servir les intérêts de la rente et du capital patrimonial industriel, puis du capital financier. Guerre civile, c’est à dire au sein du salariat lui même: du salariat des services contre celui de l’industrie, du salariat national contre le salariat immigré, du salariat national contre celui des autres nations européennes, du salariat européen contre celui du reste du monde. Guerre civile mise en oeuvre par les forces politiques censés universaliser le combat pour son émancipation. Guerre civile orchestrée, instrumentalisée par un capital de plus en plus concentré paniquant face à la crainte de ne pouvoir satisfaire un appétit sans cesse grandissant alors que ses richesses  s’accumulant  détruisent  chaque jour plus , les hommes et leur environnement.
Sur le front de la guerre violente entre salariéEs:
La destruction sans limite du capital humain et des ressources naturelles conduisant à une lutte sans merci pour le contrôle stratégique des dernières ressources naturelles disponibles :
– la grande guerre écologiste du Sahel , s’est progressivement étendue  en trente ans, du Soudan au Mali et frappe de plein fouet le Nigeria,
– au Moyen et Proche orient, le franchissement du pic pétrolier se traduit par un affrontement majeur entre le salariat iranien et irako- saoudien qui sous prétexte de faire renaître le califat abbasside plonge toute cette région dans le moyen âge,
– dans la péninsule indienne, l’élection de Narendra Modi , leader hindouiste, anti musulman fanatique, doit favoriser l’affrontement des salariés indiens à ceux du pakistan et du bengladesh, afin d’optimiser le rendement  des délocalisations à venir,
– sur le continent africain, la guerre civile entre salariés congolais et rwandais, qui a fait plus de victimes que la 1° guerre mondiale dans notre pays se poursuit au plus grand bénéfice des trusts miniers sud africains et britanniques (je ne mentionnerai même pas notre pays dont la politique néo coloniale boutiquière est à la hauteur de notre décadence) ,
-enfin, je n’oublie pas l’Europe où la guerre tout court se poursuit depuis plus d’un quart de siècle malgré toutes les dénégations des manipulateurs à l’oeuvre lors les dernières européennes. Le salariat irlandais contiinue , sous prétexte de différent religieux, à se déchirer au seul profit du Royaume Uni. A Chypre, au Kosovo, en Bosnie des affrontements violents ont cours sous les mêmes prétextes. Je n’oublie pas l’Ukraine, où depuis décembre 2012, instrumentalisés par l’UE et lecaudillo Poutine, plus d’un millier d’européens ont trouvé la mort dans un conflit entre salariés du serviciat de Kiev et industriels du Donbass, qui a déplacé dans l’indifférence générale plus de 100.000 personnes.
Sur le front de la violence symbolique entre salariéEs et leurs mouvements politiques.
Rassurez vous, le bilan sera court: depuis 30 ans c’est le calme plat. Quand les salariéEs ne s’affrontent pas les uns contre les autres les armes à la main, depuis trente ans et le triomphe de la révolution néo libérale, la social démocratie leur maintient la tête sous l’eau, s’attaquant à leur propriété sociale (plus précisément leur protection sociale), maintenant et développant des politiques de sous emploi ,de baisse des revenus pour mieux les maintenir en laisse.
Je sais bien que dans notre mouvement nombreux sont ceux et celles qui rejettent la conception idéaliste d’une histoire humaine reflétant les combats pour satisfaire notre besoin de reconnaissance, et encore plus la conception matérialiste de la lutte des classes, mais permettez moi de vous livrer le diagnostic  des derniers survivants marxistes: il y en a encore…. parmi l’infime minorité des détenteurs du capital financier, qui tel Warren Buffet déclare  : There’s class warfare, all right, but it’s my class, the rich class, that’s making war, and we’re winning.”
 

Si le capital a apparemment gagné, il sait qu’il risque de tout perdre, aussi ouvre t il de nouveaux fronts:
Tout perdre car malgré les fantasmes des nouveaux économistes  défendant une source de profit exclusivement tirée de l’automatisation,ils savent bien que seule la sur exploitation du travail est à et demeurera à l’origine de leurs richesses.Surpris mais satisfaits de l’absence de révolte majeure, ils veulent s’assurer de garanties et ce dans deux directions apparemment différentes, mais toutes les deux bien chaudes.

  • en Asie et dans la Région pacifique, comme en 1936 il s’agit de s’assurer du contrôle des routes maritimes et des réserves de matière première et d’énergie fossile,quitte à en faire un futur lieu de conflits bien sanglants,
  • en Europe et tout particulièrement en France,il convient de briser les dernières velléités du salariat contre les conditions d’exploitation sans limites qu’ils envisagent d’approfondir: destruction de la protection sociale, hausse du chômage, baisse des rémunérations, … En Italie, Espagne, Allemagne, les revenus du travail ont baissé de près de 15% depuis 2000, alors qu’ils augmentaient chez nous!
  • N’étant pas convaincu par l’efficacité de l’alliance socialiste-radicale et écologiste pour y parvenir, il lui faut préparer l’ avenir. La droite classique ayant définitivement rompue avec ce qui pouvait demeurer de colbertisme et de paternalisme dans le gaullisme vient d’annoncer son programme économique par la voix d’un  Fillon, brûlant tout ce qu’il avait adoré en tant que Séguino-gaulliste: son programme, retourner à l’âge de pierre ou plus exactement à celui accompagnant les débuts de la révolution industrielle. Manque le substrat idéologique. Le FN est là pour le fournir: abuser le salariat avec la réconciliation identitaire, la lutte contre le sang impur se substituant à la lutte des classes!
Un siècle après le 27 juin 1914: que peuvent faire des écologistes? Tout!
 Alors là vous allez vous dire..il faut l’enfermer!  Et pourtant , et pour faire simple et rapide, ne sommes nous pas héritiers de siècles de luttes sociales et porteurs de l’avenir! Ne sommes nous pas convaincus que l’actuel système de production, de répartition et de reproduction est condamné à courte échéance? Ne sommes nous pas les seuls porteurs d’un modèle « pour l’après » qui ne reproduise pas la barbarie des pseudos régimes socialistes? De quoi avons nous peur, alors!
Nous avons tout simplement peur de nos propres certitudes englués que nous sommes dans la course aux postes, à la responsabilité d’Etat, écraséEs par la  médiocrité d’une violence institutionnelle qui nous humilie chaque jour un peu plus, satisfaits de nos combats sans victoire qui l’espace d’un instant nous permettent d’échapper à cette angoisse montante que rien ne pourra plus retenir dans quelque temps.
 Nous espérons nous sauver, en gagnant du temps. C’est précisément l’inverse qui risque de nous arriver! En refusant de résister, de dire et crier NON,NON, NON, quand il était encore temps, demain nous n’aurons plus que nos larmes pour adoucir une vieillesse honteuse!

Crise dans la zone Euro : crise politique ou budgétaire, quand l’Italie annonce un déficit de 2.4 % du Pib ?

Quand un facho italien écrase de sa chaussure le texte d’un Commissaire européen, venant de rejeter « le budget du peuple » d’un Etat souverain, au prétexte qu’il « n’aime pas cette expression, car quand le peuple est très endetté c’est lui qui finit par payer », pratiquement pas un seul média national ne s’interroge sur la nature de la crise qui va secouer l’UE jusqu’aux prochaines européennes.

Crise politique ou budgétaire ?

Quelle est la réalité de la situation budgétaire  italienne ?

Depuis 2007, le déficit public a toujours été inférieur à  celui de notre pays et en dessous des 3% depuis 2012. Si la dette s’est envolée pour approcher les 130 %  du PIB ( 100 chez nous ) c’est principalement lié à un taux de croissance ralenti par les effets d’une cure d’austérité sans précédent et qui a plongé 35% des jeunes italiens dans le chômage et 30 % de la population dans la misère.

Et quand en 2014, constatant les effets de cette politique aberrante imposée par les critères du Pacte de stabilité,  M Renzi le qualifiait de « Pacte de la stupidité », aucun media ne s’avisa de le traiter de populiste. D’autant que pendant une courte période sa politique de relance produisit des effets heureux sur la croissance et l’emploi … comme s’évertue d’ailleurs à le préciser à Bruxelles, l’actuel gouvernement.

Autrement dit, depuis plus de 10 ans nos voisins ont toujours été plus sérieux que nos experts parisiens ou bruxellois, chaque fois qu’ils ont fait fi de leurs avertissements, leur situation s’est redressée, et alors qu’ils annoncent un déficit de 2.4 contre 2.8 pour notre pays, tous nos médias leur tombent dessus.

Si les médias condamnent cette politique budgétaire,  ne serait ce pas pour faire oublier que de longues années d’austérité sont à l’origine du social souverainisme transalpin ?

Croyez vous qu’un des peuples fondateurs de l’ Union, un des plus européens, soit devenu un des plus eurosceptiques pour une simple question d’immigration ? Allons donc.

10 longues années d’austérité budgétaire, une absence totale de solidarité européenne  lors de la dernière crise migratoire, l’une et l’autre, soutenue et  provoquée par la dégénérescence d’une social démocratie qui directement ou indirectement encouragea nationalement et internationalement la dégradation de la lutte des classes sous sa forme la plus haineuse du rejet de son semblable, ont produit ce chaos.

Et vous et moi, progressiste et ecologiste,  nous devrions avoir comme seule priorité,  celle de condamner la démagogie de ce régime fascisant, les deux tiers du salariat italien qui le soutient, tandis que nous épargnerions « les institutions européennes » ?

Le rejet du budget italien annonce une crise politique sans précédent.

Qu’une instance supranationale rejette le budget d’un Etat membre et  sa politique économique,  ou  pour reprendre une fois encore le vocabulaire du démagogue social démocrate P Moscovici constate que « l’édredon italien des dépenses publiques ne peut pas rentrer dans la valise européenne » (aucun media naturellement ne condamnera les propos de l’imbécile),  c’est l’aveu de la fin des souverainetés nationales.

Si la Commision gère vos finances publiques, si la BCE gère votre politique monétaire,  alors autant en finir avec votre peuple. C’est ce qui se produit dans cette Europe de la misère et de la désespérance politique.

En se lançant dans un bras de fer contre G Conte, la Commission et notre gouvernement en particulier, ont pris un risque considérerable. Non seulement, l’Italie ne cédera pas, c’est le propre des fachos de surenchérir, mais ce sont les peuples européens, une fois encore humiliés, qui en Mai prochain se précipiteront en rang serré derrière ceux qui leur proposent d’abattre ces institutions oppressives.

La fin de l’Euro ne sera ni économique, ni budgétaire, mais tout simplement le résultat d’une révolte. La faute à qui … aux libéraux naturellement mais aussi et surtout à ces socialistes qui n’ont pas voulu construire une Europe solidaire et écologiste.

Il est maintenant trop tard. Vous n’imaginez pas cette Commission, à l’agonie, ce PE dont les membres ne pensent qu’à leur réélection, ces Etats membres empêtrés par le Brexit et un ralentissement de la croissance mondiale, envisager de revoir les Traités imbéciles pour restituer aux assemblées nationales leurs pouvoirs budgétaires et économiques.

Ou mieux encore, parvenir à une fiscalité européenne s’en prenant sérieusement aux paradis fiscaux, aux mécanismes d’optimisation concurrentielle, pour bâtir un budget social et écologiste qui profiterait enfin à ces 100 millions d’européens.nes misérables.

C’est trop tard … d’autant que vous ne pourrez pas vous empêcher de jeter de l’huile sur le feu, comme tous ceux et celles qui dénoncent un JLMelenchon, certes bien maladroit, qui tentant de défendre les Salvini, renforce les lepenistes.

C’est pas Salvini qu’il faut défendre, c’est le peuple italien, placé sous le joug  des dominants qui lui imposent  les Traités de la honte.

L’escalade illibérale d’E. #Macron se poursuit au Sénat…. comme au sein de #EELV

Quand une des dernières parlementaires écologistes E Benbassa dénonce un projet de réforme de « la justice portant atteinte aux libertés individuelles  »  il y a en encore qui sur ces listes nous demandent de faire la différence entre E Macron et V Orban, en s’abstenant notamment de condamner l’instrumentalisation du parquet ciblant LFI. On comprend bien pourquoi.
Pour eux et elles il s’agit d’étouffer dans l’oeuf toute tentative de révolution democratique, comme l’avènement d’une VI ème republique ecologiste et solidaire.
Alors que la Constitution de la Veme est la dernière référence exemplaire pour les regimes de droite extrême qui pointent en Europe centrale voire en Italie, il se trouve des militant.es qui à l’occasion des Européennes se préparent une fois encore à entrer dans la comédie macronienne.
Comme il leur a fait croire que Mr Planète devenu, il serait notre Président écologiste,  ils veulent croire que Mr Rempart devenu, il nous protégerait des Salvini et Orban.
Le plus comique étant que dénonçant à longueur son pouvoir jupiterien, ils en oublient que les mêmes Salvini et Orban ne bénéficient que d’un centième de son pouvoir absolu.
Qu’au pied du mur,  nombreux après avoir choisi Macron plutôt que Le Pen ou l’abstention, et j’en suis, s’acharnent à ne pas voir que la seule issue à l’échec de l’ordoliberalisme,  cette dernière tentative des dominants,  relativement démocratique pour  sauver leur modèle capitaliste, est la démocratie autoritaire ou l’illibéralisme, comment ne pas les comprendre.
Dans le fond ils, elles ne voulaient rien changer.
Étouffé avec ses 3% de déficit budgétaire,  par la Commission de Bruxelles, paniquant face à la hausse de l’inflation et le ralentissement des échanges internationaux, paralysé par l’absence de renvoi d’ascenseur d’un patronat qui ne se satisfait toujours pas de ses dizaines de milliards d’allégements de  charges sociales, nu face à la contestation d’un corps  social dont il a supprimé tous les intermédiaires,  E. Macron ne peut plus compter que sur sa justice. Même de sa police il se méfie, et ce n’est pas l’échec de sa tentative parallèle à la Benalla qui peut le rassurer.
Dans ses conditions si vous ne comprenez toujours pas pourquoi il vous faut souteni LFI, ne vous étonnez pas le moment venu que personne ne vous soutienne quant à votre tour, la justice d’un régime aux abois s’en prendra à vous.
Et svp cessez de penser qu’entre Orban, Salvini et Macron, la différence est de taille. Interrogez donc l’équipage et les rescapés de l’Aquarius

Soutenir la @FranceInsoumise et @JLMelenchon face à l’escalade illibérale du pouvoir macronien par #ClaudeVilain

Ce n’est pas parce que LFI et Melenchon auraient juridiquement tort – depuis les lois sécuritaires de droite et socialistes, la justice peut à l’occasion de perquisitions faire pratiquement tout  ce qu’elle veut ( notamment cf. saisie de fichiers ) – qu’il ne faudrait pas réagir à cette énième intimidation du pouvoir macronien.
Bien au contraire, il faut les appuyer politiquement en dénonçant une fois encore les lois scélérates de la droite bien sûr, mais aussi de la social démocratie. En condamnant  fermement l’escalade conduisant à la criminalisation de toutes les formes de l’action politique et ne l’oublions pas à cette occasion, syndicale et ecologiste (cf. brutalités policières à l’égard des zadistes anti nucléaire ).
Et que l’on ne joue pas les hypocrites en argumentant que les mêmes n’ont pas condamné les perquisitions et saisies de fichiers chez Sarko, Fillon, Benalla, Le Pen, etc… d’abord on a le droit de choisir politiquement, ensuite, il faut pas mélanger les truands et racistes qui auraient du être condamnés depuis longtemps avec ceux et celles qui défendent le bien commun au lieu de tenter de se l’approprier.

Sous la pression des USA, les membres permanents du Conseil de sécurité et de 130 pays dont le Canada, où la légalisation du #cannabis va prendre effet, relancent la Guerre contre la #drogue. La Guerre contre l’extrême gauche et la jeunesse !

Du 24 septembre à la tribune des Nations Unies , les médias n’auront retenu que le fou rire des représentants d’Etats membres s’exclafant en entendant  un D Trump déclarer que  » le bilan de sa Présidence n’était comparable à auncun autre « .
Pourtant le même jour,  le Département d’ Etat publiait une déclaration signée par 130 pays, dont les membres du conseil de sécurité , soutenant une relance de la guerre contre la drogue, en particulier de  la criminalisation de l’offre et de la demande. Les ministres des affaires étrangères allemands et néerlandais,  farouchement opposés à  l’initiative américaine qui dérogeait aux règles de la diplomatie onusienne, précisèrent que cette déclaration était tout simplement une déclaration de guerre « à la santé publique ».
E Macron qui la veille avait félicité et encouragé le nouveau Président colombien dans cette lutte et J Trudeau qui avait pourtant légalisé l’usage du cannabis récréatif dans son propre pays se joignirent à cette nouvelle croisade .
A cette énième Croisade contre l’opposition de gauche et la jeunesse.
Quant aux débuts des années 1970, la réaction américaine, suivie par l’ensemble des pays de l’Otan et la France qui dès 1974 prit les mesures législatives les plus répressives , déclara la Guerre à la drogue, la jeunesse avait compris. Comme l’avouera bien tardivement, J. Ehrlichman, le principal conseiller politique de R. Nixon, la prévention de l’usage croissant du cannabis et de l’héroïne, n’avait rien à voir avec ce combat .
Pour rassurer « la majorité silencieuse » il  s’agissait , à défaut de pouvoir criminaliser la contestationde politique « des hippies et des nègres », de lutter contre les opposants à la guerre du Vietnam et contre l’émancipation afro-américaine : « en arrêtant leurs dirigeants, en perturbant et en interdisant leurs réunions publiques, en les diffamant, etc ».
Résultats, près d’un demi siècle plus tard les consommations de drogues illégales n’ont jamais été aussi élevées parmi les 12- 25 ans, les mafias, dont le blanchiment du narcotrafic afghan, colombien complaisement assuré par les gouvernements de Reagan puis de Bush financeront les Talibans anti soviétiques comme les Contras anti sandistes, aussi puissantes.
Sans mentionner le plus dramatique. Le glissement progressif des consommations illégales vers les drogues légalement prescrites, à l’origine d’une véritable hécatombe de décès par surdosage parmi les 15-34 ans. Les opiodes, ces médicaments soi-disant prescrits contre la douleur, sont à l’origine de plus de la moitié des 75000 morts pour consommation de drogues aux USA,  et des 3/4  des 120.000 décès pour ces mêmes causes au sein de l’UE.
Comme vous pouvez vous en douter, ce glissement n’a rien de naturel. Depuis 15 ans, il est encouragé par le lobby de l’industrie pharmaceutique américaine, (mais pas seulement) qui met sur le marché légal des produits de plus en plus toxicodépendants, comme l’OxyContin de Purdue Pharma, à plusieurs reprises condamné symboliquement  pour « marketing agressif » !
Mais alors pourquoi donc des libéraux peuvent ils souscrire à une Guerre, dénoncée « pour ses conséquences dramatiques pour les individus et les sociétés du monde entier » , en langage moins diplomatique comme un « crime contre l’humanité » par la Global commission on Drug Policy (collectif d’anciens chefs d’Etat et responsables de l’Onu dont le regretté K Annan) et, il y a une semaine encore, comme un  « obstacle majeur au développement écologique pour les pays producteurs » ?
Avec D Trump, et tous les obligés du capitalisme financier, les J Trudeau et E Macron ont tout simplement peur de leur jeunesse.
L’un, après avoir légalisé, sort immédiatement le baton pour rassurer une majorité dont les réactions à la légalisation du cannabis le 17 septembre, frôlent l’hystérie collective. Au Québec en particulier où il ne se passe pas une heure sans que les médias publics ou privés ne donnent la parole à un soi disant expert pour décrire l’apocalypse que cette mesure entrainera parmi les jeunes québécois de 15-34 ans (oubliant toujours de préciser qu’ils sont déjà près de la moitié à en faire un usage récréatif… illegal).
En France,  où loin de légaliser,  voire commencer à dépénaliser,  il ne se passe pas une semaine sans qu’un pauvre gamin ne soit victime d’un règlement de comptes entre trafiquants, E Macron  ne trouve pas mieux que de matraquer la jeunesse à chaque manif, y compris en demandant à ses conseillers de mettre la main à la pâte.
Alors qu’agonisent les vieux partis, que la social démocratie apparait pour ce qu’elle a toujours été,  la caution d’un « capitalisme à visage humain », de cette monstrueuse chimère de « l’économie sociale de marché » où le marché chosifie le social, que l’urgence écologique est étouffée par d’hypocrites discours, c’est toujours la vieille et sacrée Sainte Alliance des réactionnaires et des soi-disants libéraux qui se manifeste.
Ils ne peuvent pas s’en empêcher…leur jeunesse ne pouvant s’empêcher de ne plus les supporter, aux USA, au Canada, au Québec,  chez nous et partout ailleurs.

https://usun.state.gov/remarks/8629