Pourquoi défendre la #ZAD ? Déclaration de la #CoopérativeÉcologieSociale #NDDL  

L’intervention de 2500 policiers contre la ZAD de NDDL, après celle de Bure, les attaques qui se multiplient contre les Communes libres de Tolbiac et les facs occupées nous concernent toutes et tous. En une semaine, plus de 20 lieux ont été détruits, 148 personnes blessées, plus d’une dizaine de personnes arrêtées. Macron entreprend la destruction de tout ce qui est social, collectif et solidaire et il fait matraquer toutes celles et tous ceux qui résistent, comme à NDDL, au nom d’une société soumise à la dictature du profit. Ce climat n’est pas sans rappeler celui qui avait conduit à la mort de Rémi Fraisse à Sivens, en 2014. Les forces de l’ordre tirent dans la foule avec des armes qui ont déjà prouvé qu’elles pouvaient provoquer des séquelles irréversibles voire être létales. La solidarité contre la répression étatique doit être considérée comme un rempart composé de lieux de mobilisation communs à construire. Développons ces lieux, ramifions ces réseaux. Unissons nos efforts contre les violences et renforçons nos alternatives. Organisons-nous en reliant les ZAD : Zones de Solidarités Populaires – Zones Sans Police –, Zones sans OGM, Zones de Gratuité … pour un autre monde, celui du « bien vivre ». Mutualisons les expériences et construisons les outils autonomes de nos solidarités : assemblées, squats, récup collectives et cantines et toutes les autres formes de l’entraide … L’usage de la violence d’Etat a un but : en finir avec tout projet d’émancipation collective qui ne passe pas par le marché ou l’Etat au service du marché. C’est pourquoi défendre les ZAD, c’est construire un projet d’écologie sociale. 

1) Les ZAD sont des zones d’autogestion, d’entraide et d’expérimentation collective. Autogestion et subsistance sont les principes de l’occupation du terrain.  Dans ces lieux de vie se construisent des choix fondamentaux que nous partageons, comme le refus de l’omniprésence de l’argent et des hiérarchies dans la vie quotidienne, la mise en place collective de « communs », l’autonomie alimentaire, une critique radicale des institutions et des hiérarchies sociales et politiques.

La préfète défend des projets individuels et veut détruire tout projet collectif. L’emploi de la force menace des habitant.e.s de plusieurs lieux de vie, qui n’ont pas demandé, ou qui ont refusé de demander, individuellement, la régularisation de leur situation. La ferme des « 100-Noms », lieu de travail et de vie considéré comme emblématique, a été détruite alors même que ses occupants auraient marqué leur volonté de régulariser leur situation, mais sans vouloir se plier à l’obligation d’une démarche individuelle. C’est au nom des valeurs de l’individualisme, de la compétition et du productivisme que sont détruites les habitations collectives comme les « 100-Noms ». Oser dire « Nous » c’est la première étape pour reprendre le pouvoir sur nos vies.

2) Les ZAD sont des zones d’abolition des dominations et des oppressions : Elles permettent de continuer d’inventer des possibles, de changer la vie ici et maintenant en étant intergénérationnelles, intersectionnelles (classe, genre, race), anti-patriarcales et anticapitalistes. Les ZAD luttent contre les formes d’oppression contre toutes les formes de racisme et de sexisme : hommes / femmes, hétéros / LGBT, jeunes / vieux, français.e.s / immigré.e.s, valides/ handicapé.e.s … Les ZAD sont des Zones pour défendre l’égalité qui consiste à assurer l’accès de toutes et tous aux mêmes opportunités, droits, occasions de choisir, conditions matérielles tout en respectant leurs spécificités. Les ZAD ont choisi de sortir volontairement du système en s’organisant sur la base de l’égalité, de l’autonomie et d’une émancipation libératrice des capacités humaines enchainées par le capitalisme. Dans les ZAD, nous sommes tous des Camille. Nous n’avons ni dieux ni maitres.

3) Les ZAD sont des zones de résistance à la marchandisation du monde. Ce sont des zones de gratuité face à un monde où tout se vend et tout s’achète. Les ZAD expérimentent la démarchandisation comme moyen et comme objectif. Dans les ZAD, on cherche à démarchandiser les échanges en appliquant le droit d’usage plutôt que le droit de propriété, la participation libre et consciente plutôt que la tarification fixe à outrance comme dans le « non-marché » du jeudi sur la ZAD de Notre Dame Des Landes.

Dans les ZAD, toute personne doit pouvoir avoir accès à ce dont elle a besoin pour vivre sans pour cela devoir consentir de contrepartie. Avoir un toit se nourrir, s’éduquer, se soigner, se vêtir, se chauffer, s’éclairer, n’a rien d’une option. C’est un droit. Les ZAD sont un élément de protection sociale pour quiconque souhaite développer une activité qui réponde aux besoins primaires de la communauté, tout en diminuant progressivement l’emprise de l’économie sur le quotidien des participant.e.s. 

4) Les ZAD sont des zones de construction des Communs. La ZAD permet de redéfinir les rapports de propriété. Construire de nouvelles enclosures, c’est le projet d’une Etat autoritaire qui veut en finir avec les communs où des femmes et des hommes libres construisent ensemble des projets de vie fondés sur la réappropriation des biens communs privatisés que sont devenus la Terre, l’air, l’eau, la culture, l’éducation, la santé. Les coopératives sont devenues l’expression d’une alternative à l’économie, une alternative de plus en plus viable et étendue. Les communs ne se résument pas à la défense des biens communs mais sont d’abord l’implication de chacun dans la construction d’espaces communs. La ZAD est un commun qui met en application les idées et valeurs de l’écologie sociale à l’échelle locale. Les ZAD obligent ses habitants à mettre l’imagination au pouvoir en suscitant des inventions quotidiennes : celle des institutions « communes » et des règles de vie. Inventer des institutions est un processus collectif qui suppose de reconnaitre la part de liberté individuelle au sein d’une habitation et d’un territoire collectifs. 

5)  Les ZAD sont des Zones d’éducation populaire : La ZAD est une base arrière, un pôle de diffusion et un espace de rencontre pour les écologistes sociaux. C’est le lieu où la réflexion et l’autoformation sont partagées et où des cultures et des traditions nouvelles pourraient naitre. Les ZAD puisent leurs références dans le communalisme de Murray Bookchin, les Blacks Panthers, les néo luddites anglais, les Taz ( Zones d’autonomie Temporaire), d’Hakim Bay, les luttes au Rojava et au Chiapas, les communautés libertaires, l’associationisme, l’écoféminisme et le mouvement de la Justice environnementale.

6)  Les ZAD sont des zones d’autonomie démocratique. Elles sont une des formes du communalisme. Le communalisme ne se réduit pas au municipalisme, cette autogestion écologique et populaire des institutions municipales. Le communalisme, c’est d’abord le droit des peuples à décider de leur avenir, la capacité de reprendre le contrôle de nos territoires en créant des espaces libérés de l’emprise du capitalisme. Dans ce sens, la ZAD permet de construire un projet politique durable englobant l’ensemble des alternatives à une existence soumise au système capitaliste. C’est ce projet qui fonde les soubassements du territoire qui soude la ZAD, qui cimente les relations et les expériences. Les Zadistes préfèrent construire de manière pratique et empirique un « lieu-autre » où les règles de domination étatiques et capitalistes sont abolies et où une forme de vie sociale est testée et vécue.

7) Les ZAD sont des zones d’abolition des spécialisations instituées par le capitalisme entre travail manuel/intellectuel, ville/campagne, théorie/pratique, sachant.e.s/ignorant.e.s, compétent.e.s/sans qualifications, dirigeant.e.s/exécutant.e.s, connu.e.s/ anonymes. Les ZAD sont des Communautés Politiques Autonomes où la séparation entre les catégories de l’économie, du social, de la politique disparaît progressivement. Les mouvements de contestation des dernières années ont contribué à reposer la question ancienne de la place des intellectuel.le.s dans les mobilisations sociales. Les mouvements contre les Grands Projets Inutiles et Imposés manifestent une opposition directement politique en expérimentant, par la pratique, de nouveaux modes d’organisation et de représentation alternatif, notamment sur la place et la représentation du travail. Dans la ZAD, le travail est polymorphe, les ouvriers et les paysans sont philosophes, artistes et poètes. 

8) Les Zad sont des Zones de solidarité populaire, décoloniale et internationaliste. Les ZAD sont des lieux de solidarités actives avec des luttes contre des projets imposés, inutiles, nuisibles et mégalomanes. Les habitant.e.s de la ZAD sont investi.e.s dans la solidarité avec les migrant.e.s et réfugié.e.s, avec les quartiers populaires où subsistent des pratiques coloniales mais aussi avec les luttes indigènes au Mexique ou les kurdes du Rojava, la défense de la terre et des forêts. Les ZAD sont No border. La construction de l’Ambazada, espace de rencontres pour les luttes et les peuples du monde est le symbole de cette volonté de s’organiser à l’échelle planétaire en créant une base intergalactique de solidarité. 

9) Les ZAD sont des Zones engagés contre la destruction du vivant. Elles ne défendent pas la Nature. Les ZAD, c’est la nature qui se défend. Comme le dit un texte de la ZAD : « Nous sommes la communauté des êtres de nature qui se défend, nous sommes des milliers, vivants. Nous n’accepterons pas le jeu de dupe de l’expropriation de nos territoires millénaires pour finir désœuvrés dans des mares aseptisées, alignés sur des haies chimériques ou broyés sous les chenilles mécaniques. Nous ne serons pas la monnaie d’un marché qui confond la vie et le béton. Nous sommes le bocage, le marais, les mares et le jonc piquant, mais nous sommes aussi de chair et d’os, de sève et de fruits, l’âme de ce pays debout. S’ils osent venir, sachez que nous serons là, solidaires parmi les vivants. Nous ferons de nos crocs, de nos dards, des barbelés infranchissables. Nous serons les barricades, nous serons les tranchées et le fluteau nageant, la sirène enchantée qui guidera le troupeau de CRS hypnotisés au fond du marécage. »

10) Les ZAD sont des zones de convergence des luttes. Elles sont un moment et un espace de la convergence des luttes. La convergence a besoin de bases arrières organisées dans la guerre de positions qui l’oppose au capitalisme et à son monde. Les décalages dans les cycles de luttes, les oppositions idéologiques et les concurrences entre structures militantes, constituent autant d’obstacles dans la constitution de fronts de luttes qui convergent. Mais le but est le même dans les gares, les bureaux, les usines, les facs et les champs. Dans les services publics et les ZAD, nous sommes soumis.e.s à la même offensive néolibérale qui veut détruire un modèle de civilisation sociale pour le remplacer par le règne du profit et une sorte de darwinisme social. Face à Macron et son monde les ZAD sont un espace de rassemblement et de convivialité (concerts, fêtes…) mais aussi de lutte où les sigles, les sectes et les boutiques politiciennes disparaissent à travers la convergence des buts. Nos vies valent mieux que leurs profits.

Défendre la ZAD, c’est défendre la société face à Macron et à son monde. La Zad vivra ! 

La Coopérative Politique Ecologie Sociale, Le 15 avril 2018

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Écologie sociale appelle à la #MarchedesCobayes, une marche de l’écologie pour la santé environnementale avec des dizaines d’associations, des syndicats et plusieurs personnalités politiques @marchecobayes

La Marche de l’écologie pour la santé environnementale reliera Fos sur mer à Paris entre le 1er mai et le 30 juin.

Malbouffe, pollutions, exposition aux produits toxiques, lobbys : BASTA !
FACE A LA CRISE SANITAIRE, AGISSONS ENSEMBLE !

Avec de nombreuses organisations, syndicats, associations de victimes, associations environnementales, associations de santé, personnalités, personnalités politiques … nous marcherons pour :
1) Rassembler les personnes isolées, invisibles et victimes dans leur travail, dans leur lieu de vie, dans leur alimentation, dans leurs soins… de produits toxiques, de produits de santé défectueux, de polluants dangereux pour la santé et les générations futures
2) Créer un mouvement citoyen et un éveil des consciences contre l’inertie des pouvoirs publics en matière de santé environnementale
3) Faire entendre la voix des victimes du système et de la capture scientifique et réglementaire des lobbys sur nos vies
4) Contraindre à l’action les pouvoirs publics sur cette 4eme crise écologique, la crise sanitaire et environnementale qui compromet notre futur et celui des générations à venir
5) Réclamer Justice / réparation / reconnaissance / indemnisation des victimes de la crise sanitaire et environnementale avec l’inversion de la charge de la preuve (ce doit être à l’industriel de prouver l’innocuité de son produit et non à la victime de prouver le lien de causalité entre sa pathologie et le facteur de pollution ou le pdt toxique)
6) Exiger une recherche, une expertise et une justice indépendante et refonder toutes les méthodes d’évaluation et d’homologation avec un contrôle citoyen
7) Renforcer la protection de la santé au travail en rétablissant les CHSCT.
 
Nos actions engagent la défense de l’environnement et de la santé dans leur ensemble grâce à un événement national.
Cette marche se veut une plateforme pour valoriser vos initiatives et vos actions dans une démarche commune en faveur de l’écologie et de la santé. Elle est une plateforme pour mettre en lumière les problématiques diverses qui nous touchent toutes et tous autour de la santé et de l’environnement.
Toutes les informations ici : http://marchedescobayes.org
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Saint-Denis, Bourse du travail, mardi 10 avril 2018, de 19h à 21h30, discussion autour des enjeux et de l’avenir de l’écologie politique,  avec les animatrices et animateurs de la Coopérative Écologie sociale

A Saint-Denis, vous vous reconnaissez dans les valeurs d’une écologie politique de transformation et dans les actions des réseaux citoyens dyonisiens (Alternatiba SD, AMAP-Dionycoop, Collectif sans-papiers, Collectif Haguette, Collectif Eau publique, ESS alternative, Nuit Debout, syndicats, associations de quartier, collectifs, LFI, EELV…)?

Sonia Pignot, membre d’EELV et du groupe Rouge et Vert (REVE) et Insoumis

François Longérinas, ancien membre des Verts et membre des Insoumis.e.s

Bally Bagayoko, animateur du groupe Rouge et Vert (REVE) et Insoumis

vous proposent d’inaugurer un cycle régulier de rencontres conviviales et de réserver votre soirée du 10 avril 2018, de 19h à 21h30, à la Bourse du travail de Saint-Denis

pour un dialogue et des échanges amicaux sur les enjeux et l’avenir de l’écologie politiqueavec les animatrices et animateurs de la Coopérative Écologie sociale* :

Francine Bavay, Benédicte Monville, Patrick Farbiaz et Sergio Coronado

 

*Coopérative Politique Écologie Sociale, qu’est-ce que c’est ? Consulter

https://www.facebook.com/saintdenisinsoumise/                                                                                                                        Ou https://ecologiesociale.org/

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Quelle destination pour la #SNCF ? Solidarité avec les #cheminot.e.s pour un service public de qualité

Quelle destination pour la SNCF ?
Solidarité avec les cheminot.e.s
pour un service public de qualité

Refusons la libéralisation des chemins de fer voulue par Emmanuel Macron et son gouvernement qui ne cherche qu’à faire disparaître le secteur public au profit du privé et de ses intérêts financiers.

La sécurité du rail n’est pas compatible avec des intérêts financiers privés
Ex. en GB : réseau vieillot et lent. Toutes les infrastructures sont à moderniser
– 4 trains sur 5 arrivent en retard dans le Sud.
Actuellement, 58 % des anglais sont très mécontents des résultats de l’ouverture à la concurrence.

Le rail plutôt que la route pour favoriser la transition écologique

– Concernant les coûts externes (coûts des accidents – des bruits – de la pollution de l’air  de l’impact sur la biodiversité, …) c’est le transport ferré qui est le moins cher (9 fois moins que la voiture particulière)
– La route est le vrai concurrent du rail : la route a tué le fret ferroviaire (problème de souplesse et abandon de la taxe poids lourds)
– Notre réseau ferroviaire est un atout qui peut permettre de relever les enjeux environnementaux actuels tout en irrigant finement le territoire : n’acceptons aucune suppression de ligne régionale  ou inter-cités et permettons aux usagers de poser leur voiture dans des parkings aménagés à proximité des gares
– Chacun(e) doit pouvoir se passer de sa voiture pour aller au travail 

L’ouverture à la concurrence ne fera pas baisser les prix
Ex. en GB : Le coût du transport ferroviaire est totalement à la charge des usagers . Chaque mois, les britanniques dépensent 6 fois plus que les français pour se rendre à leur travail
Ex. en All : L’Etat a racheté la dette. Il participe au financement du rail et subventionne les entreprises privées. Les allemands dépensent 3 fois plus que nous pour aller à leur travail.

Le statut des cheminot.e.s est-il une entrave à la réussite de la SNCF ?
– Sur 300 000 salarié.e.s des différents établissements rattachés à la SNCF, seule une minorité de 120 000 a le statut de cheminot.
Pour 100 km, la SNCF emploie en moyenne 5 cheminot.e.s. La Cie allemande D. Bahn 5,9
– les cheminot.e.s sont-ils des privilégiés ?
Ils et elles travaillent la nuit +  dimanche et jours fériés + vacances scolaires (Noël,…), doivent rester éveillés et attentifs dans une cabine pendant des heures
– Leur salaire qui n’a rien à voir avec ceux des financiers de Bercy.
Gel des augmentations salariales depuis 2014
Salaire moyen d’un Chef de bord : 1 269 euros nets
Salaire moyen toutes catégories : 2 900 euros bruts
35 h de travail par semaine – 132 j de repos annuels – 41,5 années pour avoir sa retraite
– 2 explications à l’élévation du coût du travail des cheminot.e.s :
La structure du personnel évolue au profit des maîtrises et cadres, mieux payés
l’âge moyen des cheminots est de plus en plus élevé

  • Les cheminot.e.s ont fait des efforts de productivité supérieurs à la moyenne nationale
    Depuis 2004, 2 000 emplois sont supprimés chaque année à la SNCF.
    le taux de productivité est  + 3,2 % par an contre 1,9 % pour l’ensemble de l’économie ou 2,6 % pour le secteur des transports.

Dette de la SNCF et ses difficultés financières
– Les choix politiques de nos gouvernements ( modernisation des lignes + construction des lignes à grande vitesse) sans financement suffisant, sont une rente pour le système financier, facteur de dérive des coûts.
Résultat : sur 100 euros empruntés par la SNCF, 41 servent à investir mais 59 servent à payer les intérêts de la dette
– l’Etat doit reprendre la dette de la SNCF car il en est responsable. L’Allemagne l’a fait.
– La SNCF sous-traite de plus en plus de tâches dont le coût est supérieur à celui des cheminots

L’expérience britannique : un bilan qui ne fait pas envie
– Tarifs très élevés : + 25 % ces 5 dernières années –  Tickets non valables d’une compagnie à l’autre
– Conditions de travail  très détériorées pour les cheminot.e.s et réduction de personnel
– Nombreux trains supprimés – Réseau ferré à moderniser – Locomotives en fin de vie
L’association citoyenne « Action For Rail » demande la renationalisation du Rail.
Cet objectif est repris par les Travaillistes
A noter : aux USA , le lobby des usagers  a souhaité n’avoir qu’une seule entreprise nationale, l’Amtrak, qui, avec un succès relatif et malgré des tentatives pour en sortir, couvre tous les états américains + une partie du Canada

Espérons que les dysfonctionnements de la SNCF (pannes diverses – retards  -…) n’ont pas été voulus pour justifier l’ouverture à la concurrence. 

Un service public n’a pas à être rentable. Il doit être socialement utile, accessible à tous.
Ce n’est pas le statut des cheminots qui met en danger l’avenir de la SNCF.

Pourquoi les règles managériales du privé doivent-elles s’imposer partout ?
Fat-il toujours précariser, insécuriser le travail pour les profits ?

Nous souhaitons des services publics efficaces pour le rail, les énergies (électricité, gaz, eau), les télécoms, l’éducation et les hôpitaux

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#Rassemblement Pour la liberté des responsables politiques #catalans emprisonnés en Espagne et poursuivis en Allemagne Mercredi 11 Avril à 18h 30

Pour la liberté des responsables politiques catalans emprisonnés en Espagne et poursuivis en Allemagne

 

Rassemblement

devant l’Ambassade d’Allemagne,

Bd de l’amiral Bruix angle rue Marbeau 75116, métro Porte Maillot

 

Mercredi 11 Avril à 18h 30

Contre la violence d’Etat

Pour les libertés et la démocratie

Pour l’abrogation de l’article 155

 

Contre la complicité de l’Union Européenne avec la monarchie espagnole et le gouvernement Rajoy

 

 Arrêt des poursuites judicaires contre le

Président Carlos Puigdemont

Refus de toute extradition politique

Liberté de circulation des responsables politiques catalans dans l’Union européenne

 

A l’appel

du Comité de Défense de la République Catalane (Paris)

de l’assemblée nationale Catalane en France  (ANC France)

et du COLLECTIF DE SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE CATALAN

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#Haïti, de la défaillance du système éducatif haïtien ou de l’aide internationale, par David Millet @MediapartLeClub

Le qualificatif « défaillant » utilisé par l’ambassadrice de France rappelle la période d’ingérence post-séisme. La communauté internationale n’a jamais orienté massivement l’aide vers un service public éducatif de qualité accessible à tou.te.s. Seul 8% de l’aide y est consacré. Doté de 50 millions €, que pourra le « plan Marshall » pour l’éducation annoncé par le Président Hollande en 2015 ?

un sujet qu’on résume trop à une bataille pour plus d’argent (d’aide internationale) alors que la problématique est bien plus complexe et ancrée dans l’histoire. Ceux qui nous représentent et sont censés agir en notre nom ne peuvent pas dire n’importe quoi. Il parait nécessaire de dénoncer les discours entretenant un pouvoir de domination moralisateur et avilissant.

En bref, il semble urgent de décoloniser les solidarités Nord/Sud…

Lire l’article :

https://blogs.mediapart.fr/david-millet/blog/290318/de-la-defaillance-du-systeme-educatif-haitienou-de-laide-internationale

 

 

A votre écoute pour vos commentaires et remarques,

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La structuration d’Écologie sociale

 

  • La forme de l’action et de la structuration politique a changé. La profonde transformation des organisations du travail, la prégnance des enjeux écologiques et l’affaiblissement de l’Etat providence et démocratique, transforment la nature du débat politique et les formes de l’engagement. Les jeunes générations n’adhèrent pas à un parti sur la base d’une orientation mais s’identifient à un projet qui s’exprime à travers des actions concrètes qui peuvent aller de la participation limitée à une campagne électorale à l’aide aux migrant.e.s, d’une occupation ponctuelle au développement d’une ZAD. Les idéologies n’ont pas disparu mais les pratiques se sont transformées. Les partis traditionnels, souvent disqualifiés, apparaissent inadaptés devant ces formes d’engagement discontinues et la dissémination des lieux du politique. En même temps, la demande de réflexion, d’échanges, de points de rencontre est forte et nous pousse à envisager notre action politique en rhizome.
  • Notre bilan actuel s’il n’est pas nul ne correspond pas aux objectifs initiaux qui se révèlent anachroniques : instaurer des courants organisés d’Écologie sociale, à l’instar d’Utopia dans les différents partis de gauche. Ce que nous avons réussi relève davantage de l’intervention politique : 
  • mobilisation des écologistes pour Jean-Luc Mélenchon durant la campagne présidentielle : pétitions de centaines d’écologistes, engagement dans la Campagne de Front  commun  en faveur de JLM, co-animation de la campagne nationale et votation citoyenne  sur le nucléaire initié par LFI,
  • animation de débats autour de l’extractivisme, du municipalisme, intervention au seuil de la mouvance anticoloniale, organisation du soutien contre la répression en Catalogne, production de textes matérialisé par un livre Pour l’écologie sociale (éd. Du Croquant) qui synthétise notre orientation, rapprochements avec des courants européens (CUP en Catalogne, Potere al Popolo en Italie, Green and Reds en Angleterre, Rouge et Verts en Turquie, …)
  • Nous confirmons la forme coopérative d’Écologie sociale. Nous estimons en effet que la construction d’un mini appareil à « l’ancienne » est obsolète. Pour peser dans le débat politique, il faut tout à la fois produire des idées et créer des évènements qui transcendent la segmentation des expériences politiques et permettent leur mutualisation. Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas des coopératives Écologie sociale à Lyon, Marseille ou dans l’Ardèche mais qu’elles devront s’auto-instituer sur la base de l’accord avec les thèses de l’écologie sociale et à travers leur propre volonté. Par conséquent, nous ne nommerons pas de délégués territoriaux mais mettrons des camarades en contact pour qu’elles et ils instituent des coopératives locales insérées dans leur milieu, leur région, leur ville, leur quartier. À travers une plateforme Internet et nos outils numériques, à la fois point de rencontre et espace de circulation, nous nous donnerons les moyens de créer un réseau susceptible de servir à tou.te.s. 
  • Nous confirmons notre appartenance à l’Espace politique de La France Insoumise et à son comité électoral. Nous confirmons notre travail dans Front commun avec Ensemble et Ambitions communistes. Les membres de notre Coopérative sont libres de leur appartenance partidaire. Nous voulons à travers la diffusion des thèses de l’écologie sociale et notre active participation au débat et aux mobilisations politiques être un point d’arrivée et de départ, de jonction et de dispersion.
  • Nous souhaitons partout où nous sommes représentés construire des campagnes autour d’actualités et faire progresser nos orientations : défendre le «confédéralisme démocratique » à travers le soutien à la République catalane et à la résistance kurde au Rojava ; promouvoir un nouvel antiracisme politique en dénonçant l’entreprise raciste de division des populations et à travers notre soutien aux migrant.e.s ; affirmer le droit de vivre dans un environnement sain et manger de la nourriture saine à travers la Marche des cobayes ; défendre la transition écologique des transports en soutenant la grève de la SNCF ; illustrer chaque fois que c’est possible la convergence entre social et environnement. 
  • Nous souhaitons développer une politique de formation sur l’histoire et les enjeux de l’écologie sociale comme nous l’avons déjà entrepris à Tolbiac ou avec nos amis de l’Initiative pour un confédéralisme démocratique.
  • Nous souhaitons travailler à la construction d’une orientation européenne : discussion en France de note texte « Europe », groupement transnational des forces se réclamant de l’écologie sociale : rencontres internationales de l’écologie sociale, travail européen avec des forces se reconnaissant dans cette mouvance.
  • La forme concrète de l’étape actuelle de la coopérative : la coopérative Écologie sociale regroupe au plan national les militant.e.s de l’écologie sociale. C’est une structure sans adhésion mais qui accepte les dons. Elle développe et améliore des outils numériques, site web, page Facebook, compte twitter, web télé pour la diffusion des idées et des expériences de l’écologie sociale. Elle aide à la création de coopératives locales d’Écologie sociale. Sur le plan de l’activité politique, la Coopérative produit des textes, déclarations, communiqués, signe des appels qui correspondent à son orientation. Chacun.e doit pouvoir se saisir de l’opportunité de contribuer à cette production d’idées à travers des contributions. Les membres de la Coopérative animent des débats autour de ces textes et du livre Pour une écologie sociale, et de la question plus large du mouvement de l’écologie sociale et ses théoricien.ne.s. Elle organise en marge des Universités d’été des mouvements et/ou partis auxquels elle participe des réunions spécifiques autour des idées et expériences de l’écologie sociale.
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Écologie sociale participe à la rencontre organisée par la @FondCopernic « Que faire des partis ? »

Cher.e.s ami.e.s,

La Fondation Copernic vous invite les samedi 24 mars et samedi 7 avril, à deux journées de rencontre et de dialogue, de regards croisés, entre militant.e.s, ex-militant.e.s, sociologues, politistes, historien.ne.s autour du thème « Que faire des partis politiques?». 

Sur un pied d’égalité, et en apprenant les un.e.s des autres, venons toutes et tous en débattre, échanger nos expériences, ce que nous avons vu, ce que nous avons vécu, souvent mal vécu, lors de ces deux journées de rencontre. De telles rencontres sont d’ordinaire très rares, généralement les professionnels de la politique parlent aux professionnels et c’est tout. Chacun.e pourra intervenir, toutes les expériences sont précieuses.

Car de nouveaux fonctionnements dans les organisations politiques sont à inventer, mais vite, nous n’avons que trop attendu !

Bien amicalement,
La Fondation Copernic

Que Faire des partis

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