Les archives du blog de Claude Vilain

Le 3 octobre 2018

Quels enseignements l’écosocialisme français peut il tirer des législatives québécoises ? Du Caquistan à la mort du Pquistan…le triomphe de Québec solidaire.

Si l’on veut bien considérer que l’avenir de l’ Europe , de l’europaeus, se joue entre une   France , province la plus avancée de l’Eurasie , et le Québec, cette saillie du Levant Américain , alors les dynamiques sociales et environnementales quii s observent lors de leurs consultations citoyennes , ne peuvent nous laisser indifférents.

En France comme au Québec,  les crises qui traversent la couche dominante dans son  acharnement à  maintenir et  à accroître ses revenus, se sont traduites depuis le début des années 1980, par l’ambition de substituer au traditionnel axe de la lutte des classes, les salariés contre les possédants,  la droite contre la gauche, celui du souverainisme /nationalisme , contre la mondialisation cosmpolite.
 Dans un premier temps avec le concours de la social démocratie,  ce glissement est même apparu , selon les continents, progressiste, avant qu’il ne se dégrade dans le rejet de l’autre et la xénophobie.
Au Québec,  c’est à l’initiative d’une fraction du Part libéral,  sous René Levesque, suite au « Vive le Québec libre  » que fin 1967, une union des indépendantistes,  souverainistes issus de la bourgeoisie francophone qui s’estimait lésée  au profit des élites anglophones, vit le jour.
L’ union contre nature, du goupillon et des Lumières,  des credistes mussoliniens, des papistes antisémites avec les intellectuels petits bourgeois défendant un Etat social souverain, tout en servant durablement les intérêts de classe de ses promoteurs ne pouvait survivre durablement. Son ciment le souverainisme, s’etiolant a chaque défaite d’une consultation référendaire sur le chainon central de l’indépendance.
C’est ainsi que le Parti québécois et son Bloc parlementaire , regressant d’elections provinciales en federales est mort le 1 er Octobre dernier.
Balayé à Montréal,  submergé dans le reste de la province, son chef , J F Lisee dont la petite bourgeoisie locale admirait la maitrise de notre langue, tandis qi’il critiquait celle de la travailleuse M Massé la chefe charismatique de Québec solidaire, la triomphateuse de ce scrutin , a perdu son siège contre un candidat  » analphabète  » !
Vous commencez à comprendre pourquoi , ce mouvement , à l’instar de notre social démocratie décomposée peut se permettre dans Le devoir, son quotidien fétiche , comme chez nous Le Monde , de titrer « L’emergence du Caquistan  » pour annoncer la victoire du nouveau camp que les dominants locaux ont  choisi ;  la CAQ (Coalition  avenir Québec ).
Ce titre est d’autant plus ignoble qu’en 2016, le même Lisee après avoir dénoncé  » le risque que ses petits enfants ne parlent plus jamais français  » s’en prenait au hijab en exigeant que l’on debatte du futur port  » de la burqa avant qu’un djihadiste travesti, etc, etc.. »
Ce racisme, cet anti islamisme extrêmiste, deux années de campagne xénophobe,  c’en était trop. Le 1 er Octobre 2018, la bourgeoisie Montréalaise a donc mis fin à ce qui était devenu un véritable Pquistan !
Mais qu’en est il de ce mouvement caquiste ?
Précisons d’abord , que tout en ayant hérité du mode de scrutin britannique , le scrutin uninominal majoritaire à un tour, qui favorise le bipartisme , mais pas forcément le rapport de force droite /gauche, la bourgeoisie québécoise défendant le clivage souvetainisme / fédéralisme y a introduit une 3ème dimension .
La Caq c’est la préférence nationale de Marine Le Pen combinée avec l’ultra libéralisme,  tout en y ajoutant une peite dose de politique nataliste ou familiale , orientée naturellement vers qui vous savez..ceux et celles qui partagent nos bonnes valeurs chrétiennes.  Notre futur, celui de Marion Maréchal,  si on ne l’arrête pas
Revenons donc à l’essentiel : au triomphe sans précédent de Québec solidaire, le mouvement du peuple pour le peuple, de la nationalisation, de la préservation  de l’environnement , de la gratuité totale  des biens essentiels comme la santé et l’éducation , du droit effectif au logement et aux transports collectifs, de la solidarité internationale, de la promotion des droits de toutes les minorités et j’en passe..
Le mouvement au programme si admirable qu’il n’est pas étonnant que des mouvements aussi dissoulus que EELV n’en fasse jamais mention, préférant se référer à un PVQ dont les militants méritent un grand respect , mais dont les dirigeants ont partagé les mêmes bancs que ceux du Levant.
En quelques années donc, le  QS  issu de la fusion de groupuscules de gauche et d’extrême gauche et notamment du parti communiste et de syndicalistes, est  parvenu à ecraser le traditionnel Parti québécois, en devenant la 3 ème force politique de la Province ( la seconde étant le  Parti libéral,   le plus constamment au pouvoir depuis un siècle et précisément battu lors de cette législative)  ,…Un peu à l’image des Insoumis dégageant le PS.
Et ce n’est pas par hasard.
Voilà l’enseignement majeur de cette élection.  Le salariat américain comme européen n’en peut plus ..il n’en peut plus de ses conditions de vie misérables,  il n’en peut plus d’être pris pour un.e c…d’élections en élections. Et quand enfin une offre politique porteuse d’une autre vision du futur se manifeste, il n’hésite pas.Il dégage les menteurs et bonimenteurs.
Quelques années en arrière.
Lors des élections fédérales de 2011 , malgré les contraintes du mode de scrutin, le NPD, Nouveau Parti Démocrate, né sous la Grande dépression , d’une Fédération d’organisations syndicales et communautaires canadiennes,  faillit renverser le Parti conservateur en recueillant 60% de ses sièges au Québec . Le Bloc québécois,  l’émanation fédérale du PQ , realisant lui, son pire résultat historique.
Mettant de l’eau dans son vin, se noyant dans l’identitaire, en 2015, le NPD  perdait les 2/3 de ses sièges au profit des libéraux de J Trudeau.
Le salariat québécois progressiste écologique ne pouvant  accepter que son vote soit ainsi détourné,  se rebella  en 2017 portant à la Mairie de Montréal et pour la 1 ère fois une mairesse ecosolidaire , V Plante.
Pas surprenant donc, qu’en 2018, il dégage tous ses pseudos défenseurs en ejectant de cette même ville, les caciques péquistes en votant Quebec solidaire.  Et ne croyez pas qu’il s’agisse d’un mouvement urbain, pire encore bobo…
Cela n’a strictement rien à  voir. C’est dans toute la Province que  les solidaires multiplient par trois leurs suffrages, y compris à la frontière des grandes plaines dont on caricature si souvent les électeurs.
Au Canada, c’est  précisément de ces grandes plaines du Saskatchewan que s’est imposé , fin des années 60,  le  » filet social »,  cette protection solidaire défendu par le NPD et qui le differentie tellement de son voisin.
C’est dans ces mêmes espaces , mais de l’autre coté de la frontière, au Nevada, Oregon,  Colorado,  Minessota, Iowa, …que B Sanders fit ses meilleurs scores lors des primaires americaines  de 2017, avant de se faire voler sa victoire par H Clinton , la représentante de la fraction éclairée de la bourgeoisie américaine.  Comme celle qui chez nous préférant un E Macron à un F Fillon, contribua avec ses alliés socialistes et écologistes à saper la campagne de JL Mélenchon.
Ainsi auQuébec,  comme aux USA, comme chez nous, dès lors que tombent les masques de la dégradation de la lutte des classes sous les formes plus ou moins abjectes du souverainisme ou du nationalisme, que le clivage droite/ gauche retrouve enfin son sens, des lors que le capitalisme comme dernier obstacle aux  dynamiques sociales et environnementales est clairement dénoncée,   qu’une  vision de l’humain et de l’avenir de sa planète  réclame la disparition d’un productivisme ne profitant qu’aux dominants, , alors tout devient possible.
C’est la petite leçon à  tirer du triomphe de nos camarades québécois,  de cette Nouvelle France dont la mère sombre dans la nostalgie d’un passé à jamais revolu, alors que le présent  n’aura jamais été aussi porteur de promesses pour ses enfants.
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Le 1er octobre 2018

Budget 2019 ..No change, no chance..les riches s’enrichiront, les pauvres s’appauvriront , la planète se réchauffera

Il y a quelques jours B Le Maire et G Darmanin présentaient le budget 2019 aux commissions parlementaires.
Une fois de plus et de manière éclatante , ses grandes orientations traduisent l’incapacité des libéraux,  après les sociaux libéraux,  de respecter les contraintes maastrichiennes , sans pour autant, être en mesure de faire face aux dynamiques sociales et environnementales.
Avec un déficit annoncé de près de 3% (2.9) , un concours exceptionnel de plus de 50 milliards pour soutenir la politique de l’offre et , pour la deuxième fois consécutive depuis 2011 , une hausse de 3% des ressources du Ministère de l’écologie ( et oui …ça arrive que dans leur médiocrité les libéraux le soient moins que leurs prédécesseurs y compris d’ Eelv qui sans broncher , assisterent au limogeage de D Batho), ce budget va creuser les dettes  sociale et environnementale.
Creuser la dette sociale.
La dette sociale est cette fraction de la dette publique consacrée à  relancer une vaine croissance , à soi disant réduire le chômage et les inégalités de revenus, celle du coût du Pacte de stabilité et de croissance, censé faire passer la pilule de la rigueur budgétaire.
En 2019, avec la pérennisation de la baisse des cotisations patronales sur les salaires inférieurs à 2.5 Smic et le remboursement des crédits d’impôts dus depuis 2016 au titre du  CICE les entreprises vont ainsi percevoir plus de 40 milliards d’aides publiques.
A 70% , si ce n’est dans son intégralité ( ex Radiall, l’entreprise de l’ex patron du MEDEF, qui en 2018 en  a reversé 100% à la famille Gattaz) , ce sacrifice de 2% du Pib ira gonfler les dividendes des nantis sans créer un seul emploi. Si on y ajoute les 20 milliards d’exonérations fiscales et autres allégements de charges, c’est près de 3% du PIB soit le montant du deficit 2019 qui sera versé aux entreprises…et indirectement à leurs dirigeants.
Ces aides sont non seulement  sans aucun effet sur l’emploi , mais limitent les hausses de salaires au delà de 2.5 Smic,et pire encore , confinent  la production sur le bas , milieu de gamme , objet d’une compétition internationale acharnée et plombant de facto, notre balance commerciale.
Le Comité de suivi du CICE, c’est à dire de l’évaluation des réductions de charges etant bien incapables d’annoncer le moindre effet positif des 110 milliards dépensés depuis 2013, deux chiffres vous permettront néanmoins de vous faire votre opinion:
– depuis 2013, l’industrie a perdu 90000 emplois, la construction 60000, l’agriculture 10000…
– depuis 2014, les dividendes ont augmenté en moyenne de 25 % par année !
Autrement dit la dette publique, ce  » fardeau reporté sur nos enfants » que  dénonce ces faux culs de ministres libéraux n’aura servi qu’à enrichir ceux qu’ils servent.
Creuser la dette environnementale
Bien évidemment les 6% de hausse cumulée des budgets de l’écologie ne sont pas à la hauteur des défis que le nouveau Mr Planète ne cesse hypocritement de rappeler, ni  jamais ne compensera les 25% de réduction observée sous les gouvernements de JM Ayrault et M Valls , avec la complicité des parlementaires EELV qui ne souhaitaient pas  » ajouter la crise politique, à la crise sociale »  ( ils ont eu les deux. Ce qui n’empêche pas ces mêmes élus de faire la leçon à Macron, Européennes oblige ).
Ces hausses sont d’autant plus insignifiantes que depuis lAccord de Paris, nos émissions de Co2 ne cessent  régulièrement d’augmenter : + 9.8 % depuis Décembre 2015 (en moyenne elles baissent pour l’ensemble des 27 ).
La faute à un recours accru aux filières charbon et fioul pour faire face aux défaillances d’une production nucléaire que le rythme de développement des renouvelables ne permet toujours pas de compenser, sans parler pour 2018 des conséquences des grèves  de la SNCF sur le transport des marchandises.
No change..no chance
Quand rien ne change, pas de bol..la situation s’aggrave.
La politique de l’offre, la réduction des charges,  c’est l’échec absolu, pas un seul emploi  productif supplémentaire depuis 2013 . Mais on persiste en doublant l’effort en 2019 (alors que l’effacement des créances du CICE , compte tenu de son inefficacité,  aurait pu compenser le coût de la 1ere année d’exonération de charges )
Le nucléaire :  un gouffre financier et technologique,  la transition énergétique sacrifiée.  Mais on persiste en envisageant de construire de nouveaux EPR , en soutenant à bout de bras EDF une entreprise en quasi faillite ..tandis que les émissions de Co2 explosent.
Et notre Président de s’emporter contre ses obligés. C »est vrai, ils ne lachent rien, tout en exigeant toujours plus  . Et son valet médiatique Le Monde , de brocarder un gouvernement italien dont le déficit public restera bien inférieur au notre tout en finançant un véritable revenu universel qui ne serait pas destiné qu’aux plus riches (je précise que je n’ai aucune sympathie pour ce régime ) Et des vieux partis verts empêtrés dans leur combine d’appareils , incapables de la moindre auto critique en espérant se refaire une santé aux Européennes. ..
et pendant ce temps là des millions de salariés. es, retraités qui , sans perspective politique, n’en peuvent plus de subir la pression de contraintes maastrichiennes qui les empêchent de vivre et de respirer décemment, eux et leurs enfants.
C’est maintenant qu’il faut se préparer pour qu’enfin, en mai 2019, nous saisissions notre chance pour que tout change.

Lundi 3 septembre 2018

Quand les relations de Dany et Y Jadot mettent le feu au patrimoine universel…

Alors que ce matin,  Dany reprenant la vieille rengaine selon laquelle la transition écologique était compatible avec le libéralisme,  en clair le capitalisme  -comme le fut en son temps, la mise en oeuvre du programme social du CNR, dans un pays sous protectorat américain- (..comme si l’Histoire et les ravages de l’extension du capitalisme financier libéré de la contrainte soviétique n’avait jamais existé), alors, qu’il estimait qu’un autre modèle de développement demeurait disponible pour les grandes puissances émergentes,  nous apprenions que le Musée national de Rio de Janeiro, ce joyau de l’Humanité venait d’être entièrement détruit.
Pour ceux et celles qui s’interrogent encore sur le destin de l’Humain sachez que depuis août 2016 et la destitution honteuse de Dilma Rousseff les dotations de cette institution ont été réduites,  sous pression du FMI imposant une rigueur budgétaire sans précédent de 80% ! En parallèle le Corpo de bombeiros militar de Rio , l’équivalent de nos sapeurs pompiers, a vu ses effectifs réduits de moitié.  Et quand le Directeur du Musée, Dias Duarte,  accuse son gouvernement de pyromanie, comment hésiter à lui donner raison ?
Dany et Y Jadot qui dénoncent et à juste titre les dérives constitutionnelles polonaises ou hongroises, ont ils eu un seul mot , pour accuser les amis de E Macron du PMDB et leur Président l’affairiste Terner de putschistes,  ont ils un seul mot pour condamner l’éviction de Lula de la prochaine présidentielle,  alors que comme dans  plusieurs Etats d’Afrique, le Comité des droits de l’homme de l’Onu estime que sa candidature ne peut être annulée ?
Bien sûr que non. Partisans du double discours, ils elles vous font croire que votre avenir et delui de notre planète  dépendent de ces milliards d’humains soi disants épargnés par le capitalisme financier et qui pourraient donc remettre en cause le modèle dominant,  tandis que nous, les humains dominants, n’aurions d’autre choix que de nous y adapter, en grapillant de ci de là,  quelques miettes écologistes.
Contester la situation politique du Brésil ? Vous savez très bien ce que cela veut dire… éviter de mettre sur la même balance un Orban et un pyromane comme Terner, vous m’avez compris. C’est surtout ne pas vouloir donner raison à ceux et celles qui ici comme ailleurs contestent les ravages du capitalisme prédateur de nos vies, de notre planète et de notre histoire commune  (le Musée de Rio renfermait les plus grandes collections du Cétacé sud américain).
Alors que la sauvagerie des forces de l’argent met le feu à la culture, à nos derniers vestiges, pour mieux détruire notre futur. Dany et son pote Y Jadot tendent l’allumette en essayant une fois encore de nous enfumer.

Jeudi 30 août 2018

Après les sociaux democrates européens, des partis verts comme le LMP hongrois se rapprochent des néo nazis

Dans cette période de désespérance européenne provoquée par l’extension généralisée de la démocrature, dernier alibi de l’ordoliberalisme,  de plus en plus nombreux sont les  mouvements progressistes qui depuis des décennies n’ont cessé de la promouvoir en détournant la lutte des classes vers sa forme la plus avilie de la haine de l’autre, du racisme et de l’antisémitisme,  qui laissent tomber le masque en reprenant les thèmes de l’extrême droite voire néo nazie.

La contaminition du présentisme, l’incapacité de se projeter dans un avenir désirable,  la nostalgie d’une Europe productiviste, provoqués par une social-démocratie ayant renoncé à toutes ses promesses de réduction des inégalités, à ses obligations de solidarité internationale, sans parler de son incapacité à prendre le tournant de la transition écologique, pour ne servir que les intérêts d’un capitalisme financier envahissant, sont en train de les contaminer définitivement.

Empoisonnés par leurs propres turpitudes, des sociaux démocrates suédois, danois, autrichiens, des fractions étendues de l’extrême gauche allemande, en viennent à la veille d’élections nationales ou locales à reprendre le bréviaire anti-immigrés voire antisémite des populistes.

Jusqu’à présent les mouvements écologistes européens paraissaient épargnés…patatras , le chainon le plus fragile, celui de la Hongrie de  V Orban, est entrain de céder.

On savait déjà que LMP pour obtenir ses huit députés n’avait pas hésiter à céder trois sièges de Budapest à la coalition d’Orban, lui assurant ainsi la majorité constitutionnelle, maintenant ils vont plus loin en ouvrant des négociations avec le Jobbik, le seul parti ouvertement nazi siégeant dans un parlement national.

Certain•es retorqueront que ce mouvement en plein recentrage deviendrait fréquentable. C’est vrai qu’au sein de ses membres le clivage s’opère entre ceux qui veulent d’abord faire le recensement des juifs hongrois, notamment de ceux ayant une double nationalité pour la mentionner sur leur carte d’identité et ceux qui préféreraient se concentrer tout de suite sur l’expulsion des roms par leur Garde hongroise !

Quand l’écologiste Mate Kanasz Nagy declare qu’il « y a débat, une réflexion commune, beaucoup d’opportunités pour une opposition unie » avec le skinhead Tomas Sneider, le recentreur du Jobbik, qui « n’exècre pas l’islam, mais vomit le juif », on peut se demander ce que le PVE attend pour exclure immédiatement LMP de ses rangs.

On pourrait aussi s’interroger plus largement sur l’absence de réactions des médias bien  pensants à cette déclaration commune à Orban et Salvini, considérant que G Soros finance l’élite européenne !

Et que l’on ne réponde pas que leur soi disant adversaire E Macron nous épargnera la catastrophe annoncée. Il n’a plus qu’un seul objectif, l’ accélérer, avant que la prochaine crise économique ne provoque la chute de ses financeurs.

LMP = parti vert hongrois fondé en 2009, « la politique autrement  »
PVE = le Parti Vert Européen est un parti politique européen créé en 2004 à Rome,  composé de 32 partis écologistes nationaux de 28 États d’Europe …
Jobbik = alliance des jeunes de droite pour une meilleure Hongrie

 

Mardi 28 août 2018

Quand la violence symbolique du libéralisme va occulter la raison principale de la démission de N Hulot : la contrainte de fer imposée par « les critères de Maastricht »

Alors que depuis des décennies aucun Ministre d’Etat de la Ve n’avait osé remettre en cause le traité inique de Maastricht, N  Hulot n’a pas hésité  à  dénoncer  « cette équation impossible des critères de Maastricht » à l’origine d’une politique de petits pas face à un dérèglement écologique progressant à toute vitesse.

Y Jadot comme tant d’autres et en particulier la social-démocrate néo libérale V Rabaut,  n’a non seulement pas repris cette citation mais bien au contraire, quoique plus amical et mesuré, condamné l’absence de poids politique de l’intéressé.
Soyez assuré•es, ami•es et camarades que comme a commencé à le faire Le Monde, dans son article « ce que l’ex ministre a dit en direct », aucun media, aucun responsable politique bien pensant y compris écologiste, ne s’étendra sur la remise en cause de Maastricht … et pour cause.
Vous aurez droit au blabla sur l’enfer du monde qui brule, les lobbys, la manipulation macronienne, le réalisme, le catalogue des échecs, le massacre des oiseaux et blabla… mais rien, de rien sur l’essentiel.
La mère des causes, les Traités iniques et ne comptez pas sur Y Jadot pour les dénoncer,  il est sur la ligne de sa copine Rabaut.

Reconnaitre que l’Europe nue, régulièrement violée par l’ordoliberalisme ne vous protège pas, mais bien au contraire vous exploite vous et votre planète, c’est tout simplement interdit.

 

Dimanche 19 août 2018

Dans son entretien de rentrée au JDD, la tête de liste Eelv aux prochaines européennes vient donc de présenter sa vision et son projet.
L’avantage avec Y Jadot par rapport aux autres candidat•es , c’est qu’un extrait de ses propos est toujours, à un instant T, représentatif de la globalité de sa réflexion du moment ( je précise, car à  T+n, il peut dire exactement le contraire).
Ainsi même si vous n’avez pas accès au JDD, quelques échantillons de cet entretien vous permettront d’appréhender l’ensemble de son analyse et de ses propositions.
Commençons par le diagnostic. Pour Y Jadot si l’Europe va mal, c’est d’abord la faute  « aux comptables, aux libéraux avec à leur tête l’enfant prodige, E Macron. Ces libéraux sont les fossoyeurs du beau projet des Pères fondateurs. Ils ont jeté les électeurs dans les bras des poujadistes qui n’ont qu’un but : la détruire »
Dans la rhétorique européenne et notamment celle du Parlement,  dont je vous invite à  consulter le site, les Pères fondateurs sont 7 grands bourgeois et technocrates, tous fervents colonialistes, anticommunistes acharnés,  s’etant parfaitement adaptés aux vicissitudes de la 2ème guerre mondiale, libéraux convaincus et n’ayant qu’un seul souci : faire redémarrer au plus vite la production afin d’échapper à la prise du pouvoir par le salariat européen.
Leur Traité de Paris instituant l’ordoliberalisme et l’économie sociale de marché s’inscrit dans l’histoire de notre continent. Souvenez-vous du Congrès de Vienne qui  réintroduisait l’ordre aristocratique après 1815 et fit régner la paix, pendant plus de 50 ans, jusqu’à la guerre austro-prussienne. Aux têtes couronnées le pouvoir de façade,  aux bourgeois le soin d’opérer la révolution industrielle. Au peuple, au salariat, le mirage d’une prospérité en devenir.
Je vous épargnerai la liste des 7 Pères, qui va d’un raciste, colonialiste, brutal comme W Churchill à un R Schuman, frappé d’indignité nationale jusqu’en 1946 et fervent partisan de la colonalisation .
C’est à cette Europe là que vous invite Y Jadot à revenir. A cette Europe qui comme celle de 1815 vit le salariat de 1848 tenter de briser ses chaines, puis plus d’un siècle plus tard, à Paris en 1968, à Athènes, Berlin, Madrid, Rome et j’en passe, tenter de se debarasser des Traités félons, d’une démocrature qui les étouffe à petit feu quand elle ne les renvoie pas vers la haine de soi,  la détestation de son semblable.
Loin d’en tirer un quelconque enseignement,  Y Jadot, a son habitude, de désigner un bouc émissaire.  L’enfant prodige Macron, l’enfant le plus dévoué, non pas seulement spirituellement, mais très concrètement et pragmatiquement, aux Pères vénérés.
Comme toujours, pour lui, comme pour les ecolos libéraux, cette roue de secours du capitalisme agonisant, l’essentiel est précisément d’éviter … de l’aborder. Car si l’Europe est bien malade, il s’agit d’un seul responsable : le capitalisme prédateur des richesses humaines et naturelles.
L’Europe a un besoin urgent de social et de démocratie.  Sans social, ni démocratie il n’y aura pas d’avenir pour notre espèce. Mais ça les écologistes n’ont plus le droit ni d’y penser, encore moins de le dire.
Par exemple, ces effets d’annonce qui se veulent spectaculaires, pourtant si tristes.
Que sont en effet les « 100 milliards par an d’investissements dans les énergies renouvelables » de Y Jadot comparés aux 60 puis 15 milliards d’euros distribués MENSUELLEMENT et en pure perte (pour nous les misérables), par la BCE au système bancaire européen depuis mars 2015 !
Prendre les electeurs et les électrices pour des idiots•es, n’est ce pas tout simplement promouvoir le populisme. M Jadot, vos 100 milliards ANNUELS c’est un cadeau à la finance mondiale. Les derniers socialistes de Generation-s l’ont bien compris quand il leur a expliqué que, en cas de liste commune, le social et la critique des Traités ne seraient pas au programme.
Grand tacticien, il rêve de retrouver les voix qu’il leur aurait apporté en 2017…15% ! Ne rêvez pas camarades, ce monde est derrière vous.
Enfin pour conclure sur cette Europe dont la seule et unique caractéristique est culturelle, celle de tenter de penser les Lumières entre l’humain qui se plaint et celui qui a bonne conscience, une anecdote savoureuse.
JC Juncker le gardien du Panthéon des Pères,  inaugurant la statue de K Marx offerte par le PCC à Trêves sa ville natale, rendait il y a quelques semaines hommage à  la « philosophie marxiste grace à laquelle l’Europe comprend que l’objectif de notre temps est de développer les droits sociaux ».
Enfin, même si c’est un  peu fort de café, surtout pour Mr Y Jadot, qui sur le fond accuse E Macron de ne pas être assez efficace pour verdir le capitalisme financier.
Verdissons Vienne, Paris, Athènes, proclamons la fin de l’humain, pour mieux enrichir les producteurs d’acier et de … vent. Adieu le Congrès de Pantin et sa volonté de redonner la parole au salariat européen à travers une Constituante et la remise à plat des Traités félons.
Voici de nouveau,  le cauchemar qui progresse

Lundi 30 juillet 2018

Depuis quelques jours les bons esptits s’enflamment sur l’intérêt de la classification Nutri Score inscrite dans la dernière loi Santé et son volet alimentation.
A cette occasion permettez moi, une fois n’est pas coutume,  en tant qu’ancien professionnel de la prévention et expert de l’Organisation Mondiale de la Santé de vous donner une opinion qui à certain•es pourra paraître iconoclaste.
Elle est basée sur quelques  réalités souvent occultées,
1 – il n’y a aucune science qui ne soit avérée aussi peu scientifique que celle des nutritionnistes. Depuis son apparition, toutes ses recommendations ont été démenties quelques décennies après.  Si vous en doutez lisez et relisez les excellents ouvrages de mon ami Claude Fischler, dont par exemple les travaux sur les directives de la New england kitchen s’attaquant au végétarisme de la classe ouvrière américaine afin de promouvoir la consommation de boeuf … qui l’a transformée en obèses.
2 – sachez que toutes les  recommendations énergétiques issues des tables poids taille des hommes ou des femmes ont été établies sur des cohortes de GIs et de personnel féminin de l’US Army à  la fin de la 2ème guerre mondiale et que de ces tables dérivent celles de vos enfants ou petits enfants.
3- Sachant que en Occident depuis cette époque,  y compris dans les productions les plus exposés (sous réserve de celles remplies par les « immigrés »), la dépense totale d’énergie a chuté de 40%, vous commencez à comprendre. Vous comprenez que en tant que femme vous ne devriez pas absorber plus de 1200 cal et 1400 pour un homme. Amusez vous donc  à comparer ces données avec celles des pseudos « nutritionnistes ». Ils en sont toujours à gaver des stakhanovistes dès le plus jeune âge. C’est toujours votre enfant qui est trop maigre !
Que comprenez vous ?
Que le seul conseil nutritionnel serieux est celui de consommer tout simplement deux fois moins et accessoirement de varier vos nutriments en fonction de vos désirs ( bien entendu je ne m’adresse pas à ceux et celles dont la santé a déjà été altérée ).
Mais alors vous comprendrez que c’est le seul conseil qui ne puisse être promu. Il réduirait de 50% le chiffre d’affaire de l’agriculture, de l’industrie et de sa distribution.
A défaut les promoteurs du capitalisme soi-disant responsable,  préféreront vous submerger d’informations totalement inutiles, vous culpabiliser, vous transformer en véritables névrosé•es. C’est tellement plus efficace pour leur industrie alimentaire, bio (c’est toujours meilleur, question goût)  ou pas d’ailleurs, que de vous conseiller d’acheter et manger 2 fois moins en vous faisant plaisir.
En fait, vous consommeriez deux fois moins, ils vendraient deux fois plus cher. Le hic serait que vous vivriez plus longtemps et qu’ils devraient donc payer vos retraites ou plus exactement vous payer à  rien faire (pour eux ). Ça ils ne pourront jamais l’admettre.

Samedi 28 juillet 2018

A Benalla vient intelligement de résumer une semaine de débats parlementaires : « ce n’est pas une affaire d’Etat, mais une affaire d’été ».
De l’extrême droite à la soi disant extrême gauche, que des excités•es qui s’en prennent non pas à la nature de classe du régime mais au mode d’exercice du pouvoir de cette même classe.
Faut surtout pas s’en prendre à l’essentiel, mais aux détails.
Posez vous seulement une seule question. La seule question que les 2 commissions d’enquête n’ont pas posée : pourquoi le Cabinet de l’Élysée a mandaté 2 de ses conseilleurs, plus un membre éminent de LRM pour « observer » la manif du 1 mai ?
Ils•elles ne la posent pas…
Car ils•elles aussi ont peur de ce qui fait encore rigoler leurs ami•es commentateurs, ils•elles ont peur, comme E. Macron, du « grand soir » qui les balaiera, non pas à la mode tartarinesque de JLM, mais pour de « vrai », comme disent les innocent•es.

 

Dimanche 22 juillet 2018

A Benalla…Depuis plus d’un siècle jamais la lutte des classes n’a été aussi violente
Il y a déjà plus d’un siècle , en Janvier 1918, les révolutionnaires allemands declenchaient la grève générale pour mettre fin à la grande guerre sociale et abattre l’Empire. Moins d’un an plus tard, ses principaux dirigeants,  spartakistes, étaient assassinés par le régime social démocrate avec le soutien du lumpenproletariat, constitutif des corps francs.
Leur crime ? Avoir tenté de confisquer le pouvoir au capitalisme international, qui de crainte de la contagion bolchevique, confiait temporairement les affaires allemandes au SPD.
Quel rapport avec E Macron et son nervi, A Benalla ?
Si l’on veut bien se rappeler que comme le soulignait, l’homme le plus riche de la planète,  – abasourdi de pouvoir accumuler autant de richesses sans suciter la moindre violence – bien au contraire : les riches avaient gagné la guerre des classes.
Si l’on veut bien se rappeler,  que depuis A Smith, il y a une classe, celle des capitalistes, qui ayant une conscience aigue de ses intérêts, est disposée pour les accroitre et les défendre, à utiliser tous les moyens que lui offrent la démocratie formelle, ou à défaut la violence la plus brutale, on commence déjà  à comprendre.
Encore faut il se rappeler que le SG de l’Élysée fut nommé en son temps par F Hollande pour faire la chasse à l’extrême gauche, et que depuis devenu Président, Emmanuel Macron, est d’abord un dangereux idéologue, un aventurier de la finance internationale, déterminé à écraser la moindre velléité de résistance politique à sa révolution anti sociale.
Et c’est là qu’intervient, A Benalla, issu des tours du quartier de la Madeleine d’Evreux et qui rêve de réussir.  Rêve des plus légitimes. si ce n’est qu’en flirtant avec les socialistes et à leur contact, il va se dresser contre sa classe, celle des laissés pour compte, rejoignant ainsi l’armée de réserve des nantis.
Celle du lumpenproletariat « de ces masses urbaines ambitieuses, parasitaires, incapables de conscience révolutionnaire  (Marx Engels) … racaille parfaitement immorale et tout à fait opportuniste ».
Dès lors sa rencontre avec E Macron, ce représentant de « l’aristocratie financière qui dans son mode de gain comme dans ses jouissances n’est pas autre chose que la résurrection du lumpenproletariat dans les sommets de la société bourgeoise » devenait inévitable.
Il ne s’appelait pas Dupont mais Benalla, ce héros de la nouvelle bourgeoisie, ce sous prolétaire en rupture de classe, trop heureux de se laisser faire manipuler afin de mieux trahir les siens.
Mais quel intérêt particulier pouvait lui trouver un Macron ?
A ses ministres, à ses parlementaires et à son opposition, il leur laisse le soin de désarmer le salariat. Aux uns en abattant la CGT, aux autres en affaiblissant l’internationalisme en dressant les retraités français contre ceux d’outre rhin, et enfin à l’extrême droite, en alimentant la dégradation de la lutte des classes, sous sa forme la plus odieuse, celle du racisme et de l’antisémitisme.
Ça ne suffit donc pas?
Non en bon lecteur de Chomsky et comme les vieux staliniens, il sait bien qu’après avoir écrasé et souvent avec le concours de leurs dirigeants toutes les formes organisées de résistance, tel le Phénix, le Spectre de la Révolution rôde. Et il a peur.
Il tremble. A défaut de pouvoir s’appuyer sur « ces corps intermédiaires  » dont la seule fonction fut de servir le capital (sans parler de la soi-disante société civile), il craint  la moindre rébellion dorénavant dèsencartée, le moindre mouvement de contestation sauvage..il en a tellement peur que ne faisant plus confiance à ses propres services de renseignement, il dépêche ses Benalla en observateurs ! (souvenez de Julien Coupat).
Ne vous trompez pas d’analyse. L’affaire Benalla n’est pas une histoire de pieds nickelés. Elle traduit l’inquiétude, ô combien justifiée, de notre bourgeoisie face à sa propre victoire.
Même si vous n’en avez pas conscience, elle au moins craint que ses lendemains soient douloureux. Entre nous, écologistes relativement privilégié•es nous avons tellement à craindre de sa chute que nous refusons toutes les alliances et les mots d’ordre qui pourraient la précipiter, tout en privilégiant le catastrophisme planétaire de long terme, alors que c’est quotidiennement que l’Humain se meurt sous le poids du capital !
PS. Je désamorce tout de suite les critiques de ceux et celles qui seraient tentés de m’accuser de racisme.
C’est précisément en jouant sur ce levier là que le pouvoir se repose sur le lumpenproletariat, non pas directement, mais à travers le discours du FN qui encourage la solidarité de race en l’opposant à celle de classe (rappelez-vous ce moment où le PS de 1983, encourageait les médias publics à permettre à JM Le Pen de procéder à cette substitution).
Ce ne sont pas les bibliothèques ou les écoles de riches qui brûlent. Tandis que deux salariés d’origines différentes s’accusent respectivement de racistes devant leurs voitures brûlées, les patrons de Renault et Peugeot eux dorment transuilles.

 

Lundi 25 juin 2018

Il y a 80 longues années déjà,  à l’initiative du Président Roosvelt, une trentaine d’Etats européens,  des Amériques et d’Asie se reunissaient à Evian pour tenter de trouver une solution commune à l’accueil des réfugiés juifs fuyant les persécutions nazies et les pogroms des totalitarismes d’ Europe centrale.

En vain…

En 1931, dans ces réflexions sur le Monde actuel , P Valéry , précisait s’agissant de l ‘ Histoire , ‘ »qu’elle ne servait à rien,  contenant tout et donnant des exemples de tout » , ajoutant « que dans l’état actuel du monde, le danger de se laisser séduire par elle, était le plus grand que jamais il ne fut « .

Pourtant, attends nous qu’ après l’échec annoncé du prochain Conseil de Bruxelles, dont la question centrale se focalisera sur l’accueil des réfugiés , cette fois méditerranéens,   les bons esprits se réfèrent,  une fois encore, à un passé  pourtant bien révolu.

Pourquoi ? Toujours pour l’unique et simple bonne raison , que dans leur volonté de ne pas voir le monde tel qu’il est, c’est à dire dans sa barbarie la plus nue, ils préfèrent encore se raccrocher à une histoire certes dramatique , en espérant que l’évocation du  souvenir pourrait exorciser le présent. Dans le genre  » plus jamais ça  » …alors que ‘le plus terrible encore est à venir « .

Occulter le présent,  dans la conjoncture actuelle , c’est tout d’abord éviter que le Conseil des 28 et 29 juin ne soit perçu pour ce qu’il est: la fin de l’ Union Européenne et de ses illusions.

Après l’échec du plan de relocalisation de J C Juncker, visant à relocaliser 120 000 réfugiés au sein des 28, le pénible compromis auquel pourraient éventuellement parvenir les chefs de gouvernement ,qui ne boycotteront pas le sommet, sonnera en effet le glas de la méthode communautaire ou plus prosaïquement de la méthode fédérale qui présidait à la construction européenne depuis le Traité d’ Amsterdam.

Dorénavant,  les accords de Shengen et de Dublin caducs, les politiques de contrôle , d’asile et d’immigration, c’est à dire la localisation et relocalisation des flux migratoires traversant la méditerranée,   se réglera  par des accords bi ou multi latéraux entre Etats membres et leurs nouvelles colonies  (« établissement humain établi par une puissance étrangère dans une région qui lui est initialement étrangère « )  albanaises, bosniaques ou kosovars.

Alors que la libre  circulation des capitaux, services et marchandises à l’origine de cette Union était garantie depuis le 1er  Janvier 1958,  la longue histoire de la circulation des humains s’achèvera ce 29 Juin prochain; dans des camps installés aux marches de la nouvelle forteresse.

Ne pas vouloir le présent c’est aussi et surtout , refuser d’ admettre que le capitalisme financier est à la croisée des chemins.

Pour maintenir le taux de profit d’une accumulation sans précédent de liquidités, sans avancées majeures du progrès technique  et après avoir épuisé les avantages de la division internationale du travail (et que dire de l’épuisement des ressources naturelles ) ,  il n’a plus le choix.

Soit il détruit du capital, par la guerre ou une crise dont 1929 ou 2008 nous apparaitront retrospectivement comme des ballades de printemps. Soit il exerce une pression telle sur le prix du travail , que les nouvelles générations seront amenées à regretter les conditions de vie des masses laborieuses du XIX ième .

Ne pouvant accomplir l’une et l’autre sans disparaitre une bonne fois pour toute, vous comprendrez que les bienpensants aient  besoin de se rassurer en se référant à une histoire qui bien que tragique fut neanmoins surpassée.

Cette fois il n’y aura pas de 2ème mi temps

PS Face à  cette crise sans précédent la multiplication des candidatures écologistes aux prochaines européennes ferait rire, si la situation n’était pas aussi tragique .


Vendredi 15 juin 2018

Aquarius : Affrontant une tempête majeure, l’Aquarius et les deux navires italiens transportant plus de 600 réfugiés,  se trouvent à quelques miles de Bonifacio, port corse capable d’accueillir des ferrys de 800 à 1600 passagers.
Le cynisme du régime n’ayant pas de limite, JY Le Drian après  » avoir salué la proposition espagnole de mettre fin à une situation humanitaire périlleuse  » s’est engagé à accueillir en France les passagers qui débarqués à  Valence, répondraient aux critères du droit d’asile « .
Pourquoi prolonger le calvaire de ces naufragés. es de la solidarité  européenne ? Pourquoi ne pas les accueillir tout de suite à Bonifacio?
La crainte de l’instrumentalisation par l’extrême droite n’est en fait qu’un prétexte.  Celui qui cache la forêt d’une Union européenne où seuls les capitaux et les propriétaires ont le droit et sont encouragés à circuler librement . Européens ou migrants d’ailleurs, la fortune seule leur servant de laisser passer (cf encore récemment la suppression de l’exit taxe).
Pour tous et toutes les autres c’est la loi de la jungle, celle de la sélection barbare, de l’épreuve vitale. Il ne suffit pas de prouver que l’on est aussi diplômé ou talentueux que les profiteurs, encore faut il être capable de mettre son existence en jeu,  pour leur prouver que l’on est capable d’affronter la concurrence sauvage à laquelle ils ont  soumis 550 millions d’européens.

Lundi 28 mai 2018

Italie : Interrogé sur l’accord gouvernemental porté par Giuseppe Conte et l’adoucissement des  programmes européens de  deux partis,  qui pour la première fois depuis 1992 recueillaient plus de 50 % des voix de l’électorat italien, Stefano Fassina, un des fondateurs de Sinistra italiana, considérait « l’hypothèse de changer les traités européens comme sans espoir « .

Celui qui, vice ministre de l’économie de Enrico Letta démissionna car il s’était « rendu compte que la pression de l’UE ne lui laissait aucune marge de manoeuvre pour agir en faveur des travailleurs,  des chômeurs et des retraités » précisait cependant que si la coalition « rompait avec le pacte budgétaire européen, il lui apporterait son soutien »  tout en rappelant qu’il condamnait sa politique fiscale et anti migrants.

Depuis lors le  Président d’une nation dont l’art. 1 de la Constitution de 1947 précise – s’il en était besoin – que « la souveraineté appartient au peuple », dans un acte d’une invraisemblable irresponsabilité vient de provoquer la démission d’un premier ministre, certes fantoche , et d’appeler à de nouvelles élections législatives à l’automne prochain.

Le prétexte, le choix d’un vieillard de 82 ans, Paolo Savona, ancien dirigeant du Medef italien, eurosceptique de façade, comme Ministre de l’économie. Une véritable provocation, alors que la veille, les marchés s’étaient estimés triplement confortés :  assurés, ré-assurés et ré-ré-assurés par un programme démagogique dont les principales victimes auraient été les migrant•e•s.

Après le choc budgétaire, celui qui a consisté à socialiser les pertes du capital financier après la crise de 2007 2008, après le choc social celui qui impose la règle d’or pour en solvabiliser le financement, l’heure du choc de l’humiliation définitive du salariat européen aurait-elle donc sonné ?

Demain ce n’est pas à 50% que nos voisin•e•s italiens soutiendront les mouvements politiques qui,  surfant sur l’effondrement d’une sociale-démocratie coupable de trop longues années de renoncement (cf. récemment François Hollande et son pseudo refus de ratifier les Traités de la honte), parient sur la dégradation de la lutte des classes sous sa forme avilie du racisme et de la xénophobie,  mais aux deux tiers !

Avant que les conséquences de la surproduction de profits, de leur surconcentration distributive, ne conduisent à l’effondrement de ce mode de production qui apparait chaque jour plus archaïque, c’est d’abord les plus déshérité•e•s, les plus exploité•e•s à commencer par les immigré•e•s et cette masse croissante de ceux et celles qui poussé•e•s à bout s’auto désignent, dans la haine d’eux et elles-mêmes,  de « pauvres blancs » , qui seront les premières victimes.

A l’école Macron, les dirigeant•e•s européen•ne•s,  leurs médias démagogues et racistes comme le Spiegel, ont donc décidé d’humilier leurs victimes. Après avoir fait plonger la Grèce dans la misère,  ils s’en prennent au peuple qui, il y a encore quelques années, était le plus Europeen des européens.

De véritables criminels, puissent-ils un jour être jugés pour ce qu’ils ont laissé faire à leur pantin de Mattarella.


Mercredi 23 mai 2018

1- Quand la pensée unique se déchaîne contre les risques que ferait peser sur l’UE et l’Euro, la coalition populiste italienne , demandez vous pourquoi ? Ne serait ce pas pour mieux vous enchaîner aux  mythes de l’économie sociale de marché ?

A l’été 2013, J Habermas réagissant à la tribune que W Schauble venait de diffuser dans les principaux quotidiens de la zone euro  » Berlin ne veut pas d’une Europe allemande  »  (1) , présentait celui qui venait de soumettre  la Grèce au nom du principe « qu’il ne pouvait y avoir de choix démocratique contre les Traités déjà ratifiés » , de « dernier ministre de A Merkel à pouvoir encore être qualifié d’européen  » (2).
Pour ceux et celles qui connaissent l’un et l’autre , cette analyse et critique pourrait sembler contradictoire , tant nous persistons ( cf la Désobéissance de J Bayou ) à occulter la réalité profonde des assises , de l’organisation et du fonctionnement de l’actuelle Union Européenne.
Dupé.es que nous sommes par plus d’un tiers de siècle de manipulation social démocrate qui depuis J Delors  et le tournant de l’austérité, s’est acharnée à nous faire croire qu’il pouvait exister un compromis entre notre modèle social et un système économique fondé sur le capitalisme de marché.
L’un et l’autre , présentés comme aussi naturellement liés que la pluie et l’orage, alors que notre mode de production et nos rapports de production ne sont que les conséquences d’une lutte acharnée des dominants pour imposer à leurs victimes une vision du monde dont ils sont les seuls à tirer profit (cf les inquiétudes du milliardaire W Buffet face aux « succès de sa classe »).
Cette vision du monde qui conduisit un  J Habermas à couronner Schauble l’européen, offensant une fois de plus cette malheureuse Europa dont le destin n’est que violence, camoufle ne réalité qui  elle a des racines bien solides : un Bloc constitutionnel, celui du Traité de Lisbonne , intouchable .  Un objectif, maintes fois développé : améliorer les performances du système productif européen en lui assurant la rentabilité maximale , les considérations sociales et environnementales, quoique présentes compte tenu du coût de leurs externalités négatives, demeurant secondaires .
Ce bloc bénéficie d’ une doctrine idéologique largement et longuement relayée (cf , par ex Vive la crise de Y Montand et Libération)  : l’ordoliberalisme,  qui détermine l’organisation et le fonctionnement  des institutions européennes en retirant du pouvoir des elu.es  nationaux et communautaires, lla conduite des affaires monétaires et budgétaires,  tout en les soulageant d’une part croissante de leurs fonctions sociales, voire environnementales au seul profit des entreprises, du secteur privé.
Dans ce système,  réduire massivement l’impôt sur le revenu (Ligue du nord) des plus fortunés tout en multipliant les emplois verts ou en créant un « revenu de citoyenneté  »  (socialisation de la misère par saignée des couches moyennes ) , est tout bénéfique pour les nantis : leurs profits sont préservés, voire augmentés par les ponctions du petit et moyen salariat pour palier les nouvelles pauvretés que cette politique provoquera immanquablement.
Si les nantis n’ont donc rien à craindre, leurs représentants  peuvent s’en réjouir.  Schauble et Mattarella ont raison..le pauvre Habermas s’étant encore une fois fourvoyé .
 
2- Vous conforter au mythe de l’Europe sociale, vous rend captif des dominants qui vous trompent . Leur désobéir c’est : ne plus reconnaître leur loi d’airain et ses traités. La renverser et certainement pour la rendre plus juste ! Ce serait quoi d’ailleurs, une juste injustice pour tous et toutes.
En nommant G Conte à la tête d’un gouvernement populiste, les gouvernants européens ne font que constater que  si  » la démocratie ne peut changer les traités «  , elle permet toutefois de confier sa représentation (le pouvoir, ils le conservent ) à ceux qui depuis des décennies ont tout fait pour pourrir la lutte des classes en transformant ses cibles . Le succès des populistes est le leur. Ne sont ils pas parvenus à déplacer  la cible historiquement prioritaire du salariat,  le capital, ses  profiteurs et les traités qui les protègent,  vers les plus démunies  de ses victimes !
Taper sur l’immigré,  le réfugié , peut faire une politique , d’autant que face à l’échec du court terme, la réponse est toujours la même : donnons nous les moyens de taper encore plus fort. L’essentiel étant de préserver le pouvoir du capital et son  Bloc constitutionnel européen qui n’en a rien à faire des migrants.
Et puis sur le fond, leur propre expérience passée ne leur a t elle pas enseignée  (cf notre presidentielle ) que la crainte du populisme renforce  leur assurance contre la désaffection de leur électorat.  D’autant plus que dans cette période de décomposition du paysage politique traditionnel  , les idiots utiles surnageant sur ce fleuve fétide , se multiplient  focalisant  leur dernière énergie contre ceux qui résistent encore ( ah, ces pourris de « souverainistes de gauche  » ! ) . Leur offrant de facto une réassurance à moindre coût.
Hors Macron, point de salut..vous comme moi, avons donné !
 
3- Bénéficiaires d’un  Traité,  celui de Lisbonne, constitutionnalisant  la course au profit et ses conséquences humaines et environnementales catastrophiques,  d’ une idéologie,  l’ordoliberalisme,  retirant le pouvoir à ceux qui la remettraient en cause , d’ idiots utiles affaiblisant un peu plus les partisans d’une alternative à chaque scrutin plus improbable, de révoltes nationales toujours plus révoltantes, de quoi donc nos dominants pourraient ils encore avoir peur ?
Seulement de leurs turpitudes, des limites d’exploitation de leur propre système, c’est à dire d’une crise financière qui les balaieraient, déchaînant une lutte des classes sous sa forme la plus avilie de la haine de l’autre, du racisme et de l’antisémitisme.  La guerre généralisée,  la barbarie…
Si la nomination d’un Giuseppe  Conte, rassure les Macron, Merkel… elle devrait mobiliser encore plus ceux qui refusent de se laisser entraîner dans la crasse de la haine de l’autre ou de la collaboration avec ceux qui après nous y avoir entraîné,  prétendraient nous en libérer. Est il trop vain d’espérer encore ?
(1) https://www.lemonde.fr/idees/article/2013/07/19/berlin-ne-veut-pas-d-une-europe-allemande_3450256_3232.html

(2) http://www.voxeurop.eu/fr/content/article/4054321-la-belle-endormie


Dimanche 20 mai 2018
Depuis plusieurs jours vous et moi sommes régulièrement abreuvés d’informations alarmantes sur la « crise humanitaire provoquée par le régime de Maduro  » (Le Monde ), « l’accentuation de la crise alimentaire etc..  » (Le figaro ), « Le Venezuela toujours plus loin dans l’abîme  » (Libération ), etc, etc, et je ne dis rien de cette ahurissante cohorte d’expert.es qui déballent leurs insanités dès qu’ils.elles aperçoivent un micro ou une caméra bien pensante, ou plus exactement au service d’un système dont les dirigeants multiplient les appels au renforcement des sanctions , tout en dénonçant la crise sanitaire que traverserait la nation bolivarienne.
Pas besoin de se référer aux sites complotistes ou à Radio Mélenchon,  pour comprendre qu’il s’agit d’une énième manipulation pour vous dissuader de soutenir la moindre tentative internationale (et celle des chavistes est sur bien des aspects critiquables) de résistance au système dominant , et pour vous dégoûter de tout rapprochement politique avec ceux et celles qui nationalement en défendrait l’objectif.
Référez tout simplement à la base de données publiques mise à jour par la CIA , agence gauchiste bien connue,  page Vénézuela.
Vous apprendrez par exemple qu’en 2017, l’espérance de vie à la naissance était identique à celle de la Hongrie ou de la Croatie et très  supérieure à  celle de nos voisins, lituaniens, lettons, bulgares, roumains pour ne pas citer les lointains ukraibiens et russes.
Vous apprendrez que « la dramatique épidémie de rougeole » révélée par Le Monde et ses 300 cas , est effectivement dramatique , comparée aux 2000 cas français et 30000 cas européens recensés par l’OMS depuis le 1er Janvier 2018.
J’arrête là. .mais ne faires pas dire pour autant que Maduro serait le démocrate du Nouvel Eldorado!
Non, il ne s’agit pas de défendre sa bande de bureaucrates qui ont confisqué à leur seul profit la revolution bolivarienne , mais bien au contraire de  militer pour empêcher une opposition d’extrême droite de s’approprier le gâteau de la rente pétrolière en désarmant politiquement la résistance (certes aujourdhui dévoyée ) du salariat vénézuelien et plus globalement, sud américain. Opposition extrêmiste reçue en grande pompe par E Macron et largement soutenue par l’UE dans son boycott de la Présidentielle d’aujourd’hui.
Naturellement ce soutien passe par des sanctions chaque jour renforcées par ceux qui vous traineraient en justice si jamais vous demandiez que la réciproque s’applique..par ex à Israel, et surtout par un embargo total des institutions bancaires vis à vis de toutes les entreprises, notamment agro alimentaires et pharmaceutiques  auxquelles le régime pourrait s’adresser pour palier les conséquences d’un blocus dont effectivement le salariat vénézuelien commence à en ressentir les effets.
Toujours en consultant votre site gauchiste, vous apprendrez ainsi que le Venezuela fait partie dss pays dont la dette publique est une des plus faibles, rapport à son PIB, moins de 26 % et que de surcroit en 2017, en plein marasme il l’a réduite de plus de 10 points (39.3 % en 2016) pour tenter de séduire les vautours de la finance.
Rien n’y a fait le gendarme des dettes Standard  & Poor’s baissait en Décembre dernier sa notation ..
Maduro serait donc le seul coupable…allons donc .
 Le 28 dans la rue c’est aussi contre ce mensonge, contre ce Président au seul service du capitalisme financier qu’il faudra manifester notre solidarité,  non pas avec le fossoyeur de Chavez, mais avec le salariat vénézuelien.

Vendredi 13 avril 2018
Une fois encore les co présidents des Verts européens,  soutiens inconditionnels de l’autonomie de l’écologie politique et du refus de toute alliance avec des partis de gauche au 1er tour d’ élections nationales, constatent cyniquement que si leurs alliés potentiels n’ont pas atteint leurs objectifs, les Verts hongrois  tirent leur épingle du jeu :   » Hungarian opposition does not achieve its goals, Green win little, Orban wins big « .
A la réflexion ce constat est juste…mais leur analyse fausse et les félicitations adressées à  B .Szell, la coprésidente de LMP , injustifiables, voire condamnables. Encore faudrait il traduire clairement le titre de leur communiqué : ‘
 »  l’opposition à V Orban n’a pu empêcher le Fides et ses alliés  d’atteindre la majorité des deux tiers, il s’en est fallu de 4 sièges .Les écologistes de LMP ont effectivement progressé de 3 sièges tout en en offrant 5 à Victor Orban et ses comparses « .
Sans se laisser aller à accuser LMP et sa dirigeante d’être une sous marinière de V Orban comme le font tous les partis démocrates hongrois, du MSZP en passant par DK  et Ensemble, sans oublier l’extrême droite, leur stratégie d’ autonomie , leur refus de se désister en faveur de candidat.es mieux placé. es , constitue un véritable crime politique.
Comme vous le constaterez en fin de lien, alors que la gauche et les écologistes rassemblés pouvaient faire le grand chelem à  Budapest (18 sièges sur 19 ), le maintien de LMP leur en a fait perdre 5 au profit du Fides, alors que la majorité constitutionnelle se jouait à 4 sièges !
M Frassoni et R Butikofer vous avez raison .
 L’opposition démocrate à  V Orban qui n’a jamais cru pouvoir emporter les législatives, mais qui avait de grandes chances de l’empêcher de poursuivre  ses réformes constitutionnelles liberticides, anti immigrés,  voire antisémites,  n’a pas atteint cet objectif certes limité mais combien essentiel pour nos camarades hongrois,   .. la faute à qui ?   A unmouvement politique de centre droit reconnu par la communauté écologique européenne.
Un enseignement et une conclusion.
L’écologie politique européenne n’a rien à faire de soi disant partis  ecolos libéraux ou centristes, dont l’opportunisme est la seule ligne politique.
Le Parti Vert Européen  – et je n’oublie pas EELV, s’il existe encore – doivent  condamner la stratégie suicidaire de LMPavant de déclencher son exclusion, en lançant une mise en garde à tous les mouvements écologistes qui seraient tentés de l’imiter.
Une interrogation.
A la veille des Européennes de 2019, où souhaitent donc vous entraîner les dirigeants actuels du PVE. Compte tenu de leurs positions, l’écologie politique européenne peut s’attendre au pire.

http://nepszava.hu/cikk/1157122-azlmpbudapestenotkepviselotajandekozott-a-fidesznek

 


Le 5 avril 2018
Recevant des représentations de « l’opposition vénézuelienne » E Macron s’inquiétait du deroulement de la prochaine présidentielle et de la situation humanitaire d’un pays soumis à embargo américain,   regrettant notamment que les autorités « continuent à refuser toute aide internationale « .
De qui se moque t il ? Et pourquoi celui qui se préoccupe des droits humains à 7600 km de Paris manifeste t il si peu d’intérêt pour leur violation chez ses voisins, espagnols notamment ?
S’il est bien vrai que la baisse des cours du pétrole,  principale ressource publique de l’économie bolivarienne est à l’origine de son effondrement, l’embargo financier et bancaire décrété l’été dernier par D Trump a définitivement détruit toute possibilité de redressement.
L’UE dont les banques ne peuvent que s’aligner sur le modèle US a encore récemment complété le siège humanitaire de Caracas en s’en prenant aux avoirs  des principaux dirigeants maduristes du secteur public vénézuelien. Précisons que dans ce système sud américain ces avoirs ne sont pas privés mais publics, les dirigeants en question étant les seuls à pouvoir opérer les comptes bancaires étrangers de ces entreprises.
On peut toujours tout critiquer..mais l’essentiel à retenir est que aujourd’hui le Venezuela ne peut plus rien importer , ni médicament,  ni produits alimentaires, ni pièces de rechange pour son industrie pétrolière,  ..Comptes bancaires bloqués,  crédit impossible, il ne lui reste plus que la mendicité.  Et c’est précisément ce que lui demande cyniquement E Macron.
Après avoir soutenu les appels à la sédition du Président de l’assemblée nationale Borges et de l’ancien maire Ledesma, après leur avoir fait accorder le prix Sakharov par le PE, Macron et ses pairs utilisent la dernière arme, celle de l’humiliation, la plus terrible pour un peuple qui tenta de redresser la tête après des années de domination américaine puis européenne.
Que les maduristes soient  responsables de la gestion catastrophique de la rente pétrolière qui le niera, pour autant faut il fermer les yeux sur des interventions internationales dont nous sommes personnellement co responsables en tant que citoyens européens ?
E Macron , ni vous ni moi, ne sommes des électeurs caraquenos, mais européens que la question des droits humains  interpelle universellement, mais alors pourquoi fermer les yeux sur leurs violations près de chez nous ?
Au lieu de soutenir le régime post fasciste espagnol, encourager et participer à la traque des elu.es catalans, au prétexte qu’ils auraient encouragé une consultation régionale elle bien démocratique,  E Macron ne ferait il pas mieux de condamner ses visiteurs lointains qui une fois élus encouragerent ouvertement l’armée vénézuelienne à s’emparer du pouvoir ?
Promoteur d’une mondialisation du pouvoir absolu du capital financier et de son idéologie post démocratique ,  l’ordo libéralisme , – cet état où il « ne peut y avoir de vote démocratique contre les Traités  » – E Macron se joint à la bande de tous ceux et celles qui espèrent pouvoir en finir avec ceux qui leur tiennent encore tête.
La défense des cheminots, des pauvres de Caracas, des Maduro ou Martinez, des Castro ou Morales, c’est toujours le même combat , celui où l’on ne choisit pas forcément le meilleur allié contre l’adversaire principal , cet adversaire qui à force d’humiliation et de renoncements parviendra à nous soumettre définitivement.
Après le brésilien Lula, l’argentine Kirchner, l’equatorien Correa , ces libérateurs menacés par la justice des revanchards, à quand le tour de Maduro et…je n’oublie pas notre camarade du Buen vivir, Morales le bolivien.  Pour E Macron, il fera tout avec ses complices pour que ce soit au plus tôt.

http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/communique-entretien-entre-le-president-de-la-republique-emmanuel-macron-et-une-delegation-de-l-opposition-venezuelienne/


Le 23 mars 2018

Quelques jours après l’attaque du Bataclan, un Ministre de la République,  celui de l’Economie, estimait que  » la France et ses élites avaient une part de responsabilité dans le terreau sur lequel prospèrait le djihadisme » . Il fut immédiatement rappelé à l’ordre par Hollande et Valls condamnant ceux qui cherchaient « des excuses sociologiques ou culturelles à ces attaques ».
Devenu Président,  E Macron récidivait en Novembre dernier à  Tourcoing en soulignant « la part de responsabilité de l’Etat dans l’abandon des quartiers et des territoires..qui avait pu pousser certains dans les filets de l’Etat islamique « 
Après le drame de Trèbes, les droites extrêmes avec le concours de M Valls, surfant sur un climat d’inquiétude exacerbé par la classe médiatique,  se déchaînent contre un Président jugé trop complaisant et un gouvernement qui aurait mis fin à un Etat d’urgence , lui protecteur.
Si en son temps E Macron et sans chercher à l’en excuser révéla quelques racines du lumpen terrorisme, celui de ces paumés. es à la recherche d’une cause héroïquement rédemptrice,  il prit bien soin d’en dissimuler la principale facette, celle qu’il l’alimentait, celle du Terrorisme d’Etat, à l’origine d’une guerre bien réelle entre mondialistes et laissés pour compte condamnés à la désespérance réactionnaire.
Parlant ouvertement de situation de guerre, la droite n’a pas ses scrupules. Faisant l’impasse sur ses causes, elle en rajoute sur ses conséquences en exigeant toujours plus de restrictions aux libertés individuelles, comme si terroriser nos concitoyens, pouvait terroriser les lumpens djihadistes.
Elle non plus ne le nomme pas. Mais c’est bien du renforcement du terrorisme d’Etat , et cette fois non pas contre une cible extérieure qu’il s’agit, contre son propre peuple, ou plus exactement de cette fraction qui pour une raison ou une autre considére que la mondialisation de la marchandise, détruit l’humain et sa base matérielle.
Cette offensive contre les droits humains est d’autant plus dangereuse que le calendrier social et géo politique lui est favorable.
Qu’il s’agisse des révélations concernant les dessous du déclenchement de la guerre privée du régime Sarkozy contre l’Etat libyen, du développement des conflits sociaux dans les services publics et à la SNCF, de la grogne du monde universitaire, de la situation explosive dans l’ultra marin comme à Mayotte ou en Nouvelle Calédonie,  etc..la demande de criminalisation , en clair de terrorisation des mouvements sociaux n’a jamais était aussi forte.
Et il y a fort à parier que le Ministre, Président ne résistera pas longtemps à la furie des extrêmes.
Dans son célèbre article sur le  »  Terrorisme, l’arme des puissants  » publié à la suite des événements du 11 Septembre, Noam Chomsky,  concluait sagement en rappelant que « pour lutter contre le terrorisme, il impose de réduire le niveau de la terreur, pas de l’accroitre ».
Parmi les moyens qu’il préconisait,  le premier s’imposait aux médias.  Celui de « faire prendre conscience aux opinions publiques, des réalités sociales et internationales, dont seules les élites avaient connaissance ou soupçonnaient l’existence « . S’agissant plus particulièrement des Etats Unis, il rappelait la Terreur (toujours cachée par les médias ) que ses gouvernements avaient imposé à l’Amerique Latine, ainsi que leur soutien politique et militaire aux régimes et aux fractions les plus extrêmes du salafisme.
Le second et tout aussi important pour le mouvement social, ne rien céder sur le plan des libertés fondamentales .
Face à cette nouvelle tentative de créer un pseudo consensus national centré sur la lutte contre le lumpen  terrorisme, il est plus que jamais indispensable de dénoncer ce terrorisme invisible celui de l’Etat contre un ennemi extérieur la plupart du temps provoqué (interventions contestables en Libye, au Mali et en Syrie ), pire encore contre un ennemi intérieur,  jamais clairement identifié , à la merci de l’arbitraire d’un Etat répressif toujours plus puissant (cf rétention administrative cad privation de liberté selon des critères forcément arbitraires contre les fiché.es S).
Bien évidemment,  mais faut il encore le préciser dans ce climat attentatoire,  rien, absolument rien ne justifie la violence meurtrière du lumpen djihadisme, quand bien même pourrions nous mieux en comprendre les origines, pour mieux le prevenir et nous en protéger.

13 mars 2018
Très sincèrement je ne cheche pas à contribuer à la position de votre parti EELV à la veille de la grève du 22 mars. Cela m’intéresse d’autant moins que le rapport Spinetta et les conclusions tirées par E. Philippe ne sont que le prolongement de loi d’août 2016 demantelant la SNCF et que les parlementaires EELV adoptèrent à l’unanimité.
Non, ce qui m’afflige c’est le rapprochement que certains militant.es écologistes de base font entre un statut contestable et une dette abyssale.
Tordons le cou à la dette. En 1993, l’Allemagne croulant sous les dettes liées à sa reunification n’a pas hésité à requalifier plus de 250 milliards de F de l’époque , soit près de 50 milliards d’euros d’aujourd’hui en dette publique pour sauver et unifier son réseau ferroviaire. Alors que Renault, la fac d’Oxford , et j’en passe empruntent à 2% sur 100 ans à qui peut on faire croire que cette requalification serait insoutenable si..elle ne se traduisait pas par une deterioration des conditions et rémunérations des cheminot.es.
Tous les jours , sur la plupart des médias,  aux infos vous apprenez depuis des années que la bourse augmente de 0.2 , 0.3 %, voire plus, tandis que les investisseurs s’inquiètent de la publication des prochaines statistiques sur le chômage,  la hausse des salaires, voire l’inflation.
Depuis 2013, alors que la Cac progresse annuellement de plus de 10%, que vos salaires stagnent quand vous ne vous retrouvez pas au chômage,  et que notre deficit public progresse de plus de 3%, demandez vous où donc va votre pognon, qui profite de votre paupérisation ?
Vers les cheminot.es, le service public, comme s’empressent de le proclamer ceux et celles qui dans bos rangs avillissent la lutte des classes, non bien sûr,  seul le capital en profite.
Aujourd’hui plus de 90% de la pseudo croissance entretenue à coup de deficit budgetaire profite aux seuls actionnaires , au capitalisme financier. Songez donc que les seules reductions de charges sociales, cad de votre salaire..indirect depassent les 60 milliards, plus que le deficit budgétaire. C’est avec votre endettement citoyen que vous payez les dividendes de vos patrons .
Patrons prêts à  tout pour empecher qu’une seule fraction de la valeur ajoutée supplémentaire puisse leur échapper.Que la situation de la SNCF s’améliore notamment pour les cheminot.es, les rend fous furieux, eux qui exigent  en tirer une  rente supplémentaire. Il faut bien les mettre quelque part ces milliards de profits qui ne profitent à personne..pardon au millième.  Aussi revendiquent ils la double garantie du rentier, que l’Etat s’engage à les rembourser et pour que le taux soit le plus élevé que le prix du travail (durée et rémunération notamment) soit le plus faible possible.
Autrement dit s’ il ne devait y avoir qu’un seul mot d’ordre pour le 22 mars et les suivants ce pourrait être,  touche plus à ma SNCF, ni au statut de ses salarié.es. Dans l’urgence sociale du moment, tout le reste c’est fu baratin.
Ps, au prochain Cf de votre parti qui se tient ce week end, la Sncf n’est même pas à l’ordre du jour..par contre la fusion avec Generation ou la préparation des Européennes font carton plein..ah la course aux postes chez EELV,

Le 6 mars 2018

Confrontés aux menaces des J C Juncker et W Schauble, les Européens « peuvent ils  faire un choix démocratique contre les Traités » ?
Telle est une fois encore la question posée au lendemain des législatives italiennes.
En  France , en Avril 2017 , les deux candidats pro européens à la Présidentielle recueillaient moins de 45 % des suffrages de nos concitoyens. En Italie , aux législatives,  les listes eurosceptiques atteignent pratiquement les 2/3 des voix.
Pour comprendre l’invraisemblable degradation de la confiance que les electeurs des 2* et 3* économies européennes portent aux institutions communautaires , rappelons nous qu’il y a tout juste une petite dizaine d’années, alors que les français rejetaient le projet de Traité constitutionnel de 2005, le Parlement italien l’approuvait par 217 voix contre …16!
Que s’est il donc passé pour qu’en si peu de temps notre voisin transalpin nous rejoigne dans un aussi profond euroscepticisme ?
Aux conséquences maintes fois évoquées liées à la mise en oeuvre des Traités budgétaires (austérité généralisée,  dérégulation du marché du travail et démantèlement progressif de la protection sociale), s’est superposée l’abandon par l’UE et en particulier par la France et l’Allemagne, d’un pays que la situation géographique plaçait en 1ere ligne face à l’afflux des réfugiés traversant la Méditerranée.
Mais une fois encore les dirigeants sociaux libéraux après avoir porté au pouvoir un de leurs maillons faibles, la Gauche démocrate en la personne de M Renzi, l’ont laissé tomber après lui avoiir fait faire le sale boulot de la réforme du travail et des retraites.
Pour eux il s’agit toujours de miser  sur l’effondrement du socialisme, c’est à dire concrètement sur la degradation de la lutte des classes en sa forme la plus avilie, celle du racisme,. Ils ont donc volontairement abandonné les Italiens à un afflux migratoire sans précédent, pour mieux les conduire dans l’impasse crasse d’une révolte révoltante.
Tel est bien le drame qui se joue sur la scène de cette Europe là.
Quand étouffés par l’ordoliberalisme et sa democrature,  les peuples ne peuvent venir à bout des Traités qui les martyrisent , ils sont précipités dans une révolte sans issue , que l’appareil politique bon genre et son cortège médiatique , s’empressent alors de présenter  comme révoltante.
Alors se referme le  cercle vicieux de la democrature, celle de la soumission de la democratie aux impératifs du capital financier. Pas de salut, hors des Traités.
Et non, les Italien.nes ne sont pas devenus racistes et encore moins anti européens, ils sont tout simplement désespérés par la trahison politique des mouvements qui historiquement se présentaient comme les premiers défenseurs de leurs droits humains et sociaux.
En les jetant dans les bras des droites extrêmes,  de la contre revolution, de chacun contre tous les ordoliberaux triomphent.
 Surprenant d’ailleurs que personne ne relève que la Ligue du Nord , raciste et anti européenne qui ne dépassait pas les 5% en 2013, après s’être nationalisé et socialise, approche les  20% en etant devenue presque aussi pro européenne que le P Démocrate .Ce qui au passage laisse toutes ses chances à Matteo Salvini de conduire un prochain gouvernement de droite extrême, selon un schéma d’ailleurs très semblable à celui qui ouvrit le pouvoir aux fachos autrichiens .
Salariés européens, immigrés méditerranéens,  quand donc allons nous comprendre que cette Europe là nous dressant les uns contre les autres, nous poussant volontairement dans le caniveau politique de la haine de son semblable,  n’a qu’un seul objectif : nous avilir pour nous soumettre volontairement à un capital dont les capacités d’exploitation de notre identité et de son environnement deviendraient sans limites ?
En 2019, il ne s’agira pas de défendre un Euro plus, un couple franco allemand renforcé,  un zeste de démocratisation de l’Eurozone, mais d’en finir avec cette idéologie du laisser faire , de cet ordoliberalisme et de sa  « démocratie  » , décor d’une marchandisation effrénée de l’humain et de son milieu.
C’est pour une Constituante des peuples qu’il faudra enfin militer ,  la seule réponse digne aux pressions des gérants du capitalisme financier, les  Juncker, Schauble, Macron , Merkel…

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