L’immigration en France et en Europe solidaire du peuple algérien

Les manifestations du 22 février, 24 février et 1er mars 2019 contre le « cinquième mandat » de l’actuel président a pris, en quelques jours, une ampleur sans précédent dans l’histoire contemporaine de l’Algérie. Au fil des contestations à travers tout le pays – et qui se poursuivront par les « marches du 8 mars » –, ce refus du « cinquième mandat » est devenu l’expression d’un rejet total d’un pouvoir autoritaire qui perdure depuis l’indépendance.

Ce mouvement démontre aux yeux du monde entier, par son caractère pacifique et citoyen, une grande maturité de la jeunesse algérienne, des femmes et des hommes de tous âges et de toutes classes sociales qui sont descendus dans les rues des villes et des villages de tout le pays.

Dans l’immigration, plusieurs manifestations de solidarité se sont déroulées, faisant la démonstration que la mobilisation du peuple algérien pour exiger un Etat de droit, les libertés, la justice sociale et une véritable citoyenneté, est dans le prolongement des mêmes revendications des peuples aussi bien au Maghreb, au Moyen-Orient, qu’à travers le monde.

Nous, associations de l’immigration et de solidarité en France et en Europe, signataires :

– affirmons notre total soutien et notre solidarité avec les manifestations – en cours et à venir – du peuple algérien contre le « cinquième mandat », pour l’Etat de droit, les libertés et la justice sociale ;

– mettons en garde le pouvoir en place de toute tentative de dérive autoritaire cherchant à dévoyer les revendications pacifiques du peuple algérien ;

– appelons l’ensemble de l’immigration et les ami(e) de l’Algérie à travers le monde à la vigilance pour que les revendications légitimes du peuple algérien soient satisfaites.

Le 7 Mars 2019

https://www.humanite.fr/limmigration-en-france-et-en-europe-solidaire-du-peuple-algerien-669007

 

Premiers signataires 

Organisations :

 

  • Agir pour le changement et la démocratie en Algérie (ACDA)

  • Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie (CRLDHT)

  • Immigration Développement Démocratie (IDD)

  • APEL-Egalité

  • Association Na’oura-Bruxelles

  • Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT)

  • Association des Marocains en France  (AMF)

  • Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)

  • Association tunisienne Culture et solidarité

  • Association des Tunisiens en France (ATF)

  • Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF)

  • Association marocaine des droits humains (AMDH)-Paris

  • Association des Tunisiens du nord de la France (ATNF)-Lille

  • Association de défense des droits de l’homme au Maroc (ASDHOM)

  • Association des familles des prisonniers et disparus sahraouis (AFAPREDESA)

  • Association pour la taxation des transactions financières et pour l’action citoyenne (ATTAC)

  • AIDDA

  • Association Zembra Écho

– Aknarij (aAssociation pour la promotion d’une citoyenneté active des deux rives)-Pays-Bas

  • Comités pour le développement et le patrimoine (CDP)-France

  • Collectif 3C Culture et Citoyenneté

  • Collectif des femmes tunisiennes (CTF)

  • Collectif des familles de disparus en Algérie (CFDA)

  • Collectif soutien et vigikance au Mouvement du 22 février (CSVM-22-fev) Algérie

  • Comité de vigilance pour la démocratie en Tunisie (CVDT)-Belgique

  • CEDETIM-IPAM

  • Droit au logement (DAL)

  • Droit devant

  • Emcemo (Centre euroméditerranéen migration et développement)-Pays-Bas

  • Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (FASTI)

  • Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR)

  • Femmes Plurielles

  • Fondation Copernic – France

  • KMAN – Hollande

  • Ligue des droits de l’homme (LDH)

  • Mouvement Contre le Racisme et pour l’Amité entre les Peuples – MRAP

– Mouvement citoyen des Tunisiens en France (MCTF)

  • Mouvement ECOLO

  • FORSEM (Forum de solidarité euro-méditerranéenne)

  • Plate-forme euro-marocaine développement et citoyenneté

  • Plate-forme des Marocains d’Amsterdam

  • Réseau euro-maghrébin citoyenneté et culture (REMCC)

  • Union syndicale Solidaires

  • Union des Tunisiens pour une action citoyenne (UTAC)


Partis :

Parti  Communiste Français – PCF

Ecologie Sociale

Parti de Gauche


Personnes :

 

  • Abdelhamid Maha, chercheure en géographie sociale

  • Addad Hakim, militant associatif

  • Abdessamad Hichem, traducteur, historien

  • Afarki Abderrahim, bibliothécaire

  • Affes Hafedh, enseignant, militant associatif

  • Akrouf Sanhaja, militante associative

  • Akabdalla Hala, cinéaste

  • Allal Mourad, militant associatif

  • Allal Tewfik, militant associatif

  • Alaoui Mehdi, responsable associatif

  • Amara Jean-Claude, Droit Devant

  • Angeli Verveine, syndicaliste

Azaiez Nasr, avocat

  • Baaboura Noureddine, juriste, militant associatif

  • Balibar Etienne, philosophe, ancien assistant à l’Université d’Alger

  • Belarbi Mohamed, universitaire

  • Belgacem Yagoutha, directrice artistique

  • Benali Zineb, universitaire

  • Benameur Ali, universitaire

  • Bennabi Bensekhar Malika, enseignante-chercheur

  • Benhaim Raymond, cedetim

  • Ben Hiba Tarek, militant associatif

  • Ben Said Mohamed, militant associatif

  • Ben Youssef Adnane, militant associatif

  • Bessis Sophie, historienne

  • Bhar Mohamed, artiste musicien

  • Bouguerra Larbi, membre de l’Académie tunisienne Beyt al-Hikma (Carthage)

  • Boumedienne Alima, avocate, ancienne sénatrice

  • Boursier Philippe

  • Chaabane Nadia, député Constituante (2011-2014) Tunisie

  • Chabani Samia, déléguée générale – Ancrages

  • Chenchabi Hedi, militant associatif

  • Cherbib Mouhieddine, défenseur des droits humains

  • Cherki Alice, psychanaliste

  • Cukier Alexis

  • Dakhlia Jocelyne, universitaire

  • De Cock Laurence, historienne

  • Djelloul Ghaliya, sociologue – Bruxelles.

 

  • Detour Nacera, présidente du CFDA

  • Dréano Bernard, militant associatif

  • Dridi Mohsen, militant associatif

  • El Amri Aida, médecin radiologue, présidente de ATCS

  • EL Hadjali Fathi, militant associatif

  • El Kherchi Driss, militant associatif

  • Elkhorchi Driss, militant associatif – Bruxelles

  • Ellala Mohamed-Lakhdhar, militant politique

  • Enjalan Stephane, syndicaliste

  • Eyraud Jean-Baptiste, DAL

  • Fabbiano Giulia, anthropologue

  • Faoual Raoudha, militante politique et associative

  • Farbiaz Patrick, militant écologiste

  • Ferjani Mohamed Chérif, universitaire

  • Gaillot Jacques, évêque

  • Gineste Pierre, militant associatif

  • Guenoun Ali, historien

  •  Guerrier Daniel, anticolonialiste

  • Habel Janette

  • Habache Youssef, président CDP, Palestine/France

  •  Hadj-Moussa Ratiba, universitaire

  • Hamrouni Mohamed, militant associatif

  • Harir Zaher, président du FORSEM

  • Hidouci Ghazi, économiste, ancien ministre

  • Jendoubi Kamel, défenseur des droits humains

  • Journée-Duez Aurélie, doctorante en anthropologie

  • Kacimi Mohamed, écrivain

  • Khalfa Pierre, Fondation Copernic

  • Kitar Abderrazek, militant associatif

  • Laabi Abdellatif, écrivain

  • Le Moal Patrick

– Lévy Catherine, sociologue CNRS, retraitée, ancienne «pied-rouge »

  • Majed Ziad, politiste, professeur universitaire

  • Mardam Bey Faroukn éditeur

  • M’Hamdi Hend, présidente CVDT-Belgique

  • Mkichri Aziz, militant associatif – Bruxelles

  • Menebhi Abdou, militant associatif – Amsterdam

  • Mizouni-Lindenberg Najet, universitaire

  • Ouarda Habib, libraire

  • Pelletier Willy

  • Rahim Rezigat, ancien militant du FLN et détenu en France pendant la guerre de libération

  • Samary Catherine, économiste altermondialiste

  •  Santelli Emanuelle, sociologue

  • Sauterey François, « pied-rouge », responsable associatif

  • Smida Mohamed, militant poitique et associatif

  • Sraieb Hédi, économiste, consultant international

  • Tazi Nadia, philosophe

  • Toukabri Tarek, militant associatif

  • Vergiat Marie Christine, députée européenne

  • Zniber Abdallah, militant associatif

Contact : 

Tewfik Allal : tewfik.allal@mailfr.com

Mouhieddine Cherbib : mouhieddinecherbib@gmail.com

Abdallah Zniber : abdallah.zniber@wanadoo.fr

 

 

L’équilibre périlleux du fossoyeur, entre critique du national-libéralisme et exaltation d’un libéral-européisme, Emmanuel Macron parle d’Europe à la TV italienne par Bénédicte Monville

Dimanche soir à la TV publique italienne, le président Macron s’est livré à un numéro d’équilibriste entre une critique incantatoire des nationalismes et de leur résurgence en Europe tout en exaltant certains de leurs motifs saillants et en esquissant les contours d’une idéologie néolibérale-européiste qui ne propose jamais rien d’autre que la reproduction des conditions de notre vulnérabilité.

Le président Macron s’est lancé dimanche soir à la télévision publique italienne dans une opération de promotion de son projet pour l’Europe qu’il poursuivra mardi par la publication d’une tribune dans 28 pays européens.

Immédiatement, on se demande ce que sera cette Europe démocratique que Macron entend défendre quand il endosse si facilement ses habits de chef de clan et profite du porte voix que sa fonction de président de la République française lui permet, avec la complicité des institutions médiatiques (y compris donc de la télévision publique italienne) ?

Et pour dire quoi ?

Hier soir, il a commencé par qualifier le rappel de l’ambassadeur de France en Italie de péripétie. On est frappé par la désinvolture d’un président qui feint de ne pas avoir mesuré la portée symbolique de son geste dont le précédent remonte à la seconde guerre mondiale. Une portée qui n’a pas échappé à la Ligue de Matteo Salvini qui a su en tirer ce qu’il fallait pour renforcer en Italie le sentiment que l’Europe n’avait rien d’une construction entre pairs qui visait à l’amélioration des conditions de vie des populations de ses Etats membres.

Passant sans ambages du froid au chaud, le président Macron a préféré souligner notre passé commun et la nécessité d’un futur commun sans quoi il ne peut pas y avoir d’Europe. Une communauté de destin que célèbrera le 2 mai prochain la jolie photo qu’on nous promet du président français et de son homologue italien Mattarella pour le 500è anniversaire de la mort de Léonard De Vinci. Et puis, quelle importance ont ces bisbilles entre nos deux pays quand nos populations sont confrontées au problème là encore commun de l’immigration et, en particulier, de l’immigration africaine.

Notre président, qui s’invente avec la complicité des médias dominants en héraut de la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et le nationalisme, commence donc par réaffirmer à une heure de prime time sur la première télévision publique italienne dans une émission populaire, au cas où le message ne serait pas tout à fait clair encore dans la tête de ces européen-nes qui persistent à se battre pour davantage de justice sociale et d’écologie : Quand comprendrez-vous que votre problème principal ce sont les immigrés ?!

Si le président a reconnu que l’Europe avait manqué de solidarité avec l’Italie au moment de l’opération « Mare Nostrum » (oct. 2013 – nov. 2014), il a omis de rappeler que la dernière tentative de résolution humaine du drame migratoire en Méditerranée de la part d’un Etat membre avait été empêchée par les autres Etats européens qui ont laissé l’Italie seule assumer le coût de l’opération et ont sciemment sapé ses bases idéologiques en martelant, comme François Hollande à l’époque, qu’il fallait d’abord lutter plus intensément contre les trafics. Une rhétorique reprise par le président Macron hier soir pour qui le problème de l’immigration est dû aux réseaux criminels, mafias, passeurs qui s’enrichissent sur le dos de pauvres hères dont il ne dit jamais pourquoi ils sont pauvres. Il ne sera jamais question de la politique impérialiste et néocoloniale de la France en Afrique qui continue d’y protéger ses intérêts y compris militairement, ni de la corruption et de la violence comme instruments principaux de reproduction des régimes autoritaires qui garantissent les intérêts des multinationales de l’extractivisme, du béton et de l’agriculture, ni bien sûr du Franc CFA monnaie garantie par le trésor français et dont la parité stricte avec l’Euro permet d’en faire un magnifique instrument d’accumulation et d’évasion de la richesse produite en Afrique par des élites corrompues et des entrepreneurs coloniaux, parmi lesquels plusieurs français. De cela donc, il ne sera pas question et le problème des peuples d’Europe et d’Afrique ce n’est pas le capitalisme financier et le contrôle par l’oligarchie du pouvoir politique asservi à ses intérêts. Voilà bien un trait commun entre Macron et ceux, les nationalistes, qu’il prétend pourfendre tout en usant jusqu’à la corde du même instrument de diversion qui consiste à désigner à la colère populaire les immigrés comme principaux responsables des inégalités et des injustices.

Et quand le journaliste replace ces tensions récentes entre la France et l’Italie dans un moment plus global de retour des nationalismes, quand il l’interroge sur le fait de savoir si devant tant de complexité notre époque n’aurait pas répondu avec trop de technocratie et quand enfin, il l’interroge sur la résurgence de l’antisémitisme et la singularité des formes contemporaines qu’il peut prendre, le président Macron répond que les peurs qui exacerbent les haines racistes et antisémite sont le signe du malaise de notre civilisation, que les nationalismes qui les conjuguent sont une expression de la crise des démocraties occidentales elle-même réductible à une crise de l’efficacité de l’imaginaire démocratique. On est saisi par tant de profondeur d’analyse. Puis le président de poursuivre ; l’erreur que nous aurions commise fut de penser la chute du mur de Berlin comme la fin de l’histoire alors même que la crise climatique et les déséquilibres économiques qui provoquent la crise migratoire marquent au contraire le retour du tragique dans notre histoire.

Partant et alors qu’on se demande si cette mise cause de « la fin de l’histoire » va donner lieu à une critique conséquente du capitalisme et de l’idéologie néolibérale, c’est sûrement le moment où le président dégouline avec le plus de conviction de cet humanisme expurgé de toute dimension politique qui a caractérisé son discours. Les crises climatique et économique sont traitées comme des abstractions. Le réchauffement climatique qui menace les grands équilibres écologiques et la pérennité de notre espèce ne doit rien au capitalisme industriel et à sa quête du profit, c’est-à-dire à la satisfaction des intérêts privés de la classe dominante qui se moque de la préservation de notre écosystème et de la paix. La croissance sans précédent des inégalités et de l’injustice ne doit rien non plus à la brutalité d’un système prédateur qui extrait toujours plus de valeur de l’exploitation conjointe de la nature et du travail humain pour le seul bénéfice des dominants. Quant aux grands déséquilibres économiques qui menacent nos sociétés, le président Macron propose de les conjurer par l’affirmation d’une Europe forte capable de rivaliser avec les Etats-Unis et la Chine sans rien dire du prix que nos sociétés devront payer pour emporter une partie de bras de fer à laquelle il ne propose aucune issue. Autrement dit, si la réalisation du libéralisme n’est pas sans difficultés, ces dernières ne sauraient remettre en cause la pertinence du projet.

D’ailleurs, s’il reconnait, à ce moment là, la nécessité de réaffirmer la primauté du politique sur l’économie, sa réponse à la question du journaliste sur la ligne à grande vitesse Lyon-Turin (appelée en Italie la TAV), ne laisse aucun doute possible sur sa conviction que le capitalisme peut être « adapté » mais qu’il ne saurait s’agir de le dépasser.

Rappelons au passage que les tergiversations du gouvernement italien sur la TAV (Treno a Alta Velocità) lui a valu récemment quelques remontrances de la part des ministres français des finances et du transport, trop heureux de pouvoir à leur tour tacler l’exécutif italien en s’engouffrant dans la brèche qui sépare le Mouvement 5 étoiles (M5S) et la Lega sur cette question, en donnant raison, encore une fois, au camp des nationalistes qu’ils combattent pourtant avec tant d’acharnement. Ce sont là certaines des « péripéties » que Macron a chassé d’un revers de main présidentielle hier soir.

Sur la TAV donc, la première partie de la réponse du président a consisté à affirmer qu’il faut davantage de consultation et de concertation. Les militant-es écologistes en France qui de Bure au CDG express en passant par Notre Dame des Landes peuvent témoigner du sens aigu d’Emmanuel Macron pour le dialogue, pour ne rien dire ici des gilets-jaunes, apprécieront surement pour ce qu’il vaut ce conseil du président français à ses interlocuteurs Italiens.

La deuxième chose qu’il a dite, c’est qu’il faut réconcilier écologie et modernité, et que la technologie à travers la science et l’innovation nous permettra d’y parvenir. Décidément, le président Macron témoigne un goût certain pour l’anti-phrase puisque son plaidoyer pour la réconciliation de écologie et de la modernité commence par les opposer. L’innovation, la science et la technologie seraient du côté de la modernité. Tandis qu’il renvoie implicitement l’écologie à l’immobilisme et à l’ignorance. Et notre président moderne de reprendre au passage le mythe éculé du progrès scientifique comme moteur nécessaire du progrès humain. Autant de manichéisme de la part de celui que des communicants bien avisés nous ont vendu comme seul capable de résoudre les grands enjeux auxquels notre société était confrontée laisse pantois. Autant le dire sans détour Macron ne comprend rien à l’écologie. Cette idée radicalement moderne dont la mise en oeuvre nous permettrait de dépasser les contradictions insupportables du capitalisme en garantissant à tou-tes les conditions d’une vie digne et heureuse sans rien abdiquer des principes qui fondent notre humanité.

Mais, pour notre président, la revendication d’écologie a deux fonctions principales : offrir un instrument supplémentaire dans la production du consentement à une idéologie mortifère, injuste et inégalitaire grâce à l’affirmation fausse mais réitérée que le libéralisme peut-être écologique et, approfondir la contre-révolution fiscale qui consiste à vider les poches des plus pauvres et classes paupérisées pour remplir celles des riches en prétendant qu’il est normal qu’ils paient pour ce qu’ils polluent !

Le président Macron s’est livré à un numéro d’équilibriste funeste entre une critique incantatoire des nationalismes tout en exaltant certains de leurs motifs saillants ; de l’identité des peuples, leurs « traits fondamentaux », leur « esprit », aux migrant-es qui menacent notre civilisation commune, celle qui s’invente à Rome et se prolonge dans la Renaissance. Ce dénie de l’histoire de nos sociétés rejoint celui systématique du rôle central du capitalisme et de l’idéologie néolibérale dans la catastrophe écologique et sociale qui se propage et esquisse les contours d’une idéologie néolibérale-européiste qui ne propose jamais rien d’autre pour l’Europe et nos sociétés que la reproduction des conditions de notre vulnérabilité.

Ce texte a d’abord été publié sous le titre « De la bien-pensance du fossoyeur, Macron parle d’Europe à la TV italienne » sur Mediapart le 4 mars 2019, https://blogs.mediapart.fr/benedicte-monville/blog/040319/de-la-bien-pensance-du-fossoyeur-macron-parle-deurope-la-tv-italienne

La Coopérative Écologie Sociale participe à Effet de CER

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La Coopérative Politique Écologie Sociale participe au festival de cinéma (festival du film de l’écologie sociale) : Effet de Cer.

les 17, 18 et 19 novembre : comme l’année dernière la CooPES est associée au festival Effet de Cer organisé avec « Le 100 ECS » (https://100ecs.fr) 100 rue de Charenton dans le 12ème arrondissement de Paris.
La CooPES organisera ses « cartes blanches » les matinées du samedi 18 et dimanche 19 novembre à partir de 11h :
La première sera consacrée au Rojava, Kurdistan syrien et à l’écologie sociale : dans quelle mesure l’influence de M. Boukchin et du municipalisme libertaire sur Abdullah Ocalan alimente et structure les revendications d’autonomie de cette région du nord-est de la Syrie aux confins de la Turquie.
La deuxième portera sur les GAMES (Groupes d’Action Municipalistes Ecologistes et Sociaux).
Pour plus d’information sur nos cartes blanches :
Le programme du festival est disponible ici :

http://effet-de-cer.fr