Pour l’écologie, dans la rue le 17 novembre !

Un mouvement d’opposition à l’augmentation de la fiscalité des carburants sur les ménages est né sur les réseaux sociaux.  Il appelle « à bloquer la France » le 17 novembre, par une interruption du trafic routier à laquelle des milliers d’automobilistes entendent d’ores et déjà participer. Ce mouvement, né en-dehors de tout cadre partisan ou associatif, fait aujourd’hui l’objet de tentatives grossières de récupération de … Continuer de lire Pour l’écologie, dans la rue le 17 novembre !

#Haïti, de la défaillance du système éducatif haïtien ou de l’aide internationale, par David Millet @MediapartLeClub

Le qualificatif « défaillant » utilisé par l’ambassadrice de France rappelle la période d’ingérence post-séisme. La communauté internationale n’a jamais orienté massivement l’aide vers un service public éducatif de qualité accessible à tou.te.s. Seul 8% de l’aide y est consacré. Doté de 50 millions €, que pourra le « plan Marshall » pour l’éducation annoncé par le Président Hollande en 2015 ? un sujet qu’on … Continuer de lire #Haïti, de la défaillance du système éducatif haïtien ou de l’aide internationale, par David Millet @MediapartLeClub

Le jour d’après, déclaration de La coopérative politique Ecologie Sociale

1 – Avec le deuxième tour des législatives, une séquence politique se referme. L’élection d’Emmanuel Macron et de 350 députés d’En Marche et du Modem, ouvre une nouvelle ère politique en France, celle des managers. Macron est l’incarnation de l’unification d’un bloc bourgeois néo libéral allant de la droite à la gauche de gouvernement. Cet extrême centre de l’extrême finance à la sauce bonapartiste, se présente comme la vitrine d’une mondialisation libérale à visage humain. Mais, avec le démantèlement du Code du travail et l’Etat d’urgence transcrit dans la loi ordinaire, ce « progressisme » là sera libéral-autoritaire, dérégulateur et fera la guerre contre les pauvres. Macron c’est aussi une nouvelle phase de la crise démocratique qui, avec plus de 56,6 % d’abstention aux législatives, atteint un sommet inégalé. Les classes populaires “votent avec leurs pieds” et se retirent sur leur Aventin. Pour l’écologie politique enfin, l’éradication du groupe EELV à l’Assemblée a au moins un intérêt. Si les vainqueurs en sont les député.e.s élu.e.s ou réélu.e.s grâce au soutien d’En Marche, le débat entre l’écologie libérale et l’écologie sociale peut enfin s’ouvrir. Il montrera les limites d’une écologie qui accompagne le marché, qui s’inscrit dans une démarche antisociale, productiviste et anti écologiste. Les innovations technologiques conjuguées à des Continuer de lire « Le jour d’après, déclaration de La coopérative politique Ecologie Sociale »

Pour une écologie insoumise au libéralisme

Nous, militant.e.s de l’écologie politique, élu.e.s, adhérent.e.s à EELV ou ex-EELV, faisons le choix d’accompagner de toutes nos forces l’émergence d’un mouvement politique écologiste et populaire pour une transformation radicale de la société. Un mouvement qui a fait de l’écologie politique une matrice et est capable d’associer les partis tout en les dépassant. À notre tour nous déclarons notre insoumission fondamentale à l’ordo-libéralisme et à ses logiques de destruction des humains et de la nature. Nous soutiendrons la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l’élection présidentielle et nous engagerons dans un processus de recomposition politique dès les élections législatives sur la base d’un programme partagé.

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Le choix de l’insoumission, à propos de la présidentielle de 2017 et du choix de présenter un candidat EELV autonome

Ce billet a été publié sous forme de tribune sur Mediapart : https://blogs.mediapart.fr/les-invites-de-mediapart/blog/021216/le-choix-de-l-insoumission

  1. La situation nouvelle dans laquelle nous nous trouvons depuis l’élection de Donald Trump et la désignation de François Fillon comme candidat de la droite et du centre nous oblige à réaffirmer les choix, finalement minoritaires, que nous avions portés lors du dernier Congrès d’EELV et alors même que les primaires de l’écologie viennent de s’achever. La victoire sans appel de deux réactionnaires sur les bases d’une révolution ultralibérale, conservatrice, et souverainiste dans deux des six plus grandes puissances du monde conjuguée avec le poutinisme et le renforcement de la prédominance de Xi Jinping en Chine, ou encore d’Erdogan en Turquie change la donne. Le monde dans lequel nous entrons rompt non seulement avec les Trente glorieuses mais aussi, en Occident, avec la promesse de progrès social et démocratique. Le chaos géopolitique se double maintenant d’une hypothèse autoritaire. Le capitalisme n’a plus besoin de la démocratie, nulle part.

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Que penser de la primaire des écologistes et des élections présidentielles de 2017 ?

Cette tribune a été publiée par Mediapart le 23 septembre 2016

Une étape de plus dans la crise de la politique

La multiplication des primaires (Droite, PS, EELV) et des candidat-e-s putatifs aux présidentielles sont une étape supplémentaire de la décomposition du système partidaire hérité de la révolution industrielle.

Ces partis ne représentent plus qu’eux-mêmes et tentent à tout prix de retarder leur fin en se transformant en écuries présidentielles régulées par des élections ouvertes aux sympathisant-e-s. En réalité, celles et ceux qui votent à la primaire – ce fut le cas par exemple à la primaire socialiste de 2012 – sont élu-e-s, collaborateurs ou collaboratrices d’élu-e-s ou comptent parmi les plus âgés, les plus éduqués et les plus aisés des militant-e-s et sympathisant-e-s. Par conséquent, les primaires, tout en mobilisant au-delà du socle partidaire, sont loin d’être un véritable instrument de mobilisation des citoyen-ne-s ; dans le contexte que nous vivons, elles consacrent la politique comme domaine réservé à une nomenklatura qui s’auto-reproduit légitimée par un système censitaire ou, dans le meilleur des cas seulement élargi aux citoyen-ne-s les plus intégrés électoralement.

Elles alimentent aujourd’hui le cirque médiatique en assurant la feuilletonisation de la vie politique et contribuent à notre divertissement en masquant les enjeux politiques réels. D’autant qu’ici, la présence d’écologistes de cour aux primaires du parti socialiste constitue une aubaine supplémentaire pour les rédactions qui ne manqueront pas de mettre en scène leur affrontement indirect avec les candidat-e-s EELV.

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Déclaration de la Coopérative politique Ecologie Sociale.

Après les élections régionales : la crise démocratique, la faillite des gauches et de l’écologie politique et nos tâches 1. La décomposition du paysage politique et social continue. Ces élections régionales auront été une nouvelle étape dans la désintégration du système politique issu du putsch de 1958 : la Vème République. Créée à la suite des pouvoirs spéciaux votés dans l’union sacrée par tous les … Continuer de lire Déclaration de la Coopérative politique Ecologie Sociale.