#Budget 2019… No change, no chance… les riches s’enrichiront, les pauvres s’appauvriront, la planète se réchauffera #justicesociale #justiceclimatique #climatechange #inégalités

Le 1er octobre 2018
Il y a quelques jours B Le Maire et G Darmanin présentaient le budget 2019 aux commissions parlementaires.
Une fois de plus et de manière éclatante , ses grandes orientations traduisent l’incapacité des libéraux,  après les sociaux libéraux,  de respecter les contraintes maastrichiennes , sans pour autant, être en mesure de faire face aux dynamiques sociales et environnementales.
Avec un déficit annoncé de près de 3% (2.9) , un concours exceptionnel de plus de 50 milliards pour soutenir la politique de l’offre et , pour la deuxième fois consécutive depuis 2011 , une hausse de 3% des ressources du Ministère de l’écologie ( et oui …ça arrive que dans leur médiocrité les libéraux le soient moins que leurs prédécesseurs y compris d’ Eelv qui sans broncher , assisterent au limogeage de D Batho), ce budget va creuser les dettes  sociale et environnementale.
Creuser la dette sociale.
La dette sociale est cette fraction de la dette publique consacrée à  relancer une vaine croissance , à soi disant réduire le chômage et les inégalités de revenus, celle du coût du Pacte de stabilité et de croissance, censé faire passer la pilule de la rigueur budgétaire.
En 2019, avec la pérennisation de la baisse des cotisations patronales sur les salaires inférieurs à 2.5 Smic et le remboursement des crédits d’impôts dus depuis 2016 au titre du  CICE les entreprises vont ainsi percevoir plus de 40 milliards d’aides publiques.
A 70% , si ce n’est dans son intégralité ( ex Radiall, l’entreprise de l’ex patron du MEDEF, qui en 2018 en  a reversé 100% à la famille Gattaz) , ce sacrifice de 2% du Pib ira gonfler les dividendes des nantis sans créer un seul emploi. Si on y ajoute les 20 milliards d’exonérations fiscales et autres allégements de charges, c’est près de 3% du PIB soit le montant du deficit 2019 qui sera versé aux entreprises…et indirectement à leurs dirigeants.
Ces aides sont non seulement  sans aucun effet sur l’emploi , mais limitent les hausses de salaires au delà de 2.5 Smic,et pire encore , confinent  la production sur le bas , milieu de gamme , objet d’une compétition internationale acharnée et plombant de facto, notre balance commerciale.
Le Comité de suivi du CICE, c’est à dire de l’évaluation des réductions de charges etant bien incapables d’annoncer le moindre effet positif des 110 milliards dépensés depuis 2013, deux chiffres vous permettront néanmoins de vous faire votre opinion:
– depuis 2013, l’industrie a perdu 90000 emplois, la construction 60000, l’agriculture 10000…
– depuis 2014, les dividendes ont augmenté en moyenne de 25 % par année !
Autrement dit la dette publique, ce  » fardeau reporté sur nos enfants » que  dénonce ces faux culs de ministres libéraux n’aura servi qu’à enrichir ceux qu’ils servent.
Creuser la dette environnementale
Bien évidemment les 6% de hausse cumulée des budgets de l’écologie ne sont pas à la hauteur des défis que le nouveau Mr Planète ne cesse hypocritement de rappeler, ni  jamais ne compensera les 25% de réduction observée sous les gouvernements de JM Ayrault et M Valls , avec la complicité des parlementaires EELV qui ne souhaitaient pas  » ajouter la crise politique, à la crise sociale »  ( ils ont eu les deux. Ce qui n’empêche pas ces mêmes élus de faire la leçon à Macron, Européennes oblige ).
Ces hausses sont d’autant plus insignifiantes que depuis lAccord de Paris, nos émissions de Co2 ne cessent  régulièrement d’augmenter : + 9.8 % depuis Décembre 2015 (en moyenne elles baissent pour l’ensemble des 27 ).
La faute à un recours accru aux filières charbon et fioul pour faire face aux défaillances d’une production nucléaire que le rythme de développement des renouvelables ne permet toujours pas de compenser, sans parler pour 2018 des conséquences des grèves  de la SNCF sur le transport des marchandises.
No change..no chance
Quand rien ne change, pas de bol..la situation s’aggrave.
La politique de l’offre, la réduction des charges,  c’est l’échec absolu, pas un seul emploi  productif supplémentaire depuis 2013 . Mais on persiste en doublant l’effort en 2019 (alors que l’effacement des créances du CICE , compte tenu de son inefficacité,  aurait pu compenser le coût de la 1ere année d’exonération de charges )
Le nucléaire :  un gouffre financier et technologique,  la transition énergétique sacrifiée.  Mais on persiste en envisageant de construire de nouveaux EPR , en soutenant à bout de bras EDF une entreprise en quasi faillite ..tandis que les émissions de Co2 explosent.
Et notre Président de s’emporter contre ses obligés. C »est vrai, ils ne lachent rien, tout en exigeant toujours plus  . Et son valet médiatique Le Monde , de brocarder un gouvernement italien dont le déficit public restera bien inférieur au notre tout en finançant un véritable revenu universel qui ne serait pas destiné qu’aux plus riches (je précise que je n’ai aucune sympathie pour ce régime ) Et des vieux partis verts empêtrés dans leur combine d’appareils , incapables de la moindre auto critique en espérant se refaire une santé aux Européennes. ..
et pendant ce temps là des millions de salariés. es, retraités qui , sans perspective politique, n’en peuvent plus de subir la pression de contraintes maastrichiennes qui les empêchent de vivre et de respirer décemment, eux et leurs enfants.
C’est maintenant qu’il faut se préparer pour qu’enfin, en mai 2019, nous saisissions notre chance pour que tout change.

Quand les relations de D. #CohnBendit et Yannick #Jadot mettent le feu au patrimoine universel #Brésil #MuséeNationaldeRio #muséeBrésil

Alors que ce matin,  Dany reprenant la vieille rengaine selon laquelle la transition écologique était compatible avec le libéralisme,  en clair le capitalisme  -comme le fut en son temps, la mise en oeuvre du programme social du CNR, dans un pays sous protectorat américain- (..comme si l’Histoire et les ravages de l’extension du capitalisme financier libéré de la contrainte soviétique n’avait jamais existé), alors, qu’il estimait qu’un autre modèle de développement demeurait disponible pour les grandes puissances émergentes,  nous apprenions que le Musée national de Rio de Janeiro, ce joyau de l’Humanité venait d’être entièrement détruit.
Pour ceux et celles qui s’interrogent encore sur le destin de l’Humain sachez que depuis août 2016 et la destitution honteuse de Dilma Rousseff les dotations de cette institution ont été réduites,  sous pression du FMI imposant une rigueur budgétaire sans précédent de 80% ! En parallèle le Corpo de bombeiros militar de Rio , l’équivalent de nos sapeurs pompiers, a vu ses effectifs réduits de moitié.  Et quand le Directeur du Musée, Dias Duarte,  accuse son gouvernement de pyromanie, comment hésiter à lui donner raison ?
Dany et Y Jadot qui dénoncent et à juste titre les dérives constitutionnelles polonaises ou hongroises, ont ils eu un seul mot , pour accuser les amis de E Macron du PMDB et leur Président l’affairiste Terner de putschistes,  ont ils un seul mot pour condamner l’éviction de Lula de la prochaine présidentielle,  alors que comme dans  plusieurs Etats d’Afrique, le Comité des droits de l’homme de l’Onu estime que sa candidature ne peut être annulée ?
Bien sûr que non. Partisans du double discours, ils elles vous font croire que votre avenir et delui de notre planète  dépendent de ces milliards d’humains soi disants épargnés par le capitalisme financier et qui pourraient donc remettre en cause le modèle dominant,  tandis que nous, les humains dominants, n’aurions d’autre choix que de nous y adapter, en grapillant de ci de là,  quelques miettes écologistes.
Contester la situation politique du Brésil ? Vous savez très bien ce que cela veut dire… éviter de mettre sur la même balance un Orban et un pyromane comme Terner, vous m’avez compris. C’est surtout ne pas vouloir donner raison à ceux et celles qui ici comme ailleurs contestent les ravages du capitalisme prédateur de nos vies, de notre planète et de notre histoire commune  (le Musée de Rio renfermait les plus grandes collections du Cétacé sud américain).
Alors que la sauvagerie des forces de l’argent met le feu à la culture, à nos derniers vestiges, pour mieux détruire notre futur. Dany et son pote Y Jadot tendent l’allumette en essayant une fois encore de nous enfumer.