Perquisitions au siège de la France Insoumise et au domicile de plusieurs de ses responsables – Déclaration politique d’Ecologie Sociale

Ecologie Sociale condamne le caractère totalement disproportionné des perquisitions opérées au siège de La France insoumise, premier parti d’opposition, et au domicile de plusieurs de ses responsables, dans le cadre d’une enquête préliminaire, sous le conduite du parquet, sans les garanties offertes par l’ouverture d’une information judiciaire et un juge d’instruction.

Ces perquisitions ont eu lieu après une séquence politique ouverte par les violences exercées par un collaborateur du chef de l’état, Alexandre Benalla, où le peu de cas que ce pouvoir pouvait faire de la justice et du respect de l’état de droit a été mis en exergue. Ce qui est apparu de manière très claire, dans cette affaire, c’est la volonté de dissimuler des faits délictueux à la justice, la volonté d’obstruction même, un pouvoir executif qui se considère au-dessus des lois, et s’affranchit des obligations qui sont les siennes. Or, nul n’est au-dessus des lois.

Cette intervention démesurée est l’expression de plusieurs phénomènes concomitants qui tous marquent un rétrécissement du champ de nos libertés, et mettent en lumière l’affaiblissement des droits des justiciables face à l’appareil judiciaire et répressif de l’état.

Un parquet assujéti

Il est légitime d’interroger la dimension politique de cette affaire. Il n’y a là aucun complotisme ni remise en cause de la légitimité de la justice à faire son travail, ou encore une volonté de couvrir les responsables politiques, qui doivent être des justiciables comme les autres.

Il s’agit simplement de dénoncer une procédure conduite par le parquet qui est hiérarchiquement soumis à l’autorité de la Chancelerie, alors même qu’un juge d’instruction aurait du être nommé afin d’ouvrir une information judiciaire. Dénoncer cette opération voulue par le pouvoir contre La France Insoumise, qui est aujourd’hui la première force d’opposition au gouvernement, et la situation très française marquée par la persistance de liens et de sujétions entre la justice et le pouvoir exécutif est nécessaire. Fut-ce en des termes vifs ! C’est bien la dépendance du parquet au pouvoir exécutif et ses extravagants pouvoirs d’enquête qui posent problème.

Le deux poids deux mesures

Où sont les perquisitions à grand spectacle pour « La République en Marche » ?  Incriminée elle aussi pour le financement  de la campagne présidentielle et dans l’affaire Benalla ? Comment a été traité ce dernier au moment de la perquisition où il a pu reprendre et dissimuler des armes ? Poser ces questions c’est interroger  « l’Etat de droit ».

Sous la Vème République, la séparation des pouvoirs, fondement d’un Etat de droit, n’existe qu’en théorie. Sous la Ve République, les pouvois judiciaire et législatif sont assujettis à l’exécutif. Le pouvoir de nomination des procureurs dépend du ministre de la justice. Les conséquences en sont simples : les parquets liés, hiérarchiquement soumis à l’exécutif se voient de plus en plus confier de pouvoirs quasi juridictionnels. Un Etat sans bornes représente un risque pour les libertés.

La criminalisation de la vie politique et sociale

Depuis l’application de l’Etat d’urgence, de nombreux militant.es écologistes, syndicalistes, associatifs, étudiant.es et lycéen.nes ont été soumis à une répression sociale et politique. Sous Macron, l’Etat d’urgence est entré dans le droit commun. La nouvelle majorité ne fait que renforcer, au nom de l’urgence, l’empilement de mesures sécuritaires et de restriction des libertés publiques, commencées depuis les années 80, et se refuse à consacrer l’indépendance de la justice. Les perquisitions chez le principal parti d’opposition sous la conduite du parquet sont une anomalie démocratique et il est donc légitime de les dénoncer.

La domination sans partage des lobbys

Le jour même de la perquisition, le remaniement permettait à une représentante de Danone de devenir secrétaire d’Etat à l’écologie, rejoignant ainsi Muriel Pénicaud, ancienne collègue, et Edouard Philippe, ex-lobbyste d’Areva.

Ces lobbys, eux, sont visiblement intouchables. Ils sont maintenant à la tête de l’Etat, soutenant le glyphosate, l’huile de palme et le nucléaire. Ces lobbyistes sont aujourd’hui le pouvoir.

Une nouvelle censure se développe de fait par la soumission de l’espace public à la médiatisation «pro-Macron » organisée par des groupes de presse aux mains de quelques financiers. Si nous soutenons sans réserve les journalistes y compris dans leur travail d’investigation, si nous défendons la liberté de la presse, nous considérons que le 4ème pouvoir ne peut être une féodalité sans contrôle qui soumet la vie politique à son bon vouloir. Les journalistes de plus en plus précarisés sont sommés de participer au buzz généralisé des chaines d’infos où de pseudos-experts, commentateurs et éditorialistes recyclent la pensée dominante quand ils ne donnent pas aux Zemmour, Finkelkraut, Onfray, Bastié la possibilité d’y instiller leurs bouffées d’exclusion.

La Vème République, ce sont des institutions démocratiques, policières, judicaires, médiatiques en décomposition soumises au pouvoir de la finance.

Ne laissons pas la République aux mains de ceux qui la privatisent et la réduisent chaque jour à ses fonctions répressives.

La République, c’est nous, ceux d’en bas ; les millions de gens qui refusent le consensus néolibéral mortifère installé par l’extrême centre et sa caste. Face à ces nouvelles conditions de la politique, il est légitime pour celles et ceux qui veulent résister à ce rouleau compresseur de montrer qu’ils ne lâchent rien, qu’ils ne sont pas dupes de l’opération en cours visant à délégitimer l’opposition politique.

La réaction des responsables de La France Insoumise aux perquisitions est légitime politiquement.

Toutes celles et tous ceux qui se battent pour leurs droits sur le terrain savent bien que le respect de la légalité et de « l’Etat de droit » sont toujours invoqués par les puissants pour faire taire les désobéissants et maintenir le statu quo : faucheurs d’OGM, porteurs de chaise d’Attac, zadistes de Notre Dame des Landes ou de Bure, défenseurs du Droit au logement, syndicalistes d’Air France ou de Goodyear, de GMS ou de Continental. A chaque fois c’est la même rengaine. Taisez vous et laissez passer les abus de pouvoir. L’enjeu est donc considérable. Il s’agit de discréditer par avance toute possibilité de convergence entre la principale force politique et le mouvement social en anesthésiant les deux par l’invocation du respect de l’ « Etat de droit », rempart bien commode pour délégitimer toute conflictualité. Nous répondons : Oui, on a raison de se révolter et de désobéir.

Cette disproportion dans l’usage de la force policière avait pour fonction de discréditer La France Insoumise. Lorsque la police et la justice traitent une force politique résistant à l’ordre dominant comme une association de malfaiteurs, le résultat politique est connu d’avance. Soit elle cède et elle avalise l’accusation portée, soit elle s’indigne et elle est taxée de ne pas respecter les institutions.

A ce moment là, les résistants se replient sur leur noyau le plus déterminé et ils perdent momentanément les hésitants. A tous les coups le pouvoir gagne. Cette disproportion est également révélatrice d’une polarisation croissante au niveau international qui s’exprime par une judiciarisation croissante du conflit politique (en Europe avec la Pologne et la Hongrie, avec Poutine et Erdogan, en Amérique Latine au Brésil, au Nicaragua, en Colombie, en Argentine, au Venezuela).

Partout on utilise les mêmes méthodes d’intimidation, on masque la répression politique par la mise sous tutelle, voire l’incarcération des opposants politiques. Nous refusons ce processus qui pourrait menacer la France la transformant en une « démocratie illibérale ».

Dans ce cadre Ecologie Sociale regrette que la solidarité des organisations de la gauche ne se soit pas manifestée et ait laissé au contraire la place soit à un silence assourdissant soit  à des postures de dénonciation de La France Insoumise qui masquent mal la volonté de revanche électorale par des appareils défaits suite à la séquence électorale de 2017.

Ce manque de dignité politique ne grandit pas ces responsables.

A l’instar de La France Insoumise, Ecologie Sociale demande la nomination d’un juge d’instruction dans cette affaire.

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Crise dans la zone Euro : crise politique ou budgétaire, quand l’Italie annonce un déficit de 2.4 % du Pib ?

Quand un facho italien écrase de sa chaussure le texte d’un Commissaire européen, venant de rejeter « le budget du peuple » d’un Etat souverain, au prétexte qu’il « n’aime pas cette expression, car quand le peuple est très endetté c’est lui qui finit par payer », pratiquement pas un seul média national ne s’interroge sur la nature de la crise qui va secouer l’UE jusqu’aux prochaines européennes.

Crise politique ou budgétaire ?

Quelle est la réalité de la situation budgétaire  italienne ?

Depuis 2007, le déficit public a toujours été inférieur à  celui de notre pays et en dessous des 3% depuis 2012. Si la dette s’est envolée pour approcher les 130 %  du PIB ( 100 chez nous ) c’est principalement lié à un taux de croissance ralenti par les effets d’une cure d’austérité sans précédent et qui a plongé 35% des jeunes italiens dans le chômage et 30 % de la population dans la misère.

Et quand en 2014, constatant les effets de cette politique aberrante imposée par les critères du Pacte de stabilité,  M Renzi le qualifiait de « Pacte de la stupidité », aucun media ne s’avisa de le traiter de populiste. D’autant que pendant une courte période sa politique de relance produisit des effets heureux sur la croissance et l’emploi … comme s’évertue d’ailleurs à le préciser à Bruxelles, l’actuel gouvernement.

Autrement dit, depuis plus de 10 ans nos voisins ont toujours été plus sérieux que nos experts parisiens ou bruxellois, chaque fois qu’ils ont fait fi de leurs avertissements, leur situation s’est redressée, et alors qu’ils annoncent un déficit de 2.4 contre 2.8 pour notre pays, tous nos médias leur tombent dessus.

Si les médias condamnent cette politique budgétaire,  ne serait ce pas pour faire oublier que de longues années d’austérité sont à l’origine du social souverainisme transalpin ?

Croyez vous qu’un des peuples fondateurs de l’ Union, un des plus européens, soit devenu un des plus eurosceptiques pour une simple question d’immigration ? Allons donc.

10 longues années d’austérité budgétaire, une absence totale de solidarité européenne  lors de la dernière crise migratoire, l’une et l’autre, soutenue et  provoquée par la dégénérescence d’une social démocratie qui directement ou indirectement encouragea nationalement et internationalement la dégradation de la lutte des classes sous sa forme la plus haineuse du rejet de son semblable, ont produit ce chaos.

Et vous et moi, progressiste et ecologiste,  nous devrions avoir comme seule priorité,  celle de condamner la démagogie de ce régime fascisant, les deux tiers du salariat italien qui le soutient, tandis que nous épargnerions « les institutions européennes » ?

Le rejet du budget italien annonce une crise politique sans précédent.

Qu’une instance supranationale rejette le budget d’un Etat membre et  sa politique économique,  ou  pour reprendre une fois encore le vocabulaire du démagogue social démocrate P Moscovici constate que « l’édredon italien des dépenses publiques ne peut pas rentrer dans la valise européenne » (aucun media naturellement ne condamnera les propos de l’imbécile),  c’est l’aveu de la fin des souverainetés nationales.

Si la Commision gère vos finances publiques, si la BCE gère votre politique monétaire,  alors autant en finir avec votre peuple. C’est ce qui se produit dans cette Europe de la misère et de la désespérance politique.

En se lançant dans un bras de fer contre G Conte, la Commission et notre gouvernement en particulier, ont pris un risque considérerable. Non seulement, l’Italie ne cédera pas, c’est le propre des fachos de surenchérir, mais ce sont les peuples européens, une fois encore humiliés, qui en Mai prochain se précipiteront en rang serré derrière ceux qui leur proposent d’abattre ces institutions oppressives.

La fin de l’Euro ne sera ni économique, ni budgétaire, mais tout simplement le résultat d’une révolte. La faute à qui … aux libéraux naturellement mais aussi et surtout à ces socialistes qui n’ont pas voulu construire une Europe solidaire et écologiste.

Il est maintenant trop tard. Vous n’imaginez pas cette Commission, à l’agonie, ce PE dont les membres ne pensent qu’à leur réélection, ces Etats membres empêtrés par le Brexit et un ralentissement de la croissance mondiale, envisager de revoir les Traités imbéciles pour restituer aux assemblées nationales leurs pouvoirs budgétaires et économiques.

Ou mieux encore, parvenir à une fiscalité européenne s’en prenant sérieusement aux paradis fiscaux, aux mécanismes d’optimisation concurrentielle, pour bâtir un budget social et écologiste qui profiterait enfin à ces 100 millions d’européens.nes misérables.

C’est trop tard … d’autant que vous ne pourrez pas vous empêcher de jeter de l’huile sur le feu, comme tous ceux et celles qui dénoncent un JLMelenchon, certes bien maladroit, qui tentant de défendre les Salvini, renforce les lepenistes.

C’est pas Salvini qu’il faut défendre, c’est le peuple italien, placé sous le joug  des dominants qui lui imposent  les Traités de la honte.

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L’escalade illibérale d’E. #Macron se poursuit au Sénat…. comme au sein de #EELV

Quand une des dernières parlementaires écologistes E Benbassa dénonce un projet de réforme de « la justice portant atteinte aux libertés individuelles  »  il y a en encore qui sur ces listes nous demandent de faire la différence entre E Macron et V Orban, en s’abstenant notamment de condamner l’instrumentalisation du parquet ciblant LFI. On comprend bien pourquoi.
Pour eux et elles il s’agit d’étouffer dans l’oeuf toute tentative de révolution democratique, comme l’avènement d’une VI ème republique ecologiste et solidaire.
Alors que la Constitution de la Veme est la dernière référence exemplaire pour les regimes de droite extrême qui pointent en Europe centrale voire en Italie, il se trouve des militant.es qui à l’occasion des Européennes se préparent une fois encore à entrer dans la comédie macronienne.
Comme il leur a fait croire que Mr Planète devenu, il serait notre Président écologiste,  ils veulent croire que Mr Rempart devenu, il nous protégerait des Salvini et Orban.
Le plus comique étant que dénonçant à longueur son pouvoir jupiterien, ils en oublient que les mêmes Salvini et Orban ne bénéficient que d’un centième de son pouvoir absolu.
Qu’au pied du mur,  nombreux après avoir choisi Macron plutôt que Le Pen ou l’abstention, et j’en suis, s’acharnent à ne pas voir que la seule issue à l’échec de l’ordoliberalisme,  cette dernière tentative des dominants,  relativement démocratique pour  sauver leur modèle capitaliste, est la démocratie autoritaire ou l’illibéralisme, comment ne pas les comprendre.
Dans le fond ils, elles ne voulaient rien changer.
Étouffé avec ses 3% de déficit budgétaire,  par la Commission de Bruxelles, paniquant face à la hausse de l’inflation et le ralentissement des échanges internationaux, paralysé par l’absence de renvoi d’ascenseur d’un patronat qui ne se satisfait toujours pas de ses dizaines de milliards d’allégements de  charges sociales, nu face à la contestation d’un corps  social dont il a supprimé tous les intermédiaires,  E. Macron ne peut plus compter que sur sa justice. Même de sa police il se méfie, et ce n’est pas l’échec de sa tentative parallèle à la Benalla qui peut le rassurer.
Dans ses conditions si vous ne comprenez toujours pas pourquoi il vous faut souteni LFI, ne vous étonnez pas le moment venu que personne ne vous soutienne quant à votre tour, la justice d’un régime aux abois s’en prendra à vous.
Et svp cessez de penser qu’entre Orban, Salvini et Macron, la différence est de taille. Interrogez donc l’équipage et les rescapés de l’Aquarius
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Soutenir la @FranceInsoumise et @JLMelenchon face à l’escalade illibérale du pouvoir macronien par #ClaudeVilain

Ce n’est pas parce que LFI et Melenchon auraient juridiquement tort – depuis les lois sécuritaires de droite et socialistes, la justice peut à l’occasion de perquisitions faire pratiquement tout  ce qu’elle veut ( notamment cf. saisie de fichiers ) – qu’il ne faudrait pas réagir à cette énième intimidation du pouvoir macronien.
Bien au contraire, il faut les appuyer politiquement en dénonçant une fois encore les lois scélérates de la droite bien sûr, mais aussi de la social démocratie. En condamnant  fermement l’escalade conduisant à la criminalisation de toutes les formes de l’action politique et ne l’oublions pas à cette occasion, syndicale et ecologiste (cf. brutalités policières à l’égard des zadistes anti nucléaire ).
Et que l’on ne joue pas les hypocrites en argumentant que les mêmes n’ont pas condamné les perquisitions et saisies de fichiers chez Sarko, Fillon, Benalla, Le Pen, etc… d’abord on a le droit de choisir politiquement, ensuite, il faut pas mélanger les truands et racistes qui auraient du être condamnés depuis longtemps avec ceux et celles qui défendent le bien commun au lieu de tenter de se l’approprier.
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Sous la pression des USA, les membres permanents du Conseil de sécurité et de 130 pays dont le Canada, où la légalisation du #cannabis va prendre effet, relancent la Guerre contre la #drogue. La Guerre contre l’extrême gauche et la jeunesse !

Du 24 septembre à la tribune des Nations Unies , les médias n’auront retenu que le fou rire des représentants d’Etats membres s’exclafant en entendant  un D Trump déclarer que  » le bilan de sa Présidence n’était comparable à auncun autre « .
Pourtant le même jour,  le Département d’ Etat publiait une déclaration signée par 130 pays, dont les membres du conseil de sécurité , soutenant une relance de la guerre contre la drogue, en particulier de  la criminalisation de l’offre et de la demande. Les ministres des affaires étrangères allemands et néerlandais,  farouchement opposés à  l’initiative américaine qui dérogeait aux règles de la diplomatie onusienne, précisèrent que cette déclaration était tout simplement une déclaration de guerre « à la santé publique ».
E Macron qui la veille avait félicité et encouragé le nouveau Président colombien dans cette lutte et J Trudeau qui avait pourtant légalisé l’usage du cannabis récréatif dans son propre pays se joignirent à cette nouvelle croisade .
A cette énième Croisade contre l’opposition de gauche et la jeunesse.
Quant aux débuts des années 1970, la réaction américaine, suivie par l’ensemble des pays de l’Otan et la France qui dès 1974 prit les mesures législatives les plus répressives , déclara la Guerre à la drogue, la jeunesse avait compris. Comme l’avouera bien tardivement, J. Ehrlichman, le principal conseiller politique de R. Nixon, la prévention de l’usage croissant du cannabis et de l’héroïne, n’avait rien à voir avec ce combat .
Pour rassurer « la majorité silencieuse » il  s’agissait , à défaut de pouvoir criminaliser la contestationde politique « des hippies et des nègres », de lutter contre les opposants à la guerre du Vietnam et contre l’émancipation afro-américaine : « en arrêtant leurs dirigeants, en perturbant et en interdisant leurs réunions publiques, en les diffamant, etc ».
Résultats, près d’un demi siècle plus tard les consommations de drogues illégales n’ont jamais été aussi élevées parmi les 12- 25 ans, les mafias, dont le blanchiment du narcotrafic afghan, colombien complaisement assuré par les gouvernements de Reagan puis de Bush financeront les Talibans anti soviétiques comme les Contras anti sandistes, aussi puissantes.
Sans mentionner le plus dramatique. Le glissement progressif des consommations illégales vers les drogues légalement prescrites, à l’origine d’une véritable hécatombe de décès par surdosage parmi les 15-34 ans. Les opiodes, ces médicaments soi-disant prescrits contre la douleur, sont à l’origine de plus de la moitié des 75000 morts pour consommation de drogues aux USA,  et des 3/4  des 120.000 décès pour ces mêmes causes au sein de l’UE.
Comme vous pouvez vous en douter, ce glissement n’a rien de naturel. Depuis 15 ans, il est encouragé par le lobby de l’industrie pharmaceutique américaine, (mais pas seulement) qui met sur le marché légal des produits de plus en plus toxicodépendants, comme l’OxyContin de Purdue Pharma, à plusieurs reprises condamné symboliquement  pour « marketing agressif » !
Mais alors pourquoi donc des libéraux peuvent ils souscrire à une Guerre, dénoncée « pour ses conséquences dramatiques pour les individus et les sociétés du monde entier » , en langage moins diplomatique comme un « crime contre l’humanité » par la Global commission on Drug Policy (collectif d’anciens chefs d’Etat et responsables de l’Onu dont le regretté K Annan) et, il y a une semaine encore, comme un  « obstacle majeur au développement écologique pour les pays producteurs » ?
Avec D Trump, et tous les obligés du capitalisme financier, les J Trudeau et E Macron ont tout simplement peur de leur jeunesse.
L’un, après avoir légalisé, sort immédiatement le baton pour rassurer une majorité dont les réactions à la légalisation du cannabis le 17 septembre, frôlent l’hystérie collective. Au Québec en particulier où il ne se passe pas une heure sans que les médias publics ou privés ne donnent la parole à un soi disant expert pour décrire l’apocalypse que cette mesure entrainera parmi les jeunes québécois de 15-34 ans (oubliant toujours de préciser qu’ils sont déjà près de la moitié à en faire un usage récréatif… illegal).
En France,  où loin de légaliser,  voire commencer à dépénaliser,  il ne se passe pas une semaine sans qu’un pauvre gamin ne soit victime d’un règlement de comptes entre trafiquants, E Macron  ne trouve pas mieux que de matraquer la jeunesse à chaque manif, y compris en demandant à ses conseillers de mettre la main à la pâte.
Alors qu’agonisent les vieux partis, que la social démocratie apparait pour ce qu’elle a toujours été,  la caution d’un « capitalisme à visage humain », de cette monstrueuse chimère de « l’économie sociale de marché » où le marché chosifie le social, que l’urgence écologique est étouffée par d’hypocrites discours, c’est toujours la vieille et sacrée Sainte Alliance des réactionnaires et des soi-disants libéraux qui se manifeste.
Ils ne peuvent pas s’en empêcher…leur jeunesse ne pouvant s’empêcher de ne plus les supporter, aux USA, au Canada, au Québec,  chez nous et partout ailleurs.

https://usun.state.gov/remarks/8629

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#Budget 2019… No change, no chance… les riches s’enrichiront, les pauvres s’appauvriront, la planète se réchauffera #justicesociale #justiceclimatique #climatechange #inégalités

Le 1er octobre 2018
Il y a quelques jours B Le Maire et G Darmanin présentaient le budget 2019 aux commissions parlementaires.
Une fois de plus et de manière éclatante , ses grandes orientations traduisent l’incapacité des libéraux,  après les sociaux libéraux,  de respecter les contraintes maastrichiennes , sans pour autant, être en mesure de faire face aux dynamiques sociales et environnementales.
Avec un déficit annoncé de près de 3% (2.9) , un concours exceptionnel de plus de 50 milliards pour soutenir la politique de l’offre et , pour la deuxième fois consécutive depuis 2011 , une hausse de 3% des ressources du Ministère de l’écologie ( et oui …ça arrive que dans leur médiocrité les libéraux le soient moins que leurs prédécesseurs y compris d’ Eelv qui sans broncher , assisterent au limogeage de D Batho), ce budget va creuser les dettes  sociale et environnementale.
Creuser la dette sociale.
La dette sociale est cette fraction de la dette publique consacrée à  relancer une vaine croissance , à soi disant réduire le chômage et les inégalités de revenus, celle du coût du Pacte de stabilité et de croissance, censé faire passer la pilule de la rigueur budgétaire.
En 2019, avec la pérennisation de la baisse des cotisations patronales sur les salaires inférieurs à 2.5 Smic et le remboursement des crédits d’impôts dus depuis 2016 au titre du  CICE les entreprises vont ainsi percevoir plus de 40 milliards d’aides publiques.
A 70% , si ce n’est dans son intégralité ( ex Radiall, l’entreprise de l’ex patron du MEDEF, qui en 2018 en  a reversé 100% à la famille Gattaz) , ce sacrifice de 2% du Pib ira gonfler les dividendes des nantis sans créer un seul emploi. Si on y ajoute les 20 milliards d’exonérations fiscales et autres allégements de charges, c’est près de 3% du PIB soit le montant du deficit 2019 qui sera versé aux entreprises…et indirectement à leurs dirigeants.
Ces aides sont non seulement  sans aucun effet sur l’emploi , mais limitent les hausses de salaires au delà de 2.5 Smic,et pire encore , confinent  la production sur le bas , milieu de gamme , objet d’une compétition internationale acharnée et plombant de facto, notre balance commerciale.
Le Comité de suivi du CICE, c’est à dire de l’évaluation des réductions de charges etant bien incapables d’annoncer le moindre effet positif des 110 milliards dépensés depuis 2013, deux chiffres vous permettront néanmoins de vous faire votre opinion:
– depuis 2013, l’industrie a perdu 90000 emplois, la construction 60000, l’agriculture 10000…
– depuis 2014, les dividendes ont augmenté en moyenne de 25 % par année !
Autrement dit la dette publique, ce  » fardeau reporté sur nos enfants » que  dénonce ces faux culs de ministres libéraux n’aura servi qu’à enrichir ceux qu’ils servent.
Creuser la dette environnementale
Bien évidemment les 6% de hausse cumulée des budgets de l’écologie ne sont pas à la hauteur des défis que le nouveau Mr Planète ne cesse hypocritement de rappeler, ni  jamais ne compensera les 25% de réduction observée sous les gouvernements de JM Ayrault et M Valls , avec la complicité des parlementaires EELV qui ne souhaitaient pas  » ajouter la crise politique, à la crise sociale »  ( ils ont eu les deux. Ce qui n’empêche pas ces mêmes élus de faire la leçon à Macron, Européennes oblige ).
Ces hausses sont d’autant plus insignifiantes que depuis lAccord de Paris, nos émissions de Co2 ne cessent  régulièrement d’augmenter : + 9.8 % depuis Décembre 2015 (en moyenne elles baissent pour l’ensemble des 27 ).
La faute à un recours accru aux filières charbon et fioul pour faire face aux défaillances d’une production nucléaire que le rythme de développement des renouvelables ne permet toujours pas de compenser, sans parler pour 2018 des conséquences des grèves  de la SNCF sur le transport des marchandises.
No change..no chance
Quand rien ne change, pas de bol..la situation s’aggrave.
La politique de l’offre, la réduction des charges,  c’est l’échec absolu, pas un seul emploi  productif supplémentaire depuis 2013 . Mais on persiste en doublant l’effort en 2019 (alors que l’effacement des créances du CICE , compte tenu de son inefficacité,  aurait pu compenser le coût de la 1ere année d’exonération de charges )
Le nucléaire :  un gouffre financier et technologique,  la transition énergétique sacrifiée.  Mais on persiste en envisageant de construire de nouveaux EPR , en soutenant à bout de bras EDF une entreprise en quasi faillite ..tandis que les émissions de Co2 explosent.
Et notre Président de s’emporter contre ses obligés. C »est vrai, ils ne lachent rien, tout en exigeant toujours plus  . Et son valet médiatique Le Monde , de brocarder un gouvernement italien dont le déficit public restera bien inférieur au notre tout en finançant un véritable revenu universel qui ne serait pas destiné qu’aux plus riches (je précise que je n’ai aucune sympathie pour ce régime ) Et des vieux partis verts empêtrés dans leur combine d’appareils , incapables de la moindre auto critique en espérant se refaire une santé aux Européennes. ..
et pendant ce temps là des millions de salariés. es, retraités qui , sans perspective politique, n’en peuvent plus de subir la pression de contraintes maastrichiennes qui les empêchent de vivre et de respirer décemment, eux et leurs enfants.
C’est maintenant qu’il faut se préparer pour qu’enfin, en mai 2019, nous saisissions notre chance pour que tout change.
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Quand la terre brûle par @BenMonville #Incendies #Réchauffementclimatique #Californie #RiseForClimate

Cet article peut être lu ici : https://blogs.mediapart.fr/benedicte-monville/blog/110918/quand-la-terre-brule

Je me souviens gamine m’être demandée, plongée dans un abîme de perplexité, à quoi pourrait bien ressembler la fin du monde. Nous n’habitions pas trop loin du jardin des plantes et ma mère qui y avait passé son enfance, avant que les classes populaires ne soient définitivement écartées du centre de Paris, nous emmenait régulièrement au muséum d’histoire naturelle voir les squelettes des dinosaures. Si ces colosses que je contemplais mi incrédule mi inquiète avaient pu disparaître alors nous ne pouvions prétendre à vivre éternellement sur terre. Une pensée furtive sur laquelle je ne m’attardais pas plus que ça d’autant que les millions d’années qui nous séparaient de l’extinction des dinosaures conféraient à l’image qui se formait dans ma tête d’une terre sans humains un caractère évanescent. Et puis, j’imaginais qu’il faudrait bien un cataclysme, quelque chose de grandiose telle qu’une collision extraordinaire provoquée par le bouleversement des forces de l’univers qui règlent de manière si précise le ballet des astres autour du soleil. Le déraillement des planètes plutôt que l’extinction du soleil, une fin éclatante plutôt qu’une lente agonie, vulgaire en somme. Mais alors que, vers la fin du mois d’août, nous roulions vers Crater Lake, que la fumée dans le ciel se faisait plus épaisse, que malgré la chaleur, spontanément et sans nous concerter, nous fermions les fenêtres du camion, je réalisais que la fin de notre existence n’aurait rien de romantique et de grandiose. Nous étions à plus de 100 km de distance du premier incendie, dans l’Oregon, l’Etat situé au Nord de la Californie. Quelques jours plus tôt, dans la banlieue de Seattle, un commerçant m’avait dit, avec un peu moins de désinvolture que s’il s’était agi du temps qu’il fait, : « It’s smocky today ». Je lui demandais si la fumée des incendies de Californie arrivait jusqu’au Washington. Non, c’était la forêt autour du Mount Rainer qui brûlait, la Tacoma Mountain pour les Indiens, « la mère des eaux » cerclée par les flammes. Nous en venions, mais l’incendie s’était à peine déclaré. Pourtant, en remontant le long de la baie jusqu’à Port Townsend, le ciel gardait cette étrange opacité qui voilait le soleil et, le soir venu, avalerait les étoiles. C’est étrange un ciel où on ne distingue aucun nuage, aucune étoile, aucun de ces signes extraterrestres qui nous fait nous sentir partie prenante d’un ensemble bien plus large que le bout de terre que nous habitons. Le soir sous la lune, la tête dans les étoiles nous expérimentons tous à notre manière ce à quoi les physiciens ont donné un chiffre : 3%. Nous ne connaissons que 3% de ce qui compose notre univers, matière, anti-matière, matière noire, … tout compris. Plusieurs centaines de kilomètres plus au sud, au bord du lac le plus profond des Etats-Unis, que la fumée nous empêchait de distinguer, un des sites naturels les plus beaux du pays, paraît-il, je regardai le Ranger devant moi dans son bel uniforme beige, son masque de chirurgie sur le visage et j’eus envie de pleurer. On aurait dit que les fumées des incendies qui ravageaient la Californie depuis des semaines et dévoraient une partie de la forêt du Mount Rainer National Parc, convergeaient là. Elles piquaient mes yeux, mon nez, ma gorge et, à l’instar de la gamine que j’étais, j’imaginais soudain, plongée dans une insondable mélancolie, un monde, notre monde qui s’emballe et devient invivable, quelque chose comme une extinction en effet, un mouvement lent mais inéluctable : la chaleur, les incendies, plus de chaleur, plus d’incendies, moins d’air, moins d’eau, la terre polluée, moins de fruits, moins d’animaux, plus de conflits, une lente apocalypse où nous sommes emportés par un système social qui exalte la cupidité, la force brutale du pouvoir de l’argent et des armes, et récompense la bêtise et la grossièreté. Les pauvres d’abord, les riches ensuite retranchés quelques décennies supplémentaires derrière l’abri aussi ridicule qu’illusoire que confère la richesse dans un monde qui s’écroule.

Crater Lake rendu invisible par la fumée des incendies

Crater Lake rendu invisible par la fumée des incendies

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L’écologie grise de François de Rugy

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La nomination du président de l’assemblée Nationale au Ministère de la transition écologique en remplacement du charismatique Nicolas Hulot a été vilipendé de toute part. Cependant cette nomination a une part de cohérence avec le personnage, sa fonction et les objectifs qui lui sont attribués. La cohérence d’abord. FDR n’a, depuis ses débuts en politique, jamais varié de ligne. Depuis ses premiers engagements, il n’a jamais cessé de prôner un centrisme de gauche modéré, fondé sur pondération et le refus du conflit. Il fonde, à moins de 20 ans, un courant de jeunes « écolos démocrates » dans Génération écologie avec son compère François Michel Lambert. Il soutiendra jusqu’au but Brice Lalonde permettant à ce dernier de gagner un Conseil national décisif en 1993 où Noël Mamère pouvait espérer l’emporter. Un an plus tard, constatant la dérive trop droitière et sans issue de Génération Ecologie, il rejoindra le groupe constitué par le maire de Bègles, Convergences Ecologie Solidarité, celui ci appuyant alors la candidature de Jacques Delors puis de Lionel Jospin. Puis ayant rejoint les Vets, il deviendra le clone de jean marc Ayrault à Nantes. En réalité dans toute sa carrière, le nouveau ministre de la Transition Ecologique a toujours prôné une écologie des petits pas, celle précisément dénoncé par Nicolas Hulot. Les écologistes sont comme les chats, on les croit tous de la même espèce et on en découvre des dizaines de variés différentes ? FDR appartient à une catégorie particulière, l’écologie grise. Ni verte, ni rouge, ni même rose, cette écologie est une écologie passe – murailles qui se confond avec les institutions et le marché   Cette écologie compatible avec le libéralisme, et droite et gauche est fondé sur la construction de majorité de consensus. Cette écologie grise, FDR la porte depuis qu’il est entré dans la carrière. Et c’est bien la seule chose à travers ses multiples manœuvres que l’on puisse lui reprocher. L’écologie grise qu’est ce que c’’est   finalement ?  Au nom de la tolérance elle tolère le glyphosate, les chasses à courre présidentielle, l’huile de palme, la Montagne d’Or en Guyane, j’en passe et des pires car son seul véritable adversaire, c’est le « gauchisme » quelque soit sa forme. DE EELV à Benoit Hamon, de Mélenchon au NPA, FDR n’a eu de cesse de combattre tel Donquichotte les moulins à vents qu’il s’inventait lui même.  Il transforme en sectes toutes ces variantes d’une opposition à ce centrisme libéral qui n’a de cesse de détruire le modèle social. L’écologie grise se fonde dans ce Parti gris, nommé En Marche, devenu une secte libérale qui au nom d’une coalition regroupant gauche et droite libérale tire sur tout ce qui relève la tête à gauche.  Ce marécage centriste a accouché d’un parti chèvre- chou, dirigé par un Sauveur bonapartiste qui sous le drapeau du progressisme est un nouveau Guizot, partisan d’une modernisation industrialiste à tout crin de la France sous direction de la commission européenne, c’est – à dire l’exacte contraire de l’écologie politique. FDR et son Maitre Macron reprennent le proverbe imagé de l’ancien leader chinois Teng Tsiao Ping : « Peu importe que le chat soit noir ou gris, ce qui importe c’est qu’il attrape la souris ». Le problème c’est que dans le cas de FDR, le chat c’est le capitalisme vert et la souris, l’écologie politique, le chat c’est l’économie carbonée et la souris la dégradation climatique et la 6ème extinction des espèces. Cette écologie de pisse froid où tous les chats sont gris, s’appuie sur la croissance verte, l’économie verte, le greenwashing. L’écologie grise est une fuite en avant face à la responsabilité immense qu’il conviendrait de tenir face à la crise climatique, à celle de la biodiversité, aux guerres de l’eau, à la déforestation, à la destruction programmée de la santé environnementale. En fait l’écologie grise prépare une fuite en avant qui s’appuiera sur les mêmes arguments comme par exemple « l’économie n’est pas l’ennemi de l’écologie ». Ce nouveau Grand bond en avant que préparent l’écologie grise, faute de prendre les mesures évidentes nécessaires ; fin des subventions publiques et privées à l’économie carbonée, sortie du nucléaire, arrêt de l’agriculture intensive chimique… c’est la géo ingénierie où sous prétexte de prendre des mesures ultimes contre le réchauffement climatique, le capitalisme vert construira des moyens de destructions massives qui accélèreront la crise écologique en changeant artificiellement le climat Et là  avec ce nouveau Projet Manhattan, nous passeront de l’écologie grise  à l’écologie autoritariste Vert de gris.  

Patrick Farbiaz, Ecologie Sociale

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